Étiquette : fiat ducato

  • 100. Nicaragua, suite et fin

    Pour ce centième article du blog, nous rejoignons le Sud du Nicaragua. Tout aussi riche en paysages volcaniques que la précédente, avec des lacs de cratères et des volcans en activité, dont le célèbre Masaya où nous observerons pour la première fois un superbe lac de lave en fusion. Les villes aussi ont leur intérêt, de la capitale Managua et sa forêt d’arbres lumineux à son ancienne rivale Granada qui n’a pas besoin du miroir de son lac pour dire qu’elle est la plus belle, en passant par les Villages blancs, pas si blancs que ça. Un beau programme, non ?

    Managua-la-forêt

    C’est depuis le début de notre voyage l’un de nos plus jolis spots urbains pour passer la nuit. Nous sommes sur la Place de la Foi, en plein cœur de Managua, la capitale du Nicaragua. La place a été baptisée ainsi suite aux passages de Jean-Paul II dans le pays en 1983 et 1996, et est centrée par un grand obélisque en l’honneur du pape. Mais la particularité du lieu est liée à l’installation en nombre croissant d’arbres de vie, reproduisant le design créé par l’autrichien Gustav Klimt. Ces structures métalliques géantes, de 12 à 17 m de hauteur, déjà fort esthétiques dans la journée, s’illuminent merveilleusement la nuit.

    Z
    D’étranges reflets sur les phares de Roberto…
    A
    …un des plus beaux endroits que nous ayons trouvé en ville pour passer la nuit
    Z
    Mais le mieux, c’est le soir. Ces « arbres de la vie » s’éclairent tous les uns après les autres
    Z
    Z
    et plus le ciel s’assombrit, plus les arbres ressortent, y compris sur la carrosserie de Roberto
    Z
    A la nuit noire, quel spectacle ! A 22 000 $ l’arbre, ça peut !

    Nous serions admiratifs sans réserves s’il n’y avait LA polémique. Dans l’un des pays les plus pauvres du monde, les détracteurs sont nombreux à dénoncer la multiplication dans toute la ville de ces structures à 22 000 $ pièce, 170 actuellement, et qui consommeraient 1 million de $ en électricité chaque année. Ils sont à l’initiative de la première dame du pays, également vice-présidente, connue pour d’autres excentricités comme la construction de patinoires dans un pays où la température moyenne est de 35°C, son allocution quotidienne de midi sur l’une des 4 chaînes gouvernementales, ou encore la récupération de la religion pour son propre compte. Elle est tantôt surnommée la sorcière, tantôt la seigneure des anneaux en raison de la trentaine de bagues qui ornent ses doigts. Le site elle.fr en fait une description éloquente ici. Ces arbres sont devenus la cible des manifestants dès lors que l’on veut toucher à la sécurité sociale ou aux retraites. 30 d’entre eux ont été abattus ainsi lors des émeutes de 2018. Plus efficace ici que de bloquer les dépôts de carburant ou les incinérateurs d’ordures.

    Z
    Si la nuit a été calme, nous avons été réveillés au lever du soleil (5h30…) par une manif qui passait

    Du coup le spectacle a un goût amer, tout en étant sublîme à la fois. Étrange sensation…

    Le reste de la ville parait fade à côté, entre vieille cathédrale abandonnée suite à 2 tremblements de terre majeurs, grands bâtiments publics et statues en l’honneur de quelques personnalités dont le poète Ruben Dario mais surtout en l’honneur des révolutionnaires et du parti au pouvoir dont on peut même lire le sigle sur une colline voisine. Hollywood en version nicaraguayenne…

    Z
    Une avenue de Managua, et encore des arbres de métal
    Z
    Ici le palais du gouvernement… transformé en musée
    Z
    Un lac de cratère en plein coeur de la capitale. Théoriquement très couru par les habitants. Mais personne ce jour là
    Z
    Malgré tout un beau panorama de là-haut, malgré la brume. On voit nos fameux arbres en haut à gauche et les drapeaux de l’assemblée nationale à droite
    Z
    Tiens, sauriez-vous déchiffrer cette inscription mystérieuse ?

    Un lac de lave accessible au public !

    Je ne crois pas qu’il existe beaucoup d’endroits au monde où de la lave incandescente est à la portée de non-vulcanologues comme nous. Malgré nos multiples voyages, jamais nous n’avions rencontré cette situation en tout cas. Et la cerise sur le gâteau est que l’accès est simplissime : une bonne route asphaltée mène directement au bord du cratère, à 600 m d’altitude. Aucun effort !

    Z
    Par la route au-dessus, on arrive directement au bord du cratère Santiago du Volcan Masaya

    L’entrée se fait en fin d’après-midi, pour un prix modique (compte-tenu de la rareté de la chose) de 10 $ par personne. Une jolie petite route serpentant entre les coulées de lave (la dernière date de 1999) mène d’abord à un petit musée donnant toutes les explications nécessaires, puis à un parking où des employés s’affairent à vous mettre en bonne place. Déjà, juste avant d’arriver, on aperçoit une fumée gris-orangée – elle a pris les couleurs du soleil couchant – s’élever au-dessus du bord du cratère. En s’approchant, nous constatons qu’elle sort d’une espèce de puits cylindrique, bizarrement sans odeur. Il faut dire que le vent souffle dans le bon sens, c’est-à-dire pas vers nous. Il est trop tôt pour voir la lave, alors nous allons faire une petite balade sur les cratères voisins.

    Z
    Z
    Le temps que la nuit tombe, une petite visite au cratère San Fernando, celui par où tout a commencé ici

    Une vingtaine de minutes après le coucher du soleil, les premières lueurs rougeâtres apparaissent au fond du cratère, variant en intensité selon la quantité de vapeurs. C’est déjà impressionnant, mais plus la nuit va s’installer, plus le lac de lave va devenir visible. Il est à une cinquantaine de mètres de nous environ, mais on voit bien les mouvements de la lave visqueuse, les fractures plus claires qui se forment. Aux jumelles, c’est encore plus fascinant.

    Il ne reste plus qu’à reprendre notre petite route en sens inverse. Les gardiens du site, qui veillent sur l’accès 24h sur 24, autorisent les voyageurs nomades à stationner la nuit juste devant l’entrée, gratuitement qui plus est. Ils ne sont pas venus nous border mais c’était tout comme. Et pas besoin de raconter d’histoire ce soir-là, elle était dans notre tête.

    Z
    L’enseigne lumineuse à l’entrée du site
    Z
    P.S J’oubliais l’histoire de cet acrobate américain qui en 2020 a traversé le cratère sur un fil tendu au dessus du lac de lave. Moi ce que j’adore, c’est le gilet de sauvetage…

    Roberto au château

    Le portail de pierre ne déparerait pas dans un village médiéval français, mais une fois franchi, c’est une tout autre affaire. Roberto doit se mouvoir sur une route asphaltée qui a perdu plus de la moitié de son revêtement, heureusement pas très longue, et se garer tant bien que mal sur l’unique place au pied du château, par chance inoccupée. Le château lui-même, la Fortaleza El Coyotepe, n’a strictement rien à voir avec ceux de la Loire. Il s’agit plutôt d’une forteresse en béton érigée à la hâte en 1893 d’abord pour protéger la ville de Masaya des assaillants américains, avant d’être récupérée ensuite par le régime du dictateur Somoza pour incarcérer et torturer ses opposants. Une courte visite guidée nous permet d’imaginer cette période terrible, où des personnes emprisonnées pour leurs seules opinions politiques pouvaient être enfermées en nombre dans des cellules sombres, voire totalement privées de lumière pendant des périodes pouvant aller jusqu’à cinq ans. Roberto et nous en sommes repartis tout tremblants. Et pas seulement à cause des trous sur la route.

    Z
    Plusieurs centaines de prisonniers politiques ont été incarcérés ici, dans des conditions épouvantables, sous le régime de Somoza. Cachots infâmes, salles de torture, sang sur les murs, la visite a de quoi émouvoir
    Z
    Heureusement un beau panorama en guise de bouffée d’oxygène !

    Les villages blancs

    C’est un petit groupe de villages dans la région du volcan que nous venons de visiter. Appelés ainsi en raison de la teinte initiale de leurs murs qui ont largement repris depuis les couleurs vives du pays. Chassez le naturel, il revient au galop. En tout cas le blanc était rare, touriste compris. Rien qu’à Catarina, village d’horticulteurs dont les productions multicolores inondent joliment les rues et dont les « miradors » donnent sur le bleu intense du Lac Apoyo. Ses voisins ont tous leur particularité, de ceux spécialisés dans la fabrication des chaises à bascule, d’objets en osier ou de poterie à celui qui s’enorgueillit d’avoir vu naître le « sauveur de la nation » Augusto Sandino, parti en guerre contre les occupants américains avec seulement 29 hommes. Il a fini par gagner, tout en perdant la vie, deux bonnes raisons pour que sa popularité soit au sommet et que les drapeaux rouge et noir de son parti flottent encore largement dans tout le pays. Y compris dans les villages blancs.

    Z
    Z
    Quant au Lac Apoyo, un lac de cratère, c’est un oeil bleu qu’il partage avec ses villages blancs riverains

    Granada, une des plus belles villes coloniales d’Amérique centrale ?

    C’est ce qu’en dit notre guide en tout cas, mais rien ne vaut la vérification par soi-même. Déjà la ville a une histoire tumultueuse. Fondée en 1524 par les Espagnols, elle se développa rapidement, du fait d’une position géographique favorable pour le commerce, entre le grand Lac Nicaragua et l’Océan Pacifique. Devenue riche, elle attira malheureusement la convoitise des bandits en tous genres, dont de nombreux pirates qui l’ont occupée tour à tour, l’incendiant à chaque fois qu’ils en furent chassés. Mais la ville est résiliente et, si elle a laissé quelques plumes, comme la perte de sa fonction de capitale ou les traces de fumée sur les façades de ses églises, elle s’est à la fois reconstruite et maintenue. Ce qui nous laisse aujourd’hui un grand nombre d’édifices de style colonial en bon état, des rues larges et colorées à souhait, une ambiance paisible à part peut-être celle du marché, et pratiquement sans touriste occidental, ce qui la distingue d’autres villes de charme comme nous avons pu en voir au Mexique mais dénaturées par le tourisme excessif. Ici pas de magasins de souvenirs ou de bars à gogo(s), pas d’agressivité des marchands, pas de conversations anglo-européennes dans les rues. Nous nous sommes sentis en pleine immersion, et ça nous adorons.

    Z
    Il ne faut pas se laisser influencer par le marché en pleine rue passante et très animé,

    …au point que ces bus ont du mal à se frayer un chemin dans la foule. Et remarquez à la fin de la vidéo de gauche ce commerçant qui remet sa marchandise à vendre sur la route après le passage du véhicule

    Z
    Vraiment, je n’aimerais pas être à la place de cet agent de circulation !
    Z
    Mais toutes les rues de Granada ne sont pas si agitées, c’est même plutôt le contraire. La plupart sont très calmes, larges et colorées
    Z
    Z
    Les guides n’en faisaient pas mention, mais nous avons bien aimé cette Capilla Maria Auxilliadora
    Z

    Z
    Un petit jardin superbement aménagé aux pieds de l’église
    Z
    Nombreux bâtiments coloniaux autour du Parque Central, quelques calèches pour touristes mais peu ou pas de touriste dedans
    Z
    La cathédrale de Granada, fermée à l’heure de notre passage
    Z
    La mosaïque du patio de la Casa de los Tres Mundos, peu parlante à hauteur d’homme mais si différente vue de haut ! Cette fondation expose des oeuvres contemporaines et possède des ateliers de peinture et une école de musique.
    Z
    Z

    C’était une belle façon de terminer notre visite du Nicaragua. Un pays plein d’attraits que nous sommes ravis d’avoir découvert. Mais nous avons hâte de rejoindre demain le Costa Rica, d’une part pour le plaisir de changer de pays et d’autre part pour retrouver un peu de fraîcheur en prenant de l’altitude, car en ce dernier mois avant la saison des pluies, les températures très élevées dans la journée, tombant à peine le soir, commencent à nous peser.

    P Parcours Nicaragua
    Fin du parcours au Nicaragua. Version zoomable ici
  • 86. Report pour les monarques

    Nous avons finalement changé de plan, comme cela nous arrive régulièrement, c’est ça la vie nomade. Nous abandonnons l’idée d’aller voir de suite les papillons monarques qui commencent à arriver sur leur lieu de migration hivernale. Nous reportons cette visite en février, au moment où ils seront les plus nombreux parait-il, après notre retour de France. Car oui, nous allons faire une petite pause pour aller accompagner la naissance de notre première petite-fille. Il nous reste une semaine avant le départ, nous avons largement de quoi l’occuper.

    ¿ Todo va bien?

    La Police mexicaine
    La police mexicaine

    En route pour notre destination suivante dans l’état d’Hidalgo, nous nous garons le temps du déjeuner sous un pont pour avoir de l’ombre. Pas très glamour mais nous n’avons pas trouvé mieux. Au moment du café, une voiture de police se gare non loin de nous, personne ne descend. Ils semblent comme en embuscade. Au bout d’un moment, l’un finit par sortir et s’approche de notre portière avec un grand sourire. Il nous dit bonjour et nous tend la main. Puis nous demande si tout va bien, si nous avons besoin d’aide en quelque sorte. Nous expliquons que sommes venus là chercher de l’ombre et parlons un peu de notre trajet. Il nous ressert la main et nous souhaite un bon voyage. Ce sympathique policier mexicain est à l’image que tous ceux que nous avons rencontrés jusqu’ici, aimables et serviables. Bien loin de l’image que véhiculent les médias sur les policiers corrompus qui réclament des amendes exorbitantes pour des délits inexistants. Comme toujours, on ne parle que des exceptions et jamais de ce qui est la règle. Je voulais juste dire ici merci à la police mexicaine pour toutes ces attentions.

    Plaque de letat dHidalgo
    Plaque de l’état d’Hidalgo

    Grottes, tunnel et piscines naturelles à Tolantongo

    Plan Tolantongo
    Plan Tolantongo

    C’est un petit fond de vallée bien perdu dans l’état d’Hidalgo, au centre du Mexique. Pour y arriver il faut traverser un désert de figuiers de barbarie et d’agaves maguey (celles qui donnent le mezcal) puis descendre une petite route aux lacets serrés. Et là, on tombe sur une rivière d’une jolie couleur turquoise aménagée en une multitude de bassins, dans lesquels les gens viennent profiter d’une eau à 30°C environ. Si l’on remonte la rivière, on aboutit à un tunnel et une grotte, accessibles au public également. L’eau qui arrive là, en cascades ou en douches à partir d’un plafond de stalagtites, est à 38°C et c’est un vrai bonheur que de parcourir ces endroits. Il ne faut toutefois être ni claustrophobe (le tunnel étroit et sombre n’est pas éclairé) ni agoraphobe (l’endroit est assez couru). Grâce à ces sources chaudes, l’environnement est assez luxuriant. Un vrai paradis. Nous visiterons demain l’autre partie du domaine, qui s’appelle justement le paradis perdu ? On nous promet une profusion de baignoires étagées à flanc de colline et quelques grottes encore. A suivre.

    Arrives le soir dans ce canyon
    Arrivés le soir dans ce canyon,
    nous garons Roberto au bord de la riviere qui y coule
    nous garons Roberto au bord de la rivière qui y coule
    Joli spectacle le matin au reveil ca fume
    Joli spectacle derrière notre fenêtre le matin au réveil : ça fume !
    Et quel bleu
    Et quel bleu !

    Le plus étonnant est que l’aménagement de cette zone est à la seule initiative de la communauté des habitants du coin, 112 familles qui se sont donné la main et continuent de gérer le site en autonomie. Le seul bémol est le nombre apparemment croissant de constructions en béton qui vont un jour dénaturer complètement le site. Mais il n’y a pas qu’à Tolantongo que ça se passe comme ça hélas.

    La riviere a ete amenagee en petits bassins afin dy permettre la baignade
    La rivière a été aménagée en petits bassins afin d’y permettre la baignade
    Nous profitons de notre piscine individuelle a °C
    Nous profitons de notre piscine individuelle à 30°C juste devant Roberto
    La riviere est alimentee par des sources thermales un peu plus haut avec cascades et grottes
    La rivière est alimentée par des sources thermales un peu plus haut, avec cascades et grottes
    dans lesquelles sont peut aussi se baigner Leau y est a °C
    dans lesquelles on peut aussi se baigner. La température est de 38°C
    La composition de leau est affichee mais la mineralisation parait bien faible par rapport a ce que lon observe
    La composition de l’eau est affichée mais la minéralisation parait bien faible par rapport à ce que l’on observe

    Le paradis perdu

    Les bassins etages du paradis perdu
    Les bassins étagés du « paradis perdu »

    C’est donc le second site de ce domaine, un peu plus artificiel que le premier mais qui vaut néanmoins le déplacement. Profitant de l’abondance des sources chaudes du coin, les villageois ont aménagé ici une cinquantaine de bassins étagés sur le flanc du ravin, reliés entre eux par de charmants petits escaliers. En moyenne saison comme actuellement, il est encore assez facile d’avoir un bassin rien que pour soi, avec une vue imprenable sur la vallée et les montagnes alentour. L’intérêt de cette source riche en calcaire, c’est qu’elle dépose assez rapidement une couche décorative sur l’ensemble des bassins, leur donnant au final un aspect naturel. Les autres minéraux ajoutent de jolies touches de couleur et l’humidité permet aux plantes environnantes de se développer en abondance. Là aussi, un tunnel où l’on se fait généreusement doucher permet de relier plusieurs endroits du site, mais contrairement à celui vu la veille, celui-ci est totalement artificiel. Bon, on ne va pas dire du mal de cet endroit bucolique qui déplace tant de monde, mais nous avons préféré l’environnement plus naturel de la rivière et des grottes du premier site. Comme ça, il y en a pour tous les goûts.

    Chacun sa piscine quel luxe
    Chacun sa piscine, quel luxe !
    Au debut du beton sans doute qui disparait derriere le calcaire
    Au début, du béton sans doute, qui disparaît vite derrière le calcaire
    Parmi les autres attraction pont suspendu et tunnel grotte
    Parmi les autres attractions, pont suspendu et tunnel-grotte

    Intermède eau potable

    Leau potable au Mexique

    L’eau du robinet n’est pas particulièrement sûre au Mexique. S’il fallait en faire la démonstration, vous l’avez devant les yeux. Nous avons surpris ce camion citerne siglé « agua potable » en train de remplir tout bonnement son réservoir avec l’eau …de la rivière !


    Mineral del Chico

    Mineral del Chico les lettres

    Mineral del Chico est un charmant petit village au cœur d’une zone montagneuse forestière, qui renaît tout juste de son passé minier tombé en désuétude. Grâce à l’effort de ses 500 habitants qui ont su réaménager le centre-ville avec goût et entretenir quelques sentiers de randonnées, le village a pu obtenir son statut de « pueblo magico » en 2011 et attirer ainsi l’attention des touristes sur lui. L’accès n’était pas très simple pour Roberto tant les ruelles pavées du centre étaient étroites, mais nous avons réussi à nous faufiler jusqu’à un petit parking familial pour passer la nuit. De là, nous avons flâné dans le village, puis randonné jusqu’au sommet d’un pic rocheux en pleine forêt offrant un beau panorama. Halte verte et sportive, c’est bon pour la santé ça !

    Le centre ville le soir
    Le centre-ville, le soir
    A
    Notre parking pour la nuit
    Notre parking pour la nuit
    La randonnee jusqua la Pena del Cuervo
    La randonnée jusqu’à la Peña del Cuervo
    Le beau panorama du sommet
    Le beau panorama du sommet…
    que semblent ignorer ce groupe en pleine meditation et ce lezard
    …que semblent ignorer ce groupe en pleine méditation et ce lézard au ventre jaune

    Intermède Ducato

    Un cousin mexicain de Roberto

    Sur la route pour mener au village précédent, nous avons suivi quelques minutes un parent de Roberto, un Fiat Ducato du même modèle immatriculé au Mexique et faisant office de minibus. C’est le tout premier Fiat Ducato local que nous rencontrons depuis notre arrivée en Amérique du Nord il y a 11 mois ! C’est une bonne nouvelle en fait, car cela sous entend une possible maintenance du nôtre en cas de besoin, ce qui semblait particulièrement difficile au Canada et aux USA où Fiat, bien que présent en tant que concessionnaire, ne commercialise pas de Ducato.


    Héritages

    Real del Monte vue de Roberto
    Real del Monte, vue de Roberto
    A

    A une cinquantaine de kilomètres du village précédent, les roues de Roberto nous ont transporté vers une autre cité créée de toutes pièces pour exploiter le minerai d’argent : Real del Monte. La ville est d’ailleurs connue pour avoir eu la primeur de la première grève en Amérique du Nord en 1866. Il faut dire que le propriétaire de la mine avait fait fort : pour compenser des pertes sur un autre site, il a réduit les salaires déjà bas des mineurs tout en augmentant la taille des sacs qu’ils devaient remplir et transporter quotidiennement. Gagner moins pour travailler plus, forcément ça n’a pas plu. Mais ce n’est pas la seule primeur à l’actif de la ville. Elle est aussi réputée, et c’est totalement d’actualité avec ce « mundial » en cours, pour avoir organisé le premier match de foot au Mexique. C’était en 1900, la mine recrutait alors des travailleurs anglais. Trouvant peut-être que le jeu légué par les amérindiens où l’on se lance une balle en caoutchouc d’un coup de hanche ne faisait pas assez viril, ils ont importé leur sport favori, celui qui fait boire le plus de bière au monde. 75 ans auparavant, les premiers anglais à venir avaient amené avec eux la recette du pâté de Cornouailles, un genre de chausson à la viande, que les habitants de Real del Monte ont adopté en ajoutant leur touche personnelle : un peu de haricots rouges par ci, un peu de piment par là, etc. Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de fabriquer nos propres « pastes » dans une cafet’-musée où l’on explique tout cela. Avant d’aller profiter de la ville, particulièrement animée en ce samedi, enfin dans le centre, avec des danseurs mexicains, des montreurs d’oiseaux de proies, des vendeurs de michelada (un mélange de bière, de citron, de sel, de bouillon Maggi et autres sauces…), le défilé d’une troupe à cheval que nous n’avons pas su nous faire expliquer. Nous avons enfin rejoint Roberto garé sur un promontoire devant le Musée de la médecine du travail. Ça nous a semblé être un gage de tranquillité un week-end, mais il y a eu pas mal d’animation (mouvements de voitures, musique, gens qui discutent, etc.) jusque tard dans la soirée. Heureusement, la fin de nuit a été très calme.

    Capilla Santa Vera Cruz et Parroquia de NS del Rosario
    La Capilla Santa Vera Cruz et la Parroquia de Nuestra Señora del Rosario
    A
    Rue principale tres animee
    Rue principale très animée
    A
    Vestiges des anciennes mines dargent
    Vestiges des anciennes mines d’argent
    Au Museo de los pastes nous avons fabrique nos propres empanadas
    Au Museo de Los Pastes, nous avons fabriqué nos propres empanadas

    L’esprit et Tula

    Le site arqueologique tolteque de Tula
    Le site arquéologique toltèque de Tula

    Du haut de la grande pyramide de Tula, 10 siècles nous contemplent. C’est moins qu’à Gizeh, mais ça reste impressionnant. La ville antique a été en effet créée au Xème siècle par les Toltèques, des bâtisseurs d’empire qui excellaient dans tant de domaines, techniques et artistiques notamment, que les civilisations ultérieures comme les Aztèques et les Mayas se sont revendiquées comme leurs descendants. Tula était leur capitale et un grand site arquéologique de 14 km² permet d’approcher un peu l’esprit de cette époque. On se balade entre les terrains de jeu de balle, les sites où l’on accrochait les têtes des vaincus et parfois des vainqueurs de ces jeux – quelle époque ! -, les espaces de cérémonies, ou encore le palais du souverain, une pyramide qui a perdu depuis longtemps sa couverture d’or et ses parements de pierres précieuses, mais qui conserve encore d’intéressants bas-reliefs représentant des serpents à plumes dévorant des et ses fameux atlantes au sommet. Ces colonnes sculptées, supportant autrefois la toiture, étaient invisibles du public auparavant, ce qui nous consolerait presque de ne pas voir les décorations dans leur état initial. Enfin, nous nous sommes faufilés entre les demi-colonnes du « palais brûlé », détruit par un incendie gigantesque qui aurait accompagné la fin des Toltèques. Malgré leur technologie en avance pour l’époque, il leur manquait encore l’extincteur.

    Sa pyramide principale est entouree de bas reliefs aux motifs religieux
    La pyramide principale de Tula est entourée de bas reliefs aux motifs religieux
    et surmontee de colonnes dont les fameux atlantes
    et surmontée de colonnes, dont les fameux Atlantes
    En peripherie le palais brule et ses multiples colonnes residuelles
    En périphérie, le palais brûlé et ses multiples colonnes résiduelles
    A
    Au centre les terrains de jeu de balle et leurs sinistres trophees
    Au centre, les terrains de jeu de balle et leurs sinistres trophées
    Cest tout lesprit de Tula
    C’est tout l’esprit de Tula !

    Cactacées pour aujourd’hui

    Les allees du site arqueologique sont bordees de cactacees
    Les allées du site arquéologique bordées de cactacées

    L’accès au site arquéologique de Tula se fait en traversant un magnifique jardin de cactacées en tous genres, certains chemins traversent même une véritable forêt de ces plantes grasses. Voic quelques photos pour les amoureux des secteurs « plantes du désert » des jardins botaniques. Saviez-vous que ce qui caractérise les cactacées des autres plantes grasses (ou plutôt « succulentes » car elles ne contiennent pas de graisse) c’est la présence d’excroissances appelées aréoles d’où sortent aussi bien épines, poils ou piquants que fleurs et fruits ? Au Mexique, le cactus raquette (nopal) se consomme comme légume, tandis que ses fruits (figues de barbarie) servent comme desserts (crus ou inclus dans des glaces, confitures, gateaux, etc.). Bon appétit !

    dans des couleurs variees
    Les couleurs sont variées
    et des formes multiples
    et des formes multiples
    Si les cactus raquettes nont pas de balles les cactus poteaux portent des affiches
    Si les cactus raquettes ne portent pas de balles, les cactus poteaux supportent des affiches !
    Assez de figues de barbarie pour une confiture
    Assez de figues de barbarie pour une bonne confiture
    Allee foret et pom pom girls de cactus
    Cactus à gogo : en allées, en forêt et même en pom pom girls

    Intermède changement d’état

    Bain de mousse pour Roberto

    A l’occasion de notre passage dans l’état de Mexico, nous essuyons une belle tempête de glace !

    Plaque de letat de Mexico

    Bon, en réalité, nous avons juste fait laver Roberto qui en avait grand besoin. 45mn aux petits soins avec lavage manuel, désoxydation des jantes, cirage des pneus, nettoyage du tapis de sol, séchage à la peau de chamois (nous n’avions demandé qu’un lavage « extérieur ») pour environ 6 euros.


    Tepotzotlan

    Teptozotlan

    Encore une petite ville Mexicaine bien typique à moins de 50 km de Mexico City. Son joli centre tout jaune et quelques curiosités historiques lui ont permis d’obtenir le label de « Pueblo Magico ». Mais nous nous contenterons d’une visite rapide, car nous sommes là pour une autre raison : c’est là que nous allons laisser Roberto le temps d’une parenthèse de 2 mois dans notre voyage. Afin de combler d’une part notre seul manque au cours de ce périple, le contact avec notre famille et nos amis, et surtout d’accompagner la naissance de notre premier petit-enfant, une immense joie en perspective.

    son centre historique et son marche aux tons jaunes
    Le centre historique aux tons jaunes et son marché
    A
    ses illuminations de Noel en preparation
    Les illuminations de Noël en préparation
    Jesus couche sur sa croix et le temple St Francois Xavier
    Jésus couché sur sa croix et le temple St Francois Xavier
    Je ne sais plus si je vous avais dit que le centre ville etait jaune
    Je ne sais plus si je vous avais dit que le centre ville était jaune…
    Les garages auxquels nous avons echappe
    Les garages auxquels nous avons échappé mais si typiques

    Intermède bien-être animal

    A

    Roberto chez Pepe

    A

    Pepe’s RV park est l’un des deux endroits plébicités par les voyageurs nomades pour y laisser leur véhicule le temps d’un retour temporaire au pays. Il se trouve à une cinquantaine de kilomètres de l’aéroport international Benito Juarez et ne nécessite donc pas d’entrer en voiture dans la grouillante capitale, d’autant que celle-ci dispose d’une circulation alternée basée sur le numéro des plaques d’immatriculation. De plus, l’accueil est adorable et le prix très modeste (60€ par mois). C’est une propriété tranquille et sécurisée entourée de hauts murs, avec des emplacements larges. Le jour où nous y sommes arrivés, trois ou quatre véhicules seulement étaient habités, tandis qu’une quinzaine environ étaient manifestement en « storage ». Le gardien nous a expliqué que, malgré la haute saison approchante (décembre-avril), la fréquentation touristique de la ville était restée bien moindre qu’avant la pandémie. Nous avons profité de l’espace pour sortir et étaler toutes nos affaires afin d’effectuer un nettoyage en grand et préparer correctement nos bagages. Et puis accessoirement, je me suis amusé à inventorier par pays les véhicules présents, qui m’ont semblé être assez représentatifs de ceux que nous croisons habituellement.

    A
    A
    A
    A

    Intermède mais que fait la police ?

    A

    Intermède mais que fait la police (2) ?

    Après la carrosserie et l’habitacle, Roberto avait besoin de décrasser son moteur. Nous nous sommes permis une petite fantaisie en le poussant à 409 km/h sur une petite route de campagne limitée à 30 km/h puis en réduisant à 396 km/h sur un chemin de forêt (à cause des arbres…). Waouh !

    A

    Ok vous avez compris l’astuce : nous étions dans l’avion à l’approche de Bordeaux…


    Nous sommes donc maintenant de retour en France pour 2 mois, après un vol Mexico-Madrid-Bordeaux sur la compagnie Iberia dans des conditions tout à fait satisfaisantes et une ponctualité parfaite. Le blog ne devrait pas être mis totalement au repos pendant cette période, opportune à jeter un œil décalé sur nos choix d’aménagement et notre voyage en général. A bientôt donc !

    parcours du au novembre
    Parcours du 23 au 30 novembre

    P.S. Le van gris est bien français. Il appartient à nos amis les « Pierre qui roulent », rencontrés un peu avant au Mexique

  • 85. De Guadalajara à Morelia

    Nous avons fait une petite boucle vers l’ouest, passant par Guadalajara, la seconde ville du Mexique, Tequila, qui nous paraissait incontournable culturellement et gustativement, Pazcuaro, le fief du peuple Purépecha, Tzintzuntzan, la ville où passent les colibris et Morelia, la capitale rose de l’état du Michoacan. Au passage nous aurons ascensionné le plus jeune volcan du monde et renoué avec la randonnée équestre. Que du bonheur !

    Plaque de letat de Jalisco
    Nous sommes maintenant dans l’état de Jalisco

    Moi qui suis le jeune curé…

    Partout dans le Mexique on voit des statues, des rues, des musées, des plaques commémoratives et des portraits au nom de Miguel Hidalgo, un écclésiastique peu orthodoxe qui libéra le Mexique de l’emprise hispanico-française.

    Miguel Hidalgo le cure mercenaire
    Miguel Hidalgo, le curé mercenaire

    Ordonné prêtre à l’âge de 25 ans, il remettait déjà en question la tradition catholique, jugeant les intérêts de l’église plus politiques que religieux. Il lisait les livres censurés, jouait, dansait, donnait des réceptions somptueuses menées par sa maîtresse dont il eut 5 enfants. Il avait aussi été accusé de détournement de fonds au début de ses fonctions… Il finit par être convoqué par l’église mais, faute de preuves suffisantes, il fut simplement muté dans une petite ville, Dolores, qu’il développa économiquement (ce n’était pas vraiment sa fonction) et surtout qu’il rendit célèbre en y poussant en 1810 son « cri pour l’indépendance ». Aimé de ses paroissiens, il n’eut pas de mal à les convaincre de se lancer avec lui dans son combat. Les Espagnols évidemment l’excommunièrent mais cela ne fit qu’attiser les braises du soulèvement. Alors ils le firent prisonnier puis le fusillèrent et exposèrent sa tête pendant 10 ans au coin d’une rue de Guanajuato. Mais tout se passa comme si la tête du prêtre continuait de guider le peuple : le Mexique devint indépendant en 1821 et voue depuis lors une admiration sans faille à Miguel Hidalgo, considéré comme le « père de la patrie ».

    Il est represente partout comme au milieu de cette fresque
    Il est représenté partout, comme au milieu de cette fresque,
    ou encore ici sur les billets actuels de pesos
    ou encore ici sur les billets actuels de 1000 pesos

    La communauté vous remercie

    C’est le message qui figure sur le mail que m’adresse l’équipe de Park4night après que j’aie inscrit un nouveau lieu dans leur base de données. Ce qui honnêtement n’a pas été très difficile puisque dans la ville concernée, Guadalajara, la seconde ville du Mexique après Mexico, une seule autre adresse était référencée. C’est que Park4night, curieusement, n’est pas encore très développé au Mexique, ni en Amérique en général, largement devancé par un concurrrent qui à l’inverse est peu utilisé en Europe.

    Parknight lapplication n° des campingcaristes europeens
    Park4night l’application n° 1 des camping-caristes européens

    Pourtant j’aime bien Park4night, pour l’avoir largement utilisé à nos débuts en vie nomade, parce que l’application est très ergonomique et que, bien que française, chacun peut s’y exprimer dans sa langue natale (la traduction est accessible en un clic), ce qui reflète bien l’état d’esprit européen. Chez la concurrence, il est plutôt malvenu de s’exprimer autrement qu’en anglais. Alors, depuis que je suis en Amérique et que je cherche un spot, je consulte systématiquement les 2 applications. Et comme Park4night est moins fournie, les endroits indiqués auront moins de risque d’être envahis ou pris en haine par les locaux pour utilisation abusive.

    Elle recense les points dinteret ajoutes par les utilisateurs
    Elle recense les points d’intérêt ajoutés par les utilisateurs
    Comme ce parking securise reference par mes soins
    Comme ce parking sécurisé référencé par mes soins

    Chercher de nouveaux endroits et ne pas se contenter des applis que tout le monde a, est aussi une démarche excitante, qui a le vrai sens du mot « aventure » (notion d’inconnu) que beaucoup emploient à tort en ne fréquentant que des lieux préalablement déterminés par d’autres.

    Alors, voyageurs d’Amérique ou d’ailleurs, êtes vous prêts à vous engager à chercher et publier un nouveau spot sur Park4night, ne serait-ce qu’une fois ou deux par mois ?


    Pause jeux de mots laids

    A
    Une pou-ponnière ?
    B
    Roberto, notre monstre sacrée

    Les « évènements » de Guadalajara

    Nous avons fait étape deux nuits et une journée dans la seconde ville du Mexique après Mexico, Guadalajara, comptant 4,3 millions d’âmes dans son agloomération. Le centre historique possède encore un caractère colonial marqué, avec des bâtiments publics massifs, des grandes places arborées, de nombreuses églises toujours très fréquentées, etc. Il est assez étendu et il faut bien une journée pour le parcourir. Davantage si l’on souhaite explorer l’intérieur des édifices, encore que.

    Lenseigne de la ville
    L’enseigne de la ville, squattée par un touriste

    Car nous avons peut-être joué de malchance, mais pas mal de monuments étaient fermés, parfois de façon prévisible (le guide nous prévenant que les horaires n’étaient pas toujours respectés), parfois pour travaux (dans deux musées, nous n’avons pu visiter que 10% des salles, le reste étant soi-disant en rénovation), mais à plusieurs reprises en raison d’ »évènements » dont on nous a parfois donné la durée – de un jour à une semaine – mais jamais donné l’explication. A noter aussi que dans la ville, malgré notre visite un jour de semaine, de nombreuses boutiques semblaient fermées, mais de façon variable selon les quartiers.

    Le temple expiatoire du st sacrement et ses apotres qui sortent prendre lair toutes les heures
    Le « Temple Expiatoire du Saint Sacrement » et ses apôtres qui sortent prendre l’air toutes les heures

    Nous retiendrons de cette ville les 12 apôtres du Temple Expiatoire du Saint Sacrement, qui sortent du clocher faire un petit tour toutes les heures au son du carillon, les deux flèches bleu et or de la cathédrale, l’immense théâtre de style néo-classique, l’omniprésence des fresques de Jose Clemente Orozco dont nous n’avons pourtant pas apprécié le côté sombre, les curieuses calèches électriques qui baladent sans cheval les touristes (heureusement, quelques vraies hippomobiles restent en circulation), et notre petit restaurant du midi, en balcon au-dessus de la Place des Armes, ou nous avons dégusté un plat de poisson tout en écoutant de la musique populaire mexicaine et en observant les passants.

    La Place des Armes et sa belle cathedrale
    La Place des Armes et sa belle cathédrale
    dont voici linterieur
    dont voici l’intérieur
    Des portraits sur livres Guanajaro en serait la capitale
    Des portraits sur livres (Guadalajara serait la « capitale du livre 2022 »)
    dans lenceinte du Palais du Gouverneur dont on admire architecture et fresques
    dans l’enceinte du Palais du Gouverneur, dont on admire architecture et fresques
    A
    Le theatre
    Le théâtre…
    Une pause restauration
    Pause restauration
    Deux musees a moitie fermes dedies au muraliste local Jose Clemente Orozco
    Deux musées à moitié fermés dédiés au muraliste local Jose Clemente Orozco
    On naime pas trop en fait mais chut les mexicains en sont fiers
    On n’aime pas trop en fait, mais chut ! les mexicains en sont fiers
    Petites fantaisies dans la rue pour finir
    Petites fantaisies dans la rue pour finir. Au moins, pas de risque de fermeture pour ces attractions là
    A

    Pause ravitaillement

    A
    Non ! 25 centimes le litre d’essence ?

    Sauf que, l’aspect de la pompe le confirme, elle a cessé de fonctionner en 1940… Dommage !

    B
    Le chocolat, un produit de luxe au Mexique !

    Les tablettes sont, dans certains magasins, sous double emballage et munies d’un badge antivol. Nous en avons même vu sous cassette plastique comme pour les DVD.


    Tequila

    Aah, boire de la téquila à Tequila, c’est comme boire du Cognac à Cognac, du Bordeaux à Bordeaux ou du rhum à … euh non ça ne marche pas pour celui-là… Enfin bref, ça laisse un souvenir impérissable, gustativement et olfactivement lié à l’ambiance du lieu de consommation, surtout s’il coïncide comme pour nous avec le lieu de fabrication.

    Sur la route de Tequila les plant dagave couvrent lhorizon
    Sur la route de Tequila, les plants d’agave couvrent l’horizon
    On en trouve partout au bord des chemins de terre ou de fer
    On en trouve partout, au bord des chemins de terre comme de fer

    Nous avons pu en effet visiter l’une des nombreuses distilleries de la région, dénommée La Cofradia (trad. La Confrérie), une entreprise familiale qui produit de la tequila depuis plus de 50 ans. Elle se démarque des autres par son intérêt pour la préservation de l’environnement (récupération des fibres d’agave pour produire la vapeur nécessaire à la cuisson des ananas ou bien pour fabriquer des briques), un respect de la méthode traditionnelle, la fabrication sur place des bouteilles en céramique ou en verre soufflé. Nos connaissances sur le processus de fabrication n’étaient que théoriques. Nous avons pu les mettre en pratique en assistant à toutes les étapes, de la cuisson des ananas d’agave bleue à la distillation, en passant par le broyage et la fermentation. Nous avons dégusté la tequila à plusieurs étapes : fraîchement sortie de la 2nde distillation, blanche (embouteillée sans conservation), reposée (11 à 12 mois en fût) et vieille (2 ans ou plus en fût) et en margarita (tequila, jus de citron, glace pilée dans un verre glacé au sel et au piment).

    Apres a ans de culture les ananas sont recoltes et transportes
    Après 8 a 10 ans de culture, les « ananas » d’agaves sont récoltés et transportés
    jusqua lusine que nous visitons en activite
    jusqu’à l’usine, que nous visitons en pleine activité
    Lagave y est cuite dans des fours puis broyee
    L’agave y est cuite à la vapeur dans des fours, puis broyée pour en extraire le jus,
    avant detre mise a fermenter quel odeur
    lequel est mis à fermenter pendant quelques jours. Vous n’imaginez même pas l’odeur !
    Vient ensuite le temps de la distillation puis du vieillissement en tonneaux francais
    Vient ensuite le temps de la distillation, puis du vieillissement, en tonneaux français s’il vous plaît
    Pour lembouteillage la distillerie fabrique ses propres flacons en ceramique
    Pour l’embouteillage, la distillerie fabrique ses propres flacons en céramique,
    mais aussi des bouteilles en verre souffle
    mais aussi des bouteilles en verre soufflé
    Nous terminons bien entendu par la degustation de tequilas pures ou en margarita
    Nous terminons bien entendu par la dégustation de tequilas pures ou en margarita
    Salud comme on dit la bas
    ¡Salud! comme on dit là-bas !

    Histoire de ne pas reprendre la route de suite, nous avons visité l’hôtel de la propriété, où l’on dort dans de grands tonneaux entourés de plants d’agaves, avec peut-être un petit shot de tequila sur les tables de chevet. L’immersion quoi.

    Et meme dans le decor dun hotel dont les chambres sont des tonneaux
    L’hôtel sur place, avec ses chambres-tonneaux au milieu des agaves

    Plaque de letat de Michoacan
    Une grande traversée nous amène dans l’état de Michoacan

    A l’assaut du volcan Paricutin

    Nous sommes partis sur les pentes de l’un des plus jeunes volcans du Monde, le Paricutin, âgé d’à peine 80 ans. Il est né là, au Mexique, le 20 février 1943, au beau milieu d’un champ de maïs, sous les yeux de son propriétaire qui n’en revenait pas. D’abord la terre qui tremble, puis des fumerolles et de la lave qui sort. Un an après, le volcan atteignait 410m de hauteur et les coulées de lave avaient englouti 2 villages voisins. Seule une église émerge encore partiellement de ces blocs noirs et monstrueux et l’autel préservé par miracle est régulièrement fleuri par les locaux. Le volcan est maintenant calmé et s’ascensionne. Le sentier pour arriver à sa base fait 12km (il faut contourner 20km2 de lave !) et nous avons préféré parcourir la distance à cheval, ayant un excellent souvenir de notre première à Real de Catorce. Nos montures nous ont amené dans un chemin de roches et de sable volcaniques auprès du dernier cratère, dans un environnement de fumerolles, de bouches émettant une vapeur brûlante et de roches chaudes tachées de soufre. De là, il faut encore grimper jusqu’au sommet du volcan. C’est pentu et difficile car les roches roulent sous les pas, mais une triple récompense nous attend au sommet : le panorama splendide sur les environs bien sûr, une vue plongeante sur l’immense caldera entourée de fumerolles, et une coulée de sable rectiligne que l’on descend « en ramasse » et qui permet de rejoindre agréablement et sans effort en 2mn le point de départ quitté 40mn auparavant. Le retour passe par la visite de l’église partiellement ensevelie, un grand moment également. Pour les intéressés, la balade de 7 heures dont 5 à cheval revient à 34€ par personne, guide juste pour nous deux compris ! Quand vous lancez-vous ?

    Le volcan Paricutin a laube Cherchez les fumerolles
    Le volcan Paricutin à l’aube. Cherchez les fumerolles
    Roberto bien gare sous les sapins de lobservatoire
    Roberto bien garé sous les sapins de l’observatoire,
    Nous enfourchons nos montures et partons a lascension
    nous enfourchons nos montures et partons à l’ascension du volcan
    Vous ne trouvez pas un petit air de Lucky Luke
    Vous ne me trouvez pas un petit air de Lucky Luke ?
    Deux heures plus tard nous sommes au pied du volcan Ca fume de partout
    2 heures 30 plus tard, nous sommes au pied du volcan. Ça fume de partout !
    La randonnee se poursuit a pied dans les champs de lave les eboulis chauds et taches de soufre les bouches de vapeur brulante
    La randonnée se poursuit à pied dans les champs de lave, les éboulis chauds et tachés de soufre, les bouches de vapeur brûlante
    Le guide explique a Claudie que son pere a vu naitre le volcan il y a ans
    Le guide explique à Claudie que son père a vu naître le volcan il y a 80 ans
    Ascension finale On devrait theoriquement suivre les fleches mais le guide part tout droit
    Ascension finale. On devrait théoriquement suivre les flèches, mais le guide part tout droit…
    Au sommet une superbe caldera encore toute fumante
    Au sommet, une superbe caldera encore toute fumante
    et bien entendu un superbe panorama
    et bien entendu un panorama splendide
    Le chemin du retour cest ce grand trait tout droit
    Le chemin du retour, c’est cette grande balafre sur la montagne !
    Plus impressionnant vu den haut Pas le temps de reflechir on suit le guide
    Et c’est encore plus impressionnant vu den haut. Mais pas le temps de réfléchir, on suit le guide !
    Descente en ramasse en mn chrono
    Descente en « ramasse », en 2 mn chrono
    Il est temps de reprendre nos montures
    Il est temps de reprendre nos montures
    pour aller voir leglise partiellement ensevelie sous m de lave
    pour aller voir l’église partiellement ensevelie sous 14 m de lave
    Seul lautel en a rechappe et reste tres venere
    Seul l’autel en a réchappé et reste très vénéré
    Un petit en cas et retour au parking
    Un petit en-cas et retour au parking
    Une journee memorable vraiment
    Une journée mémorable, vraiment

    Pause minimalisme

    A
    Le minimalisme est une des clefs de la vie nomade : se limiter à l’essentiel pour occuper le moins de place possible et être léger
    B
    Alors là, quand on voit ce gars installer à demeure dans son coffre cette enceinte monstrueuse, on est choqués. Mais chacun son truc.

    Le village des purépechas

    Au pied du volcan, le village qui en permet l’accès s’appelle Angahuan, ce qui signifie justement « au bas de la pente » en langue purépecha. Du nom du peuple qui y habite, des amérindiens qui étaient là bien avant les Espagnols et qui ne se sont pas laissés envahir. Ils ont gardé du coup une grande partie de leurs traditions. Les deux plus flagrantes sont les jolies tenues aux couleurs éclatantes que portent au quotidien les femmes, et les messages de bienvenue et de santé publique diffusés plusieurs heures par jour sur des haut-parleurs. Vivant essentiellement de l’agriculture (avocat et maïs surtout) et de l’artisanat (poterie, vannerie, sculpture sur bois, tissages, etc.) ils sont d’un niveau économique modestes. Nous avons beaucoup aimé nous balader dans ce village aux rues mi-pavées mi-en terre, aux boutiques sommaires, où règne une animation tranquille. Les gens nous abordent facilement dans les rues et sont toujours agréables, comme presque partout au Mexique. Les poules, les chiens et les chevaux sont partout dans les rues, peu effrayés par les rares voitures. Nous avons visité une jolie petite église datant du XVIème siècle, construite en pierre et en pisé, dotée d’une belle arche de pierre finement sculptée autour de son entrée principale, mélangeant des motifs islamiques, chrétiens et amérindiens (autant ratisser large pour attirer les fidèles). Au centre du retable trône St Jacques l’Apôtre, saint patron du lieu.

    A
    Deux rues typiques d’Angahuan, le village purépecha
    A
    Les véhicules sont rares, mais les chevaux sont communs (et beaux !)
    C
    J’aime beaucoup cette continuité entre les guirlandes et le linge qui sèche
    A
    La petite église toute en pierre au portail joliment sculpté mélange les styles mauresque et amérindien
    A
    Saint Jacques l’Apôtre, saint patron du lieu
    A
    Pour finir quelques jolies mozaïques mexicaines représentant les Purépechas
    A

    Pour en savoir plus sur les traditions des purépechas, lire cet article bien documenté.


    Pause joies du GPS

    A
    500 mètres avant l’arrivée à notre destination, le GPS nous fait prendre un petit chemin de terre. La chose étant assez commune au Mexique, nous ne nous inquiétons pas, jusqu’à ce dernier virage à seulement 137 mètres du but où le chemin se resserre franchement. Je descends tout de même voir si en roulant un peu sur l’herbe on pourrait franchir ce dernier virage, mais je tombe sur ÇA (voir photo ci-dessous). Il faut me rendre à l’évidence et enclencher la marche arrière !
    B

    L’embarcadère pour l’île de Janitzio

    Après la petite mésaventure précédente, nous avons finalement trouvé ce que nous cherchions, l’embarcadère San Pedrito, d’où partent les week-ends les bateaux pour l’île de Janitzio. Nous étions surtout intéressés par le grand parking gazonné et calme qu’ils mettent à la disposition des visiteurs, sans vérifier s’ils embarquent ou pas. Nous nous y sommes trouvés si bien que nous y avons passé 2 nuits. Nous y avons rencontré juste avant de partir des voyageurs que nous avons cru Français d’après l’immatriculation de leur camping-car. Mais Eric et Nancy sont Belges, émigrés en Namibie …et grands voyageurs autour du monde. Ils ont simplement acheté leur véhicule à des Français avant de traverser l’Altantique en cargo avec. Nous avons bien échangé nos tuyaux, nos parcours, nos téléphones et nous nous suivrons désormais, comme d’autres voyageurs rencontrés en route. La communauté s’aggrandit !

    A
    Notre parking sympathique et l’embarcadère San Pedrito
    A
    Les bateaux attendant leur cargaison de touristes
    A
    qui commencent tout juste à arriver. Très attendus par les marchands de souvenirs.

    Pittoresque Patzcuaro

    Lorsque les Espagnols ont envahi le nouveau monde, la ville de Patzcuaro existait déjà, créée et habitée par les Purépechas, dont la religion n’avait rien à voir avec le christianisme. C’est pourquoi la grande place centrale fait exception au Mexique : c’est la seule du pays, et pourtant elle est de belle taille, à n’être pas bordée par une église ou une cathédrale. Bien sûr les colonisateurs et leurs fusils ont imposé la religion chrétienne, et la ville comporte plusieurs lieux de culte intéressants, mais l’attrait de la cité est ailleurs : d’une belle unité architecturale, elle est faite d’un quadrillage de rues pavées (le plus souvent de pierres volcaniques) bordées de maisons d’un ou deux étages aux toits de tuiles et poutres apparentes et aux murs d’adobe rouge et blancs, du plus bel effet. L’harmonie est également dans les enseignes, toutes peintes directement au-dessus des commerces et volontiers illustrées. La ville était noire de monde le dimanche de notre passage, en raison d’une fête religieuse combinée à une foire au chocolat et au vin, et peut-être aussi à cause du marché très achalandé dont nous n’avons pas su si c’était le seul jour d’activité dans la semaine. En tout cas, si les touristes étaient nombreux, ils nous ont semblé exclusivement mexicains.

    Patzcuaro et son architecture adorable
    Patzcuaro et son architecture singulière
    Derriere les facades dadorables patios
    Derrière les facades rouges et blanches, d’adorables patios
    A
    Des petites mammies y vendent un artisanat de qualite
    Des petites mammies y vendent un artisanat de qualité
    Sur la place centrale cetait leffervescence malgre la pluie
    Sur la place centrale, c’était l’effervescence, malgré la pluie
    Les arcades autour faisaient le plein
    Les arcades autour faisaient le plein
    Encore de belles maisons en adobe et toits de tuiles
    Encore de belles maisons en adobe et toits de tuiles
    F
    Joubliais aussi ce marche tres anime
    J’oubliais aussi ce marché très animé. Au fait, connaissez-vous ces fruits à gauche ?
    A
    Resizer
    Les rois de la cavale…
    et les reines de la pluie
    …et les reines de la pluie !

    Tzintzuntzan

    Le nom de cette petite ville est aussi exotique que sa signification : le pays des colibris. Si notre guide papier tente de nous faire croire que c’est parcequ’il y en a eu beaucoup autrefois et que devant leur disparition la municipalité fleurit la ville pour les faire revenir, si l’encyclopédie en ligne qui commence par Wi et finit par dia se contente de donner la signification mais pas l’explication dans sa version française, j’ai dû pour comprendre chercher la version espagnole de ladite encyclopédie. On y apprend que les colibris étaient des messagers pour les dieux du panthéon purépecha, qui communiquaient ainsi entre eux depuis les 5 temples et les 5 pyramides qui leur étaient dédiés. Il s’agissait donc de colibris divins, autant dire que les fleurs du guide ont peu de chance de les attirer. Et puis les dieux sont possiblement allés voir ailleurs, depuis que les Espagnols ont cassé les pyramides des Purépechas qui s’étaient gentiment rendus en espérant le contraire. Vous verrez sur les photos ce qu’il reste de ces étranges pyramides à base ronde.

    Tzintzuntzan le pays des colibris et des yacatas
    Tzintzuntzan le pays des colibris et des yacatas (le nom donné aux pyramides locales)

    Sinon Tzintzuntzan (essayez de le prononcer 10 fois de suite et vous comprendrez pourquoi nous avons trouvé un nombre inhabituel de gens porteurs d’appareils orthodontiques) est une ville agréable, avec un grand marché d’artisanat ou l’art de la vannerie excelle plus que tout autre, avec les oliviers pentacentenaires du jardin du couvent franciscain, rivalisant en taille de tronc avec les séquoias vus en Californie.

    mais aussi le pays de la sculpture sur bois
    mais aussi le pays de la sculpture sur bois
    et surtout de la vannerie
    et surtout de la vannerie
    On aimerait tout rapporter mme les oliviers
    On aimerait tout rapporter, même les oliviers !

    Pause sculpte moi une maison

    A
    Au Mexique, on aime bien les arbres ronds, carrés, rectangulaires, et pourquoi pas en forme de maison
    A
    B
    C

    Morelia

    Pourtant classée au patrimoine mondial de l’humanité pour ses 250 monuments historiques de pierres roses mélangeant adroitement de nombreux genres architecturaux, dont 21 églises, 20 monuments administratifs, 1 acqueduc de 253 arches, Morelia ne nous a pas transcendés. La grande taille du centre historique y était peut-être pour quelque chose. Nous n’avons pas réussi à ressentir l’âme de la ville, comme cela est régulièrement arrivé précédemment. Reconnaissons tout de même avoir vu quelques splendeurs, comme l’enchevêtrement de dorures et de roses sur les murs et plafond du Sanctuaire de la Vierge de Guadalupe, les fresques géantes et les patios du Palais de Justice et du Palais du Gouverneur, les 22000 livres de la bibliothèque universitaire installée dans un ancien temple.

    A
    Les lettres géantes de Morelia, la capitale de l’état de Michoacan
    A
    La ville est inscrite au patrimoine de l’Unesco pour son architecture particulière
    Z
    A
    Un bel aqueduc de 253 arches. Et le sanctuaire de la Virgen de Guadalupe, si banal à l’extérieur,
    A
    mais si richement décoré à l’intérieur !
    A
    Le Palais du Gouverneur est décoré de fresques racontant l’histoire de la ville mieux qu’un livre
    A
    A
    Et en parlant de livres, la bibliothèque universitaire c’est tout un poème !

    Nous avons découvert aussi à Morelia un autre curé mercenaire, héros de la lutte pour l’indépendance mexicaine, représenté partout la tête recouverte d’un bandeau de pirate, à qui on aurait volontiers confié les commandes du Black Pearl. Au fait, je ne vous ai pas dit son nom : c’est Jose Maria Morelos. La ville a préféré abandonner son ancien nom de Valladolid pour prendre le sien.

    A
    Statue équestre de Jose Maria Morelos et moultes peintures à son effigie dans les bâtiments publics
    A

    Nous allons bientôt rejoindre l’état de Mexico, car là-bas, dans quelques endroits précis, les papillons monarques arrivent en masse depuis le Canada ou les USA pour passer l’hiver au chaud. Nous avons hâte de vivre ça, et bien sûr de vous le raconter, c’est promis !

    parcours du au novembre
    parcours du 13 au 22 novembre