Étiquette : thermalisme

  • 102. Costa Rica deuxième décade

    Nous explorons maintenant la vallée centrale du pays et ses alentours, en poussant une petite pointe vers le nord de la côte Caraïbe. Cette « vallée » est en fait un haut plateau avoisinant les 1000 mètres d’altitude, ce qui nous apporte une fraîcheur bienvenue. En dehors de la capitale San José, notre quotidien sera encore dominé largement par la nature, avec des rencontres animalières exceptionnelles.

    Las termales del bosque

    Vous vous doutez que le nom nous a attirés comme des aimants. Cet ensemble méconnu de bassins d’eau thermale vaut pourtant assurément le déplacement, tant il est l’antithèse des installations commerciales de La Fortuna. Après avoir laissé Roberto tout seul au parking (à 10h nous sommes les premiers visiteurs), nous nous acquittons d’un droit d’entrée modique d’environ 5 € par personne – c’était entre 8 et 75 à La Fortuna ! – puis traversons à pied la forêt tropicale luxuriante qui mène au site. 10 minutes plus tard, nous découvrons cette série de bassins, une dizaine environ, groupés par 2 ou 3, emplis d’une eau parfois claire ou parfois trouble, allant du jaune paille au bleu foncé, et dont la température, indiquée sur de petits panneaux s’étage entre 30 et 48°C. Nous n’avons que l’embarras du choix et allons les tester tous un par un. Ma préférence va pour le 44 jaune paille, tandis que Claudie préfèrera le 39 bleu opalescent. Très relaxés, nous allons prendre une excellente piña colada au petit bar et nous restaurer d’un repas rapide. Sans doute préparé par l’hôtel voisin, que nous avons traversé pour arriver au parking. Une petite dizaine de visiteurs en tout ce matin-là. A la fin nous nous connaissions tous et le dernier nous a dit « au revoir ». En Français bien sûr !

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    Il s’agit bien d’eau thermale, de 30 à 48°C comme celui du dessus. Claudie a préféré 36 et moi 44…
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    Un endroit calme et relaxant. Le pied, quoi !
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    Un moment inoubliable

    Sur les conseils d’amis voyageurs, nous faisons étape chez José, un guide naturaliste ayant décidé au moment du confinement, alors qu’il avait perdu toute activité chez son employeur, de se mettre au vert en accueillant des voyageurs nomades ou non dans un petit jardin tropical qu’il aménagerait lui-même, idéalement situé près d’une forêt avec tous ses attraits. Le résultat est déjà très probant. Roberto a droit à un emplacement ombragé sur une belle pelouse, bordé de fleurs tropicales parfaitement entretenues. Tous les services de base sont à disposition, dont une petite cuisine et de grandes tables pour les visiteurs. Rien que cela vaudrait le déplacement. Mais l’énorme plus, c’est José, qui propose spontanément une visite des lieux, du jardin dont il connait chaque recoin et dont il est tellement admiratif qu’il prend presque autant de photos que nous, à la forêt voisine où il va nous faire découvrir faune et flore pendant plus de 3 heures, que nous n’avons pas vu passer. Nous avons vu des arbres et fleurs magnifiques, nous avons senti les feuilles du cannellier, nous avons goûté à divers fruits ainsi qu’au café et au thé qu’il produit, nous avons cherché et trouvé les célèbres petites grenouilles « blue jeans », nous avons observé pas mal d’oiseaux, nous avons tordu le cou pour repérer des singes hurleurs très hauts dans les arbres et j’ai pu photographier mon premier toucan. Et bien entendu, l’endroit s’appelant Caribbean Rainforest Sloth, nous avons vu une demi-douzaine de paresseux, dont deux tout près de notre emplacement.

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    Arrivée chez notre hôte qui a le sens de la réception
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    Nous sommes hébergés dans un jardin tropical luxuriant que José a aménagé lui-même et dont il propose d’emblée la visite
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    Nous rêvons d’un jardin comme ça Claudie et moi
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    Après le jardin, la balade commentée se poursuit dans la forêt adjacente. Les découvertes seront encore nombreuses, comme ces plantes rampantes qui épousent les rochers ou les arbres, ce tronc moussu qu’on dirait enneigé ou encore ces graines velues dont on se sert pour garnir les oreillers

    Les paresseux, c’est difficile à photographier, surtout avec un smartphone. Non pas à cause de leur vitesse de déplacement -loin de là, nous avons largement le temps de les cadrer – mais parce qu’ils vont tout de même se percher assez haut afin de ne pas trop être dérangés, et le téléobjectif des smartphones, lorsqu’il est présent, est très limité. Après le déjeuner, Claudie décide de retourner en forêt compléter sa collection de graines « œil de bœuf » en vue de se faire un collier. Mais à peine partie, elle m’appelle : « Viens voir vite ! ». Je la rejoins en courant et la trouve devant l’un des paresseux de l’entrée, cramponné à la hauteur de nos yeux sur un petit arbre qu’il a sans doute entrepris de descendre, arrêté en route par l’apparition de Claudie. Nous nous rapprochons lentement pour mieux observer l’animal qui nous regarde fixement, et arrivons à prendre des photos de cette scène extraordinaire, tant-il est rare de voir un paresseux descendre d’un arbre. Dans le milieu naturel en tout cas. L’animal, peut-être apeuré, finit par remonter, pas bien haut parce que l’arbuste est frêle, puis semble se rendormir. Claudie repart chercher ses graines, je repars discuter avec Jose et d’autres visiteurs qui viennent d’arriver. Moins d’une heure plus tard, Claudie va jeter un œil du côté du paresseux et j’entends de nouveau : « Viens voir vite ! ». Je me précipite et cette fois, ce sont deux paresseux qui sont entrain de descendre de leur arbre. Ça arrive normalement une fois par jour (ils descendent pour faire leurs besoins ou changer de perchoir) et plutôt la nuit par souci de discrétion. Il est en tout cas exceptionnel d’assister à cela, notre hôte nous affirme que c’est la première fois que ça arrive ici et que nous sommes vraiment chanceux. Figés comme des statues, nous assistons à la lente descente des paresseux puis à leur progression lente sur le sol tout près de nous. Assise, Claudie en verra un passer à un mètre d’elle ! Un moment extraordinaire. Nous les suivons ensuite à distance raisonnable jusqu’à leur nouvelle résidence pour la nuit à venir. Ils y seront d’ailleurs encore le lendemain.

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    Claudie m’appelle : un premier paresseux est entrain de descendre de son arbre. Effrayé par notre présence, il va remonter…

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    Mais il va finir par redescendre, accompagné par un autre, et ce sont 2 paresseux qui vont traverser le chemin devant nous !

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    Des endroits comme ça, on en redemande !


    Tortuguero, l’Amazonie costaricienne

    Cet enchevêtrement de canaux, de marais et de rivières dans une forêt tropicale au nord du pays, sur la côte caraïbe, est probablement mieux préservé par sa difficulté d’accès (uniquement par voie fluviale ou par la mer) que par sa classification en parc national en 1970. Lors de notre visite en 2009, il nous avait fallu plus de 4 heures de bateau pour le rejoindre depuis Limon. Certes un embarcadère plus proche, La Pavona, existait déjà, mais il n’était relié au réseau routier principal que par une mauvaise piste souvent boueuse que n’empruntaient pas les transports en commun. Cette piste est aujourd’hui goudronnée et nous avons passé la nuit à La Pavona, la dernière de la saison sèche qui s’étend de décembre à avril. De fait, le lendemain, le premier mai à 6h du matin, il s’est mis à pleuvoir pour la première fois depuis longtemps. Incroyable cette météo si ponctuelle !

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    Embarcadère de La Pavona. Ci-dessus le 30 avril, dernier jour de la saison sèche… Ci-dessous le lendemain 1er mai, premier jour de la saison humide. Incroyable comme la météo est ponctuelle ici !
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    Enfin bon, ça ne va pas durer si longtemps et nous pourrons profiter pleinement du paysage

    6 heures du matin et pourtant nous étions prêts à embarquer pour une excursion d’une journée dans le parc. Car pour voir la nature, il vaut mieux se lever tôt. Une visite encore une fois de qualité, avec un guide naturaliste qui n’avait pas son pareil pour repérer tout ce qui bouge, du colibri sirotant son nectar au caïman dont seuls les yeux émergent de l’eau trouble du canal, en passant par les singes araignées qui se balancent sous les branches, loin au-dessus de nous. Il savait identifier les chants des oiseaux, qu’il reproduisait ensuite avec son smartphone pour communiquer avec eux. Enfant de la région, il en connaissait bien sûr toute l’histoire, depuis l’arrivée des nicaraguayens chasseurs de tortues (le littoral est propice à la ponte, c’est d’ailleurs la signification du nom du lieu) venus finalement s’installer ici à l’invasion touristique croissante depuis les années 70. La flore est aussi particulièrement riche et belle, bien entretenue par la pluviosité particulièrement élevée du lieu (plus de 6 m par an !). Mon secteur préféré a été l’ »allée des palmiers », un canal étroit dont l’eau calme reflète en miroir les palmiers et autres palétuviers qui la bordent.

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    La lagune de Tortuguero n’est plus séparée de la Mer des Caraïbes ici que par cette mince bande de terre
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    Nous avons ascensionné un petit volcan pour aller profiter du panorama. C’est vert, non ?
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    Le village de Tortuguero lui-même n’est pas extraordinaire, totalement centré sur les activités touristiques. On y déguste toutefois une excellente cuisine créole dans un décor sympathique
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    Visite du volcan Poas

    Nous l’avions ratée lors de notre voyage de 2009, l’accès au volcan étant fermé en raison de glissements de terrains. Les fermetures sont d’ailleurs relativement fréquentes, en raison de l’activité volcanique continue depuis plus de deux siècles. La dernière éruption date de 2019, mais le Poas produit continuellement des tremblements et des fumerolles.  L’ascension est facile puisque la route parvient à quelques centaines de mètres du cratère, l’un des plus grands du monde avec un diamètre de 1320 m, hébergeant un beau lac gris-bleu parcouru de brumes mobiles. L’accès est bien sûr interdit, en raison des caractéristiques de l’eau, très chaude et acide, et du potentiel éruptif du volcan. Des abris sont d’ailleurs disponibles un peu partout, y compris sur le chemin d’accès, et un système visuel et sonore alerte en cas d’augmentation de la teneur en soufre de l’atmosphère.

    C’est un joli spectacle, qui s’apprécie plutôt le matin de bonne heure (entre 8h et 9h), afin d’éviter les hordes de touristes qui débarquent des bus après cela et surtout les nuages qui se forment rapidement en cours de matinée et peuvent masquer complètement la vue. Nous avons pour notre part dormi sur le parking d’un hôtel juste à côté, profitant au passage d’une fraîcheur bienvenue grâce à l’altitude (2200 m pour le parking, 2700m pour le volcan).

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    Au point de bivouac, à 2200m d’altitude, le panorama sur la vallée de San José est splendide, de jour comme de nuit. Et la fraîcheur est au rendez-vous.
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    Nous nous imaginons coinçés là, à lire tout ce qui va bien pouvoir nous tomber dessus…

    Arrivés au sommet (2760m) le cratère s’offre à nous, ainsi que son joli lac dont la couleur menthe glaciale reflète mal une température élevée (40 à 60°C) et un pH très acide. Pas vraiment envie de se baigner ou de tomber dedans !

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    Mais pour la photo de famille c’était sans problème. Nous avons trouvé des touristes français pour nous faire le cliché !
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    En tout cas, les abondantes fumerolles et les frémissements de l’eau montre bien l’activité permanente du volcan Poas. Impressionnant. Au fait vous aviez remarqué que le lac avait la bouche en coeur ?

    SOS Animaux en détresse

    Le Rescate Wildlife Rescue Center, près d’Alajuela, est une association à but non lucratif qui depuis plus de 30 ans se consacre à la récupération des animaux en difficulté, à leur remise en état et à leur libération dans la nature lorsque c’est possible, dans 89% des cas. Les 11% restants, inaptes pour diverses raisons au retour à la vie sauvage, sont gardés ici. Il peut s’agir d’une infirmité, genre perte d’un aile pour un oiseau, ou bien d’un contact initial trop fréquent avec les humains. Dans cet endroit, ils sont aux petits soins. Beaucoup restent en liberté et se baladent dans les allées, voir se posent sur le grillage à l’extérieur des quelques cages comme pour narguer leurs occupants. A noter la présence de plusieurs cages à oiseaux dans le parc utilisées pour protéger …de jeunes plants que les animaux dévoreraient. Assez souvent sur les pancartes, les motifs fréquents des accidents ayant amené les animaux ici sont expliqués, et l’humain a une place prépondérante. L’environnement est de qualité et bien entretenu. Nous nous sommes régalés.

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    Malgré les grilles, nous ne sommes pas dans un zoo : les animaux sont posés AU-DESSUS !
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    Ils se passionnent aussi pour la vie nomade et s’exhibent volontiers au volant. Attention tout de même dans les allées, y a du monde qui circule !
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    Il est possible aussi que ces animaux ne s’échappent pas parce qu’ils sont handicapés. Les plus chanceux sont finalement ceux qui sont dans des cages parce qu’ils vont pouvoir être relâchés. Comme ce toucan par exemple ? Je suis assez content de ma photo en tout can euh en tout cas.

    Si vous voulez en savoir plus, ou pourquoi pas faire un don pour sauver un toucan ou un jaguar, c’est ici.


    Nous avons visité un « arteroport »

    Si la morphologie de ce Museo de Arte Costarricence vous rappelle vaguement quelque chose, vous avez raison. Il ne s’agit ni plus ni moins que du premier aéroport international de San José, ayant fonctionné de 1940 à 1955 jusqu’à l’inauguration de son successeur actuel avant d’être reconverti en musée en 1958. Et la haute structure centrale est bien son ancienne tour de contrôle. Si un petit contrôle de sécurité est encore appliqué à l’entrée, point n’est besoin de montrer son billet pour accéder aux salles d’embar euh d’exposition puisque ce musée est entièrement gratuit.

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    L’actuel Museo de Arte Costarricense et l’ancien aéroport du pays (image récupérée sur le site du MAC)
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    Les artistes exposés sont principalement des costariciens ayant vécu de la seconde moitié du XIXème siècle jusqu’à maintenant. Sur les 1700 œuvres que possède le musée, seulement une partie est exposée dans 4 salles dites d’art visuel pour rester ouvertes à différentes techniques.



    A l’étage, nous visitons l’ancien salon diplomatique, appelé salon doré, dont les murs sont entièrement décorés de bas-reliefs retraçant l’histoire du pays depuis la vie paisible des première tribus indiennes jusqu’à l’inauguration de l’aéroport. Et le sculpteur était français, un certain Louis Féron, qui a peut-être été oublié par ses compatriotes pour s’être ensuite fait naturaliser américain.

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    Le salon doré : l’histoire du Costa Rica en bas reliefs racontée par un Français
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    A l’entrée du salon est exposé un collier reproduisant toute la frise. Réalisé par notre même artiste français Louis Féron, qui était aussi (et surtout) orfèvre.

    Nous terminons par le jardin des sculptures, occupant une partie de l’ancien tarmac, et présentant également des artistes locaux. Une visite virtuelle est disponible sur le site du musée.

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    Attenant au musée, sur l’ancien tarmac, un agréable jardin de sculptures

    San José, en or, en jade …et en béton

    La capitale du Costa Rica ne reflète en rien l’image de ce beau pays. La nature si belle ailleurs y a presque disparu, les routes, plutôt bonnes en campagne, sont ici mauvaises et pleines de trous, la circulation est dense et bruyante et la pollution est à l’avenant. Nous nous y sommes tout de même arrêtés 48 heures, pour explorer à pied sont centre-ville colonial agrémenté de beaux bâtiments et de quelques musées intéressants, comme celui de l’or précolombien ou encore celui du jade.

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    Le centre-ville, en majorité sans charme, possède tout de même quelques beaux restes, comme cette poste en service depuis 1917,
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    ce Théâtre National, construit en 1890 après qu’une diva espagnole en tournée en Amérique latine ait boudé le Costa Rica faute de salle convenant à sa petite personne,
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    cet « Edificio Metalico », de fabrication française, tout en pièces de métal préfabriquées en Belgique, abritant des écoles,
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    et cette scultpture urbaine dans le Parc National appelée « Nouveau Paradigme » (si vous savez pourquoi dites-le moi !)
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    Objets de la vie quotidienne, amulettes des chamans, offrandes funéraires, nombreux furent les usages de l’or par les Amérindiens, qui exploitaient le métal précieux depuis au moins 2000 ans av. J.-C.
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    En cours de journée, nous sommes tombés sur le musée du jade. La visite n’était pas prévue, mais comme notre guide disait que les pièces étaient bien mises en valeur par un éclairage en transparence, nous sommes entrés jeter un œil. Sauf qu’aucune pièce n’était mise en valeur de cette façon. Déçu, j’ai décroché et même un peu dérapé…

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    Musée du Jade : de belles pièces, oui, mais où est le rétro-éclairage promis ?
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    Un peu énervé, j’ai cliqué sur l’audioguide en Brunka (un langage amérindien). Forcément, les légendes des photos suivantes en seront quelque peu perturbées…
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    Là, j’imagine que les Brunka avaient inventé la pétanque… C’était bien avant les Marseillais qui n’ont découvert le jeu qu’en 1908.
    C
    Séance de fouilles en cours. Moi, je dirais que le personnage était peintre. Et vous ?
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    Administration de suppositoire par un chamane qui hésite entre la petite et la grande sarbacane
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    Père Brunka récompensant ses enfants d’une crêpe au Nutella.
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    Assiette amérindienne. Quant on vous dit que ces civilisations étaient en avance !

    Au musée du jade, il n’y avait pas que du jade (non rétro-éclairé) mais aussi quelques expos temporaires, dont celle de Isidro Con Wang, un costaricien d’origine chinoise. Libéré de la pression de son père qui l’a fait travailler dur, dans les fermes notamment, jusqu’à l’âge de 40 ans, il a pu enfin assouvir son désir de devenir artiste, puisant son inspiration à la fois dans ses racines et dans son expérience agricole. D’où la présence quasi constante de taureaux dans ses œuvres, très colorées par ailleurs, voire psychédéliques. Ça nous a reposé du jade.

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    La plus belle cathédrale du Costa Rica

    La Basilique Notre Dame des Anges à Cartago mérite en effet à elle seule un petit chapitre. Une statuette de vierge noire découverte ici en 1625 sur un rocher puis y retournant obstinément dès qu’on la déplaçait poussa la communauté catholique à édifier une cathédrale à cet endroit. L’ouvrage fut détruit par un tremblement de terre en 1926. Mais comme à l’inverse de la vierge elle ne réapparut pas spontanément, elle fut reconstruite en 1929. En acier recouvert de béton, on n’est jamais trop prudent. L’édifice de style byzantin présente plutôt bien avec une façade ouvragée, une superbe coupole octogonale. A l’intérieur, le plafond lambrissé et compartimenté est de toute beauté, tout comme les multiples colonnes en albâtre décorées comme les murs de motifs floraux et les vitraux très lumineux. La foule ne s’y trompe pas et vient en nombre depuis la capitale, traversant la cathédrale à genoux jusqu’à l’autel.

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    Façade de la Basilique, de style néo-byzantin
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    Vue panoramique de l’intérieur
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    l’une des chapelles

    A la rencontre des quetzals

    Cet oiseau sacré des Mayas ne se rencontre qu’en Amérique centrale, mais il est particulièrement difficile à observer. On ne le trouve pas en captivité car il meurt rapidement s’il est enfermé, ce qui en fait un symbole de liberté. Il faut aller dans les forêts d’altitude, se lever très tôt et bien ouvrir les yeux pour avoir des chances de l’apercevoir, car un oiseau vert sur fond vert, ça n’est pas évident à distinguer. Nous avions déjà aperçu le vol furtif de 2 de ces oiseaux lors de notre séjour au Panama en 2020, le plumage vert étincelant devenant bien visible lors du déplacement d’un arbre à un autre. Mais c’était vraiment fugace. Pour nous donner toutes les chances, nous sommes allés nous garer pour la nuit tout près du Parc National des Quetzals, à San Gerardo précisément.

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    Roberto sur une épaisse moquette. A l’heure de la publication, nous n’étions pas sûrs de pouvoir en sortir…

    Réveillés à 5h du matin, nous étions à l’endroit le plus propice, à 1 km de là, au lever du soleil. Quelques petits groupes accompagnés d’un guide étaient déjà là. Ça aide pour voir dans quelle direction pointer son regard puis ses jumelles. Et puis bingo, nous les avons vus. D’abord fendant l’air, bien reconnaissables grâce à leur longue queue, puis posés sur les branches, alors immobiles quelques minutes avant de redécoller, nous permettant de bien les observer, à distance raisonnable. Pour la photographie, c’est plus difficile, car nous ne sommes équipés que de smartphones et si ces appareils font des photos honnêtes en focale standard, ils sont très limités en téléobjectif. Mais cette observation rare est bien dans la boîte, je veux parler de notre boîte crânienne bien sûr. Une croix de plus cochée sur notre « wish list ».

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    Si les gens regardent tous par là, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison

    Quoi de mieux que ces magnifiques et rares oiseaux, l’espèce locale s’appelant d’ailleurs le quetzal resplendissant, pour terminer cette seconde partie de notre parcours costaricien. La richesse de ce que nous avons pu voir ces dix derniers jours a mis la barre assez haut. L’Est du pays va-t-il être à la hauteur ? Vous le saurez dans le prochain épisode !

    Parcours Costa Rica
    Parcours Costa Rica 2ème décade, en version zoomable ici
  • 42. Le blog est de retour

    Plébiscite

    Suite à ma dernière publication, j’ai eu l’heureuse surprise de recevoir de nombreux témoignages de sympathie et/ou de vifs encouragements, J’ai découvert plus de lecteurs que je ne l’imaginais, que chacun lisait à sa façon, de temps en temps ou au contraire guettant la moindre sortie, que d’autres lisaient en famille, que d’autres encore préféraient la version simplifiée sur Instagram. Bref j’ai un peu découvert mes lecteurs, plus nombreux que ce que j’imaginais, tout cela m’incitant naturellement à poursuivre ce blog. Merci du fond du cœur à tous les répondants, et merci aux autres lecteurs de me lire tout simplement. Ces retours m’ont permis de mettre au jour quelques problèmes techniques, comme l’impossibilité de lancer le quiz ou la difficulté à charger les images par exemple. Cela va m’inciter à modifier mes choix et je vous encourage vivement à remonter d’éventuels dysfonctionnements via le formulaire de contact, afin que j’y apporte dans la mesure du possible les corrections nécessaires. Donc l’aventure continue ! 😊😊😊


    Légende à deviner 1

    Je rappelle que nous venons d’arriver en République Tchèque, et cela a attisé inévitablement mon esprit malicieux. A vous de retrouver la légende qui correspond à chaque photo. La solution est inscrite à l’envers pour que vous ne trouviez pas trop vite…

    Euqèhct tenrac nu

    Olomouc et son horloge astronomique

    Cette ville serait d’après notre guide la deuxième plus belle de République Tchèque après Prague. Un autre guide la classe première. Cette rivalité méritait que l’on s’y arrête, même en l’absence de toute possibilité de trancher puiqu’il s’agit de notre première ville-étape dans le pays. Effectivement les façades baroques et renaissance aux tons pastel alternent le long des rues pavées, les places sont parsemées de fontaines et de petits restaurants qu’on imagine très actifs à la belle saison. Peu de monde dehors en ce moment, surtout avec la froide grisaille ambiante, mais le grand marché de Noël en cours d’installation va bientôt changer la donne. La cathédrale s’enorgueillit d’avoir reçu à la fois Jean-Paul II et Mère Teresa, tandis que le château est fier d’avoir hébergé le jeune Mozart pendant qu’il composait à 11 ans sa 6ème symphonie en fa majeur tout en cicatrisant de sa petite vérole. Mais le clou du spectacle à Olomouc, c’est la magnifique horloge astronomique intégrée dans un mur de la mairie. Datant du début du XVème siècle, elle a dû être reconstruite à plusieurs reprises, le style dit « réaliste soviétique » actuel datant des années 1950. Entourée d’une mosaïque très propagandiste dédiée aux joies du labeur en toutes saisons, l’horloge assure tel un couteau suisse de multiples fonctions. Elle donne ainsi les minutes, les heures sur 12 ou 24 heures, les jours de la semaine et du mois, l’année, la saison, le signe du zodiaque en cours, la phase de la lune, la position des planètes du système solaire et même une carte du ciel actualisée. En plus, tous les jours à midi se déclenche une animation ou 12 ouvriers tournent autour d’un axe. Les russes n’aimaient pas les apôtres initialement installés par l’auteur…


    Restaurace

    Malgré son petit air d’imparfait du subjonctif, ce terme désigne tout simplement un restaurant et reste plus facile à identifier qu’un « kavarna » (café) ou un « hostinec » (auberge). Donc nous avons testé un « restaurace ». Accueil sympathique, menu traduit partiellement en anglais, nous avons pu tester quelques spécialités locales : en entrée une soupe traditionnelle avec bouillon de volaille et petits morceaux d’oie enveloppés dans des feuilles de chou. En plat un rôti de bœuf à la crème servi avec des airelles et des « knedliky » (tranches d’une préparation faite de farine, d’œufs, de levure, de pain rassis et de pommes de terre). En dessert un gâteau à la citrouille et aux noix accompagné de nougatine. En boisson ce fut obligatoirement une bière : les Tchèques en sont les premiers consommateurs au monde avec 150 litres par an. Pour finir un café, servi comme souvent ici avec un petit verre de lait et un petit verre d’eau. L’addition était plutôt douce, 25 euros pour deux pour un menu 2 plats, boissons et cafés compris. Dans les rues, on trouve fréquemment des échoppes vendant des « trdelnik », pâtisseries cylindriques faites de boudins de pâte à la cannelle enroulés autour d’un axe en bois ou en métal puis cuits sur le gaz ou plus traditionnellement au feu de bois après avoir été enrobés de sucre et de noisettes concassées. Après, l’intérieur du cylindre peut être garni de tout ce que vous voulez. Ce n’est qu’une fois la bouche pleine que vous arriverez peut-être à prononcer son nom.


    Légende à deviner 2

    Euqnab ed euqèhct enu

    Le client est roi

    Saviez-vous que ce slogan a pour auteur Tomas Bata, le créateur de la célèbre marque de chaussures ? Nous l’avons découvert en visitant son usine à Zlin. La philosophie Bata était d’allier la productivité au bonheur social, pays de l’Est oblige. Lorsqu’à New York on trouve une banque Trump, une tour Trump, un golf Trump, des yachts et hôtels de luxe Trump et j’en passe, cela se traduira à Zlin par un hôpital Bata, des jardins Bata, des écoles Bata, des stades Bata, etc. Tomas Bata a tout de même eu la faiblesse de s’offrir un avion. Bien mal lui en a pris car il s’est crashé avec. Vu sa célébrité, il a dû être enterré en grandes pompes…



    Ferme la porte, il fait froid dehors !

    Cette phrase fréquemment prononcée à l’approche de l’hiver a un certain côté illogique : même si cette fichue porte est bien fermée, il fera toujours aussi froid dehors. On comprend que c’est à l’intérieur que ça s’arrange ensuite, mais pas toujours. Tenez, dans Roberto, c’est suite à l’ouverture puis la fermeture d’une porte qu’il s’est mis à faire froid à l’intérieur. Après une journée comme une autre, nous nous garons ce jour-là à la tombée de la nuit et allumons notre chauffage. Je rappelle qu’il s’agit d’un chauffage fonctionnant au gasoil prélevé sur le réservoir du véhicule. La ventilation démarre puis s’arrête quelques minutes après. L’écran de commande affiche un code qui, d’après le manuel signifie « absence d’arrivée de gaz ou véhicule garé trop en pente ». Nous sommes certes en discrète pente vers l’avant, mais nous avons déjà expérimenté un chauffage normal avec une pente plus forte, et à priori le chauffage au diesel ne serait pas sensible à la pente contrairement à celui au gaz. Notre réservoir est au premier quart, ce qui normalement est largement suffisant pour que le chauffage fonctionne. Dans la version « diesel » de notre chauffage, celle que nous possédons donc, le code n’est pas répertorié… Le plus proche est « niveau de gasoil insuffisant ». Nous nous disons qu’avec la pente, la crépine de prélèvement n’est peut-être pas du bon côté du réservoir et que du coup le carburant n’arrive plus. Dans le doute, nous repartons faire le plein à un kilomètre de là et trouvons un stationnement à plat. Malheureusement, la procédure de réamorçage décrite dans le manuel ne fonctionne pas et nous devons convenir, après vérification visuelle de tous les branchements, que notre chauffage est en panne. Trop tard pour trouver un dépanneur, et de toutes façons, le plus proche est à 100 km de là. Avec 4°C dehors, nous nous préparons à passer une nuit un rien frisquette. Il ne faisait que 9° C le matin au réveil, mais notre équipement antifroid a bien joué son rôle. Avant de reprendre la route vers le réparateur tout en shuntant l’étape du jour, je revérifie le manuel et me demande soudain si nous n’aurions pas enclenché par erreur l’interrupteur du kit d’altitude (prévu pour l’utilisation du chauffage au-delà de 1500m quand l’oxygène est plus rare). Je ne crois pas à postériori que dans cette position le chauffage aurait refusé de s’allumer, mais par contre cela m’a permis de constater que l’interrupteur était en position médiane, pile entre la position normale et celle du kit altitude. Aucun contact ne se faisait donc, ce qui bloquait tout allumage. Du bout de l’index, je pousse l’interrupteur d’à peine un millimètre et relance le chauffage. Ô miracle, tout repart comme en 40 ! Mais pourquoi cet interrupteur avait-il pris cette position ? Parce que dans l’après-midi, lors d’un virage très serré, la porte de la salle de bains s’était ouverte brutalement, finissant sa course dessus. Nous avons eu beau la refermer, il a fait presque aussi froid dedans que dehors.


    Légende à deviner 3

    Siob ne euqèhct nu

    Slavkov u Brna

    Ce nom ne doit pas vous dire grand-chose. Et pourtant cette étrange mise en scène dans une entreprise de travaux publics et ce personnage familier au milieu du rond-point devraient vous mettre sur la piste. Slavkov n’est en fait que le nom tchèque de la ville d’Austerlitz, proche du site de la bataille du même nom, celle dite des 3 empereurs, où Napoléon battit brillamment la coalition Autriche-Russie pourtant en supériorité numérique. Au prix tout de même de 15 000 morts rien que du côté français. La colline est celle d’où il a dirigé la bataille. Le monument dit de la paix est dédié aux victimes des 3 pays. Une expo multimédia est juste à côté, décrivant de façon très démonstrative les différentes phases stratégiques de la bataille et ses enjeux. On vous aurait bien montré tout ça, mais les photos et vidéos étaient interdites. Vous n’aurez qu’à venir voir par vous-même !


    Drôle d’oiseau

    Cet oiseau étrange cache à la fois une voiture de collection mais aussi en arrière-plan les flèches élancées de la cathédrale Ste Barbe de la ville de Kutnà Hora, à 60 km à l’Est de Prague. Tout ravit l’œil du visiteur et celui de l’appareil photo : la nef haute de 33m dont la voûte est couverte de blasons, les vitraux peints directement sur le verre, les fresques dont certaines remontent au XVème siècle, les bancs finement sculptés et l’orgue aux 4000 tuyaux que de façon inhabituelle on peut observer par le dessus et l’arrière. Jésus lui-même, assis par terre l’air songeur, n’en revient pas. La ville elle-même a son cachet avec ses ruelles tortueuses et son passé prospère lié à l’exploitation d’une mine d’argent. Une dernière curiosité et pas des moindres, on trouve à Sedlec, en bordure de Kutnà Hora, une étonnante chapelle dite de Tous-les-Saints entièrement « meublée » d’ossements humains. Oui je dis bien « meublée » car on trouve ici des lustres, des cadres, des autels, des inscriptions murales, etc. 40 000 squelettes ont servi à cette décoration étrange, grâce à une épidémie de peste et au réaménagement du cimetière de la chapelle. Ikea humanum est.




    Légende à deviner 4

    Tniop-euqèhct nu (c’est l’entrée de notre camping à Prague)

    Résumé prague-matique

    L’exercice est délicat de raconter deux journées de visite d’une capitale en quelques photos. Je me contenterai de légender quelques unes de nos préférences :










    L’or de Bohème

    C’est le nom donné à la première bière digne de ce nom fabriquée à Plzen en Tchéquie en 1842. Avant, des brasseurs improvisés fabriquaient des breuvages très moyens. Réalisant qu’ils avaient touché le fond en matière de brassage, ils décidèrent de s’unir, d’embaucher un maître brasseur et de construire un établissement digne de ce nom près d’une source d’eau douce de qualité et de caves en grès. Le maître brasseur affina le processus de fermentation froide, et mit au point la première bière blonde et transparente au monde qui eut un tel succès que les brunes comptèrent pour des prunes. Aujourd’hui, l’usine est toujours en activité et se visite. Dans une bonne odeur de malt et de houblon, on passe entre les chaudières en cuivre et les cuves de fermentation ouvertes, puis on entre dans les souterrains où la seconde fermentation se poursuit dans les tonneaux de chêne. 23 km de galeries tout de même ! La visite se termine naturellement (sans ça on n’y serait pas allés 😉) par la dégustation directement au tonneau. Un délice !


    Légende à deviner 5

    Cnalb ne euqèhct nu

    Marienbad ou mes illusions perdues

    Je voulais visiter cette ville, d’abord parce que c’était une station thermale, mais aussi parce qu’elle évoquait en moi le romantisme d’un film d’Alain Resnais, L’année dernière à Marienbad. Sauf que ce film fut tourné en Bavière. L’histoire c’est celle d’un homme qui rencontre une femme dans un palace et essaie de la persuader qu’ils se sont rencontrés l’année passée à Fredrikstad (c’est en Pologne). Elle dit non mais il insiste : « Alors c’était peut-être à Marienbad ou Karlsbad ». Le titre vient juste de là, parce que le nom sonnait bien… Bon, il reste que c’est une station thermale en activité, avec de jolis parcs bordés de bâtiments rétro et plusieurs sources à goûter à l’aide d’une petite tasse en porcelaine à long bec appelée « kalisec ». L’eau est fraîche et pétillante. Ça repose de la bière !


    La même en mieux

    karlovy vary, république tchèque

    Karlovy Vary est la grande sœur de Marienbad, à moins de 100 km au nord de celle-ci. On y retrouve le charme de ces villes d’eaux ayant connu leur essor au XIXème siècle, avec des alignements de grands hôtels autour de parcs verdoyants, des bâtiments dédiés à l’exploitation et à la mise en valeur des sources comme ces magnifiques colonnades métalliques à la manière de Gustave Eiffel. Mais là où le charme de Marienbad reposait sur un aspect désuet et tranquille, celui de Karlovy Vary est dominé par l’exubérance et l’opulence. La ville est d’abord plus grande, alignant de façon spectaculaire plusieurs centaines d’hôtels aux façades très travaillées sur plusieurs niveaux autour de la rivière centrale. Les sources sont à la fois plus nombreuses et plus expressives, crachotant et fumant dans la rue. Les établissements de remise en forme sont évidemment légion. Les boutiques et les restaurants se sont tournés vers le grand luxe. Nous avons doublé notre collection de kalisecs (traduire : nous en avons acheté un autre) pour goûter à différentes sources, plutôt chaudes, ferrugineuses et soufrées ici. La température la plus élevée est de 73°C. La dégustation de l’eau s’accompagne typiquement ici de celle d’oplatky, petites gaufrettes en forme de disque et, lorsque le foie est bien reposé d’une liqueur locale dénommée Becherovka. Au fait, si vous voulez voir les sources crachoter et fumer en vidéo avec le son et tout et tout, allez jeter un oeil sur le compte Instagram de Roberto @en_route_avec_roberto


    Légende à deviner 6

    https://www.youtube.com/watch?v=uxCfxh1djhM

    Celle-là je l’adore, la solution est dans le titre…


    Tchéquie, c’est fini !

    Nous aurons passé une dizaine de jours dans ce pays intéressant à plus d’un titre. Le parcours est résumé ci-dessous. Nous avons franchi la frontière vers l’Allemagne que nous nous contenterons de traverser en quelques jours. Avec quelques stops tout de même. A bientôt !

    P.S. En route avec Roberto dispose désormais d’un compte Instagram auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien ou sur le bouton en fin d’article. Les publications y sont plus fréquentes mais avec un nombre et un format de photos restreints, tandis que les textes sont plus concis. Pas de panique si vous n’avez pas ou n’aimez pas Instagram, les photos et commentaires finiront tôt ou tard sur ce blog, l’inverse n’étant pas toujours vrai.

    Parcours en République Tchèque