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  • 101. Costa Rica première décade

    En contraste avec les pays précédents, le Costa Rica s’affirme d’emblée comme orienté vers la nature. Le tourisme vert est d’ailleurs sa première source de revenus. De fait, après une dizaine de jours, 90% de nos activités auront eu pour thème la nature, une heureuse exception dans notre parcours.

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    Quel autre pays peut mettre des paresseux sur ses billets de banque ?!
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    Plaque minéralogique du Costa Rica

    Frontière chaotique

    L’entrée au Nicaragua avait déjà été un peu chaotique, mais la sortie encore plus, confirmant la bureaucratie intense dans ce pays. Sans vouloir entrer dans les détails, la procédure pour quitter le pays aura nécessité 2h40 tandis que l’entrée au Costa Rica ne prendra que 20 mn. Bon, chaque pays fait comme il veut, et la procédure parait plus simple pour les véhicules particuliers, mais nous plaignons les chauffeurs de poids-lourds qui, d’après les longues files de plus d’un kilomètre que nous avons pu observer de part et d’autre de la frontière ont dû perdre au moins une demi-journée à la traverser.

    Sur la photo à droite, on peut voir une file de chauffeurs de poids-lourds qui attendaient le passage de leur véhicule au scanner. Assez résignés, ils m’ont gentiment laissé passer devant eux (c’est le cas aussi pour le passage en douane, nous sommes autorisés à doubler les camions). Ils trouvaient d’ailleurs bizarre qu’avec mon véhicule particulier j’aie dû y passer aussi. Apparemment, un petit billet au policier aurait permis d’éviter cette tracasserie, mais nous ne nous sommes pas pliés à ça !

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    Premières impressions

    Quelquefois, l’entrée dans un nouveau pays se traduit par un choc culturel, comme lorsque l’on passe des USA au Mexique par exemple, mais entre le Nicaragua et le Costa Rica, formalités administratives exclues, c’est le sentiment de continuité qui prédomine. Même végétation abondante, mêmes routes en relativement bon état, même circulation tranquille. Il a fallu attendre de parcourir à pied la première ville, Liberia, pour voir quelques différences. C’est bizarre à dire, mais ce qui frappe le plus est de voir des vitrines devant les magasins, alors que depuis plusieurs mois nous côtoyions des boutiques donnant directement sur la rue ou en en étant séparées d’une simple grille. La plus grande richesse se confirme par la présence de bus électriques, même si les vieux bus scolaires américains retapés sont encore légion, et nous sommes ravis aussi de voir notre carte bancaire refonctionner après un black out au Nicaragua. A l’inverse, les couleurs du pays précédent ont presque disparu, l’église (moderne) est hideuse et le parc central est loin d’être verdoyant. Nous espérons que ce ne seront que des exceptions, la réputation du pays est au-dessus de tout cela.


    Sous l’arbre à oreilles d’éléphant

    Une première pause dans un petit camping à Liberia, sous les arbres et bien aérés, nous a permis de retrouver une semi-fraîcheur qui nous manquait depuis une quinzaine de jours. Le lendemain, nous avons grimpé à 650m d’altitude vers un premier volcan, pour nous installer sur le parking d’un « lodge » (hôtel isolé en pleine nature) acceptant les voyageurs nomades. De là, nous avons suivi un petit chemin de randonnée dans la forêt tropicale sèche, menant à une source chaude soufrée. Un endroit étonnant où un petit cours d’eau transparent devient brusquement blanc laiteux à la rencontre d’une source chaude émanant du volcan voisin. La balade était bien agréable malgré les 8 km aller-retour, dans l’ombre de la forêt mais accompagnés d’une multitude d’oiseaux, toujours difficiles à photographier. En raison de leur fugacité d’une part et de la modicité de notre équipement (smartphones) d’autre part. Les clichés seront rares mais les souvenirs resteront marqués dans notre tête. Nous avons aussi ramassé quelques fruits dont celui (en étoile) du pommier baumier). Il y a de la post-production à prévoir ! En tout cas, la nuit à l’ombre de notre « guanacaste » (l’arbre national du Costa Rica, appelé aussi arbre à oreilles d’éléphant en raison de la forme de ses fruits) et avec une température descendant enfin sous les 25°C (21° même au plus frais) a été des plus réparatrices.

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    Roberto à l’ombre d’un guanacaste

    2 ans !

    Le 19 avril 2021, nous découvrions notre Roberto pour la première fois chez notre aménageur. Les premiers kilomètres parcourus avec furent un mélange d’appréhension et d’euphorie. L’appréhension de la conduite d’un véhicule de ce format et peut-être celle de réaliser qu’il allait devenir notre nouvelle maison pour plusieurs années. L’euphorie de cette liberté nouvelle et du grand voyage qui nous attendait.

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    19 avril 2021, Roberto vient de parcourir son premier kilomètre à Rodez

    Ce 19 avril 2023, nous avons fêté les 2 ans de Roberto, nos 2 ans de vie nomade, et si l’on ne peut plus parler d’appréhension ni d’euphorie, nous restons dans une dynamique très positive. Ces deux années se sont écoulées à un rythme intense, parfois trop même au point que nous ressentons régulièrement le besoin de ralentir, de nous poser quelques jours sur un point de notre parcours pour souffler, pour digérer nos découvertes quotidiennes, pour nous reposer physiquement aussi des kilomètres de marche et même des kilomètres de route. Nous restons heureux de vivre notre rêve, notre seul manque étant l’éloignement de la famille et des amis, que nous essaierons de compenser avec des retours peut-être un peu plus fréquents. Le retour technique de Roberto en Europe va sans doute arranger un peu les choses, mais ne changera absolument rien à notre désir de poursuivre notre vie nomade.

    Parcoursans
    19 avril 2023, Roberto est parvenu au Costa Rica, après un joli parcours de 73 000 km !

    Le sentier des casseroles

    Nous sommes dans le parc national du volcan Rincon de la Vieja, le premier que nous explorons au Costa Rica. L’organisation est un peu à l’américaine, avec « rangers » à l’entrée, plan des randonnées, parcours parfaitement délimités et cimentés avec points d’observation clairement indiqués, boutique de souvenirs à la sortie. Nous choisissons une boucle de 3 km traversant en grande partie une superbe forêt tropicale avec des arbres magnifiques et quelques animaux, dont des iguanes, quelques oiseaux, des tapirs, des singes araignées et d’autres à tête blanche. L’attraction tourne autour du volcanisme secondaire et nous observerons beaucoup de ces « casseroles » géantes et fumantes emplies de boue ou d’eau en ébullition, dans lesquelles on cuirait bien ses spaghettis ou ses œufs, et qui justifient parfaitement en tout cas l’appellation du sentier (sendero de las pailas). Nul doute que l’activité géothermique est intense ici, et l’on comprend très bien l’installation récente d’une usine pour l’exploiter sur le site. Vraiment un bel endroit, et une fréquentation très raisonnable.

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    Le volcan Rincon de la Vieja, 10h38…
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    Nous n’apprendrons que le lendemain le réveil soudain de la bête quelques heures après notre passage. Mais à ce moment-là, nous étions déjà à une trentaine de kilomètres de là. Dommage ou pas ?
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    Il est vrai que l’activité volcanique secondaire était bien présente
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    L’attrait était aussi dans la luxuriance de l’environnement. Pas beaux ces arbres qui s’enlacent ?

    Pura vida

    riche en animaux sauvages…

    et en phénomènes naturels

    N’est-elle pas belle notre pura vida ?


    Le Rio Celeste

    La tentante traduction française, « rivière céleste », pourrait faire penser à une combinaison exceptionnelle du mah-jong ou encore au plat n° 116 du restaurant chinois d’à côté, mais « celeste » en Espagnol signifie bleu ciel. Et le qualificatif n’est en rien usurpé. C’est en traversant un pont que nous découvrons cette rivière d’un bleu étonnant, tranchant sur la végétation environnante. Forcément la couleur attire, et le lieu est quelque peu envahi de touristes et locaux qui viennent s’y rafraîchir, discuter ou même méditer. La concentration humaine et la localisation sous le pont ne sont pas très glamour, nous nous contenterons de deux ou trois photos. Car nous avons prévu de visiter le lendemain le parc national traversé par cette rivière, l’hébergeant sous ses meilleurs aspects. Et nous ne sommes pas déçus ! Un sentier de 6 km aller-retour mène jusqu’à l’origine de la couleur bleue, apparaissant étonnamment à la rencontre de 2 rivières transparentes, l’acidité de l’une se conjuguant aux particules en suspension de l’autre pour les faire gonfler et leur faire réfléchir ainsi la lumière bleue du spectre solaire. Mais vous préférerez peut-être la version plus poétique qui dit que la rivière aurait pris cette couleur lorsque Dieu y trempa ses pinceaux après avoir peint le ciel… Tout au long du sentier traversant une forêt exubérante, nous admirons les méandres bleutés, les petits lacs d’un bleu extraordinaire, des zones en ébullition et une magnifique cascade. Nous croisons aussi un petit lézard dont la queue est aussi bleue que la rivière. Je l’aurais volontiers baptisé « lézard céleste » mais pas sûr que les herpétologues soient d’accord !

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    J’espère juste ne pas me transformer en Schtroumf !
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    Pour en découvrir davantage, il faut entrer dans le Parc National du volcan Tenorio
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    Mais quelles couleurs magnifiques ! Nous n’avions jamais rien vu de tel !
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    Puis vient l’endroit où la magie s’opère : 2 rivières transparentes se transforment en 1 rivière bleue !
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    La visite se termine par une cascade de toute beauté. On a longtemps accusé ceux qui en diffusaient la photo de truquer les couleurs, mais nous pouvons témoigner qu’il n’en est rien !
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    Ah et j’allais oublier mon petit « lézard céleste » dont la queue reproduit tellement bien le Rio !

    Aux pieds du volcan Arenal

    Ce volcan à l’imposante silhouette cônique est né il y a 7000 ans. Il est considéré comme l’un des plus actifs du Costa Rica. Sa plus grosse manifestation remonte à 1968, comme en France d’ailleurs, alors que de gros pavés incandescents ont été projetés à plus de 5 km, d’où l’expression costaricienne bien connue « sous les pavés la lave » qui a été reprise, un peu déformée, dans l’hexagone à la même époque. Lol. Entre 1968 et 2010, les explosions et coulées pyroclastiques ont été très fréquentes. Depuis, le volcan semble souffler un peu (des fumerolles surtout) mais ne demande qu’à se réveiller, ce qui ne semble inquiéter en rien les villages installés à ses pieds, profitant tous de la manne touristique attirée par la riche faune et flore locale et par les nombreuses sources chaudes.

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    Le village de La Fortuna, aux pieds du volcan Arenal

    Nous avons trouvé à nous loger pour la nuit dans un camping en cours d’aménagement, mais déjà riche en faune et flore. Le patron nous a montré quelques paresseux accrochés assez haut dans les branches au-dessus de nous et une petite grenouille rouge vif qu’il a tranquillement posée sur son bras tout en nous expliquant qu’elle était vénéneuse. Il suffirait de ne pas la manger et de ne pas mettre les mains à la bouche ou se frotter les yeux pour ne pas avoir d’ennuis… Nous avons aussi rencontré un Français qui fait le chemin du Mexique à la Colombie …en vélo. De quoi donner matière à réflexion à tous ceux qui pensent que nous sommes des aventuriers !


    Le lendemain matin, c’était étape sources chaudes. Mais plutôt que d’aller nous tremper comme la plupart de nos congénères dans les bassins artificiels d’un grand hôtel, nous avons choisi la version naturelle en allant tester la rivière Tabacón, plus connue des locaux que des touristes, notamment pour son caractère gratuit. Au premier abord, l’aspect est celui d’un torrent de montagne, assez vif. Mais la grosse différence c’est que l’eau avoisine les 30°C et que se baigner dans ce courant assez puissant est à la fois tonifiant (autant qu’un torrent alpin à 10°C…) et relaxant (comme tout bain chaud). Le réchauffement brusque de la rivière Tabacón avait été l’un des premiers signes de l’éruption de 1968.

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    Depuis 2010, l’activité du volcan Arenal se traduit essentiellement par des fumerolles et par des sources chaudes, largement exploitées par les professionnels du tourisme

    Alors nous avons trouvé cette rivière d’accès libre, juste à côté d’un grand hôtel, tonifiante de part son courant et relaxante grâce à sa chaleur. Et totalement naturelle bien sûr !


    L’après-midi a été euh …canopique. C’est-à-dire consacrée à la canopée (j’avoue découvrir l’adjectif). Le Costa Rica recueille 6% de la biodiversité mondiale, soit davantage que les USA et énorme par rapport à sa superficie (0,03% de la planère). Les arbres ne sont pas en reste avec 295 espèces différentes au km² contre 35 en Colombie et 6 au Brésil. Alors se promener dans une forêt, c’est déjà écarquiller les yeux devant tant d’espèces végétales que nous n’avons pas l’habitude de voir. Et se tordre le cou pour regarder vers les cimes des arbres souvent très hauts, compétition vers la lumière oblige. Mais il est possible d’agrémenter encore tout cela en regardant la forêt du dessus, à l’aide de passerelles traversant ou surplombant la canopée. C’est très en vogue dans le pays et, même si nous avions déjà vécu ce genre d’expérience, nous avons souhaité la renouveler. Dans ce parc près du superbe volcan Arenal, un parcours de 3 km compte 12 ponts et 6 passerelles suspendues pour observer la nature sous un angle différent. Si nous avons apprécié ces différences de vues et découvert de nouvelles fleurs dont ces héliconies poilus, nous avons bizarrement été déçus par cette attraction, par le manque de faune et flore visible notamment, trouvant que les installations ne justifiaient pas le droit d’entrée assez élevé. Peut-être avons-nous été trop gâtés dans les jours qui ont précédé ?

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    Un programme alléchant : pas moins de 18 ponts et passerelles pour aller voir la nature de près !
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    La mousse pousse même sur les feuilles, c’est dire…

    Puis nous avons repris la route sur les rives du Lac Arenal, de jolis lacets asphaltés et en bon état qui nous ont amenés à un parc accessible gratuitement au public et à tout véhicule en fait. Nous y avons passé une nuit très tranquille, sans personne autour, avec un joli spectacle au réveil.

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    Le soleil joue à cache cache avec les nuages en fin d’après-midi au-dessus du lac. Quelques éclairs mais pas de précipitation. Aussi incroyable que cela paraisse, nous n’avons pas eu une goutte de pluie depuis que nous sommes retournés au Mexique début février.
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    Nuit super calme au bord de ce lac. Nos seuls « voisins » ont été ces pêcheurs venus mettre leur bateau à l’eau le matin vers 7 h.

    La cordillère de Tilarán

    Nous poursuivons le tour du lac Arenal dans le sens antihoraire, en direction de cette chaîne de montagne. La route change brusquement de qualité, des trous apparaissent dans le bitume avant que celui-ci ne finisse par disparaître. Sur plusieurs dizaines de kilomètres. Il parait que les habitants s’en plaignent depuis longtemps sans jamais être entendus. Manifestement la « pura vida » n’est pas universelle au Costa Rica… Pas de surprise, nous sommes toujours dans la nature, à une altitude de 1300 m qui fait du bien, au village de Santa Elena plus précisément. C’est très touristique, malgré la difficulté d’accès, et nombreux sont les restaurants, hôtels, magasins de souvenirs et tours-organisateurs. Nous en apprécions d’autant notre liberté de mouvement et notre autonomie en logement et restauration : pas besoin de subir tout ça, nous savons ce que nous voulons et nous nous rendons directement dans les endroits concernés.

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    Juste une photo sur la route de Santa Elena (bien trop occupé à éviter les trous…) : le jardin de ce sculpteur végétal qui accueille les automobilistes de passage

    Notre premier arrêt est pour une ferme de papillons, élevés dans des serres reproduisant cinq microclimats du pays. Quelques insectes sont aussi collectionnés. Nous avons droit à une visite guidée VIP par une jeune naturaliste. Nous observons bien sûr de jolis spécimens, dont les célèbres morphos bleus, un peu plus faciles à approcher que ceux, fugaces, que nous avons croisé lors de nos balades.


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    La présentation au guichet d’accueil laisse penser que plusieurs centaines d’espèces sont présentes. Mais ça sera beaucoup moins !

    L’autre attraction du jour est le « ranario », qui pourrait se traduire par « grenouillerie » en Français. Un rassemblement de terrariums où sont élevées et protégées plus de 25 espèces de batraciens locaux, souvent des grenouilles minuscules ne dépassant pas les 2 cm et aux couleurs vives indiquant aux autres espèces leur dangerosité. Le plus est la possibilité avec le même billet de réaliser une double visite permettant dans l’après-midi d’apprécier les espèces diurnes et à la tombée de la nuit celles nocturnes. Nous avons adoré ces mignonnes petites grenouilles multicolores, pas si faciles à photographier toutefois en raison de leur taille.

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    Le Ranario de Santa Elena, qui a bien voulu nous accueillir pour la nuit sur son parking

    A trop chercher les grenouilles dans les vivariums, on en oublie parfois de regarder autour. Et là, juste devant nous, la lampe-torche tombe sur cette chose. Bon, il paraît que les scorpions costariciens ne sont pas mortels, ça rassure !

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    Souvenirs souvenirs (1)

    Nous sommes maintenant à Sarchi, une petite bourgade à l’ouest de la capitale San Jose. Spécialisée dans le travail du bois depuis le début du XXe siècle, elle a produit beaucoup de meubles mais aussi les charrettes à traction bovine nécessaires au transport du café à l’époque, typiquement décorées de motifs géométriques en couleurs vives semblables aux mandalas. L’arrivée du train et des camions aurait pu éteindre cette production, mais les artisans ont su se reconvertir et produisent peut-être maintenant davantage de charrettes qu’avant ainsi que beaucoup d’autres objets qui plaisent aux touristes. La ville est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité pour avoir été le berceau de l’artisanat costaricien. En tout cas, si vous cherchez des souvenirs à rapporter de votre séjour, vous n’aurez que l’embarras du choix ici !

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    Sarchi, berceau de l’artisanat costaricien
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    L’entrée des toilettes est particulièrement soignée !
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    Sarchi est aussi connue pour sa magnifique église, malheureusement fermée à l’heure de notre passage

    Souvenirs souvenirs (2)

    La ville suivante, Zarcero, avec son église et ses arches de cyprès si typiques, éveille en nous le souvenir de notre premier voyage au Costa Rica il y a maintenant 14 ans, en compagnie de deux de nos enfants et en mode sac au dos. En fouillant un peu dans nos archives, j’ai retrouvé le blog que nous avions réalisé alors, rédigé à quatre plumes. Sachant qu’il serait tôt ou tard retiré des serveurs faute d’être mis à jour, j’en avais fait une copie sur Word, avec une mise en page sommaire mais qui a le mérite de toujours exister. Elle est disponible en lecture ou au téléchargement ci-dessous pour ceux que cela intéresserait.

    Nous avons eu plaisir pour notre part à nous replonger dans ce récit et à examiner le parcours d’alors que nous avions un peu oublié. Démontrant au passage l’intérêt au moins personnel à long terme de la rédaction d’un blog de voyage.

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    Notre parcours en 2009, essentiellement en transports en commun
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    L’église de Zarcero et son étonnant jardin sculpté

    Mais voilà que la route nous appelle. Il nous reste encore beaucoup à découvrir au pays de la Pura Vida. Alors à très bientôt pour la suite !

    Parcours Costa Rica
    Parcours Costa Rica première décade, en version zoomable ici

  • 99. Du Honduras au Nicaragua

    Traverser 2 frontières en 6 heures…

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    Découvrir le Honduras nous tentait bien, mais le pays est déclaré en « État d’exception » jusqu’au 6 octobre 2023 suite à la recrudescence de l’activité de bandes criminelles violentes (maras) liées au trafic de stupéfiants. Le Ministère des Affaires Étrangères déconseillant jusqu’à nouvel ordre tout déplacement dans le pays sauf raison impérative, nous nous sommes donc limités à le traverser pour rejoindre le Nicaragua, en essayant de le faire dans la journée pour ne pas avoir à passer une nuit sur place.

    BHonduras carte securite
    En orange, tout ce qui est « déconseillé sauf raison impérative par le Ministère des Affaires Etrangères. Autant dire qu’il ne reste plus grand chose. Nous attendrons que le pays se calme pour y retourner un jour.

    La difficulté était l’incertitude temporelle non pas tant sur la distance à parcourir (160 km sur des routes réputées plutôt bonnes – relativement à l’Amérique centrale) que sur les formalités administratives aux frontières réputées, elles, plutôt fastidieuses. Comme d’habitude, nous nous étions informés sur l’expérience des autres voyageurs sur les réseaux sociaux, mais pour une fois elles ne semblaient pas standardisées. Nous avons aussi évité la traversée le Vendredi Saint et le Dimanche de Pâques, connaissant l’importance de ces fêtes dans ces pays.

    Voici un petit résumé illustré du déroulement de la journée :

    8h00 : Nous quittons la station-service où nous avons passé la nuit. Pas très glamour comme stationnement, mais situation idéale à 5 km de la frontière. D’autres voyageurs garés non loin de nous étaient partis 20mn plus tôt. Nous les retrouvons à attendre au premier poste de contrôle. On leur a dit que l’unique douanier était parti prendre son petit déjeuner… Nous en profitons pour faire connaissance. Vanessa et Josh qui habitent dans l’Ouest du Canada ont l’intention de relier Ushuaia en 6 mois. Un beau challenge. L’employé finit par arriver et valide la sortie du pays de nos véhicules (annulation du permis d’importation).

    8h20 Nous enregistrons notre sortie du Salvador en tant que personnes cette fois.

    8h30 : Nous franchissons le pont qui mène au Honduras et nous nous garons à son extrémité. Dans un petit bâtiment, on nous insère un bout de papier dans notre passeport. C’est censé valider notre conformité vis-à-vis du Covid, mais aucun document ne nous a été demandé…

    8h40 : Un poil plus loin, nous faisons la queue à l’immigration. Une dizaine de personnes devant nous mais ça avance assez vite. L’agent prend nos empreintes digitales, une photo de chacun de nous et une taxe de 3$ avant de compléter 2 ou 3 trucs sur son ordi et de nous rendre nos passeports dûment tamponnés.

    8h50 : Nous devons maintenant obtenir notre permis d’importation pour que Roberto puisse circuler au Honduras. Nous avions préparé les photocopies et les 35$ nécessaires, mais cela prend un peu plus de temps que pour les visas. Mais au final l’employée nous tend le document et nous gratifie d’un « Bon voyage » en Français. Globalement, tout le monde a été très gentil et accueillant.

    9h30 : Nous entamons notre traversée du Honduras. Le pays n’est pas très différent du Salvador dans la petite portion que nous avons pu apercevoir. Pas de bande armée à déplorer sur le bord des routes.

    Honduras traversee
    Notre itinéraire pour une traversée express du Honduras…

    13h00 : Après 2h30 de route et une pause déjeuner, nous parvenons à la frontière avec le Nicaragua. Ça commence par un pré-contrôle de notre permis d’importation de Roberto, puis une fumigation avec un appareil qui ressemble à une soufflette à feuilles. Nous sommes taxés pour cela de 5$ (était-ce le seul but de la manœuvre ?)

    13h05 : Nous nous garons un peu plus loin aux douanes honduriennes pour valider notre sortie du pays. Autre coup de tampon sur nos passeports qui sont déjà bien chargés. Nous allons finir par manquer de pages ! Voilà, nous sommes autorisés à quitter le pays.

    13h15 : Un km plus loin, nous parvenons à l’immigration nicaraguayenne. Un douanier nous prend en charge et remplit sur son propre téléphone une demande de visa que nous aurions du préparer sur Internet. Il nous pose des questions multiples auxquelles nous ne savons pas toujours répondre, du genre combien de jours resterez-vous dans le pays, quels endroits allez-vous visiter, combien avez-vous d’argent sur vous, etc. Puis il nous renvoie vers les guichets, où nous apercevons nos passeports passer de main en main avant que quelqu’un finisse par nous appeler et nous réclamer 13$ chacun pour les visas. Encore un peu d’attente avant que le reçu soit établi sur une liasse carbonée en 3 exemplaires dont une partie détachable de l’un d’entre eux finira dans nos passeports. Où sera stocké le reste et pendant combien d’années, c’est mystère… Munis de nos précieux documents, nous pouvons passer à l’étape suivante qui concerne Roberto.

    13h30 : Arrivés au guichet des permis d’importation de véhicules, on nous envoie directement vers le scanner. Roberto se fait transpercer de rayons X. Je me dis que ça serait bien si ça pouvait accidentellement désactiver le système AdBlue mais nous n’aurons pas cette chance…

    13h40 : Retour au guichet. Nous attendons le verdict du scanner. Roberto n’ayant rien à se reprocher, on nous tend maintenant un papier pour l’inspection douanière, charge pour nous de trouver l’inspecteur (tous les agents sont habillés pareil…). Nous finissons par le dénicher. Il demande à entrer dans Roberto, s’asseoit sur le lit, ouvre 2 placards, réclame sans insister un petit pourboire avant de signer le document.

    13h50 : 3ème passage au guichet. Cette fois tout est saisi sur l’ordi, validé par l’employée juste à coté puis par un supérieur (on imagine) dans une autre pièce. On nous remet enfin le précieux sésame, valide pour 30 jours, gratuit si on ne le perd pas : on nous prévient que cela nous coûtera 100$ si nous ne le présentons pas à la sortie !

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    Libéréééés…

    14h00 : Un dernier contrôle à la barrière de sortie des douanes et nous voilà enfin libres de circuler au Nicaragua ! Tout compris, la traversée du Honduras nous aura donc pris 6 heures, formalités, route et repas compris. Pas trop mal. En son temps, Jules Vernes en aurait peut-être fait un roman !

    Désolé si cette énumération vous a paru longuette. Ce n’était pas pour nous plaindre mais juste pour vous donner un aperçu des joies des formalités douanières, très variables d’une frontière à l’autre. Un bon point est que le visa nous est accordé à chaque frontière sans avoir besoin de passer par une ambassade. C’est déjà ça !

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    plaque minéralogique nicaraguayenne, pour ma collection…

    Nous nous arrêtons quelques kilomètres après la frontière chez Michel, un Français retraité venu s’expatrier ici avec son épouse nicaraguayenne après avoir fait sa fin de carrière dans un établissement universitaire au Mexique. Il a ouvert une petite maison d’hôtes et fait un peu de place dans son jardin pour accueillir quelques véhicules de loisir. Nous y rencontrons une famille française avec 2 enfants, partis en vadrouille dans leur camping car pour une durée initialement prévue de 2 ans. Comme nous, ils ont fait un bout d’Europe avant de traverser l’Atlantique pour découvrir les Amériques. Nous avons passé de bons moments ensemble et avec notre hôte et il est probable que nous nous reverrons avant le Panama.


    Une faille dans le système

    Il y a 5 à 10 millions d’années, une activité volcanique intense dans cette région frontalière avec le Honduras a laissé une épaisse couche de lave. Elle a eu largement le temps de refroidir et de sécher, au point de se fissurer. Juste une petite faille de 6 km de long sur quelque centaines de mètres de large au fond de laquelle s’est infiltré le Rio Coco, une rivière dont le nom ne fait pas très sérieux mais qui est pourtant la plus longue du Nicaragua. Ce Cañon de Somoto, puisque c’est son nom, nous allons l’appréhender de 2 façons différentes : d’abord par le dessus, via le chemin des miradors, une belle randonnée de 2h aller-retour, puis par le dessous, si l’on peut dire, en suivant le cours de la rivière à pied …et à la nage. Courageusement, nous commençons par le chemin…


    Caminadar

    Le site du Cañon de Somoto, s’il était connu par les locaux depuis bien longtemps, n’est exploité que depuis 2004, pour son intérêt archéo-géologique d’une part, et pour son attrait touristique actuellement croissant. C’est vrai que la randonnée aquatique – le titre de ce post en est une tentative personnelle de traduction, contraction de caminar (marcher) et nadar (nager) – est à la mode, comme nous avions pu le constater au parc de Zion aux États-Unis. Sauf que là-bas, la foule était dense et l’eau glacée et nous nous sommes contentés de regarder s’enfiler les touristes à la queue-leu-leu dans le canyon. Ici c’est complètement différent. Sur la plupart du parcours nous sommes restés seuls avec notre guide, rencontrant sur la fin une famille locale, un père qui y apprenait à nager à ses 2 enfants !

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    Notre parcours au fond du canyon de Somoto

    Nous avons donc parcouru les 7 kilomètres, pour moitié à pied et pour l’autre moitié à la nage, le chemin disparaissant lorsque les parois devenaient abruptes. Il a même fallu à un moment se jeter dans l’eau d’une petite plateforme …d’un mètre de hauteur. Mine de rien c’était assez éprouvant physiquement, notamment lors des marches sur les rochers glissants. Mais l’expérience en valait la peine et le spectacle de cette rivière émeraude encadrée de falaises de basalte était à la hauteur. C’est le cas de le dire 😉

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    et quand il n’y a plus pied, il faut nager !
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    Une toute petite partie se fait en barque, mais nous aurons tout de même marché 3 km et nagé tout autant. C’était au final assez physique. Mais nous avons adoré le concept !

    Écoroutes ?

    Notre pause cañon tout près de la frontière ne nous ayant pas vraiment permis de nous faire une idée sur le Nicaragua, la reprise de la route aujourd’hui va nous donner un meilleur aperçu du pays. Et la première impression est excellente : les routes sont non seulement bonnes, mais aussi très belles. On dirait presque des allées avec leurs bordures d’arbres un peu en tonnelle qui à la fois agrémentent le paysage et procurent un peu d’ombre. Les bas-côtés sont bien entretenus, l’herbe est tondue et les déchets brillent par leur absence après plusieurs mois en Amérique latine. Tout est relatif, on en trouve quand même quelques-uns par moments, mais la différence est flagrante par rapport aux pays antérieurement visités. Les alentours des maisons et les places des centres-villes suivent la même règle, ce qui signifie soit une incitation politique, soit une volonté spontanée des habitants. Puisqu’on parle de politique, la propagande est très présente dans les rues. C’est un sujet à éviter sur les réseaux sociaux – du moins tant qu’on est dans le pays – et, paraît-il, dans la conversation avec les habitants. Les peintures murales abondent dans les rues, tandis que le décor de la campagne est constitué de champs de caféiers et de plants de tabac sur un fond de montagnes et de volcans, du moins dans la région nord-ouest où nous sommes. Il ne pleut pourtant pas (encore) mais tout est plus vert que dans les pays précédents. L’accueil de la population est toujours aussi chaleureux, au risque de ne plus nous étonner. Au total nous nous sentons vraiment bien dans ce pays. J’espère que la suite confirmera cette première impression. Le seul bémol est l’impossibilité pour l’instant de retirer de l’argent (des Cordobas ici) ou de régler les commerçants avec notre carte Visa habituelle. Mais notre carte American Express de secours heureusement fonctionne, avec davantage de frais toutefois.

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    Les abords des églises sont bien entretenus aussi, les façades un peu moins…
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    Nous vous emmenons maintenant visiter l’église la plus vieille du Nicaragua selon le Petit Futé, terminée en 1878. Mais d’autres sources plus futées disent que c’est celle de la Merced à San Jorge, construite entre 1560 et 1570. Y a pas photo ! Sinon, dans le beau jardin, les voyageurs nomades auront peut-être remarqué le détail qui tue. Et vous ? (solution après les photos du paragraphe)
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    A part les portes, l’intérieur ne fait pas son âge

    Bon, le « détail qui tue » dans le jardin c’est le robinet d’eau. L’un de nos réservoirs était vide, alors nous avons gentiment demandé au jardinier si nous pouvions nous servir et il a accepté. Sûrement pas de l’eau potable mais nous rajoutons 2 comprimés de chlore à chaque plein et un désinfectant spécial quand nous souhaitons boire cette eau.


    A l’assaut de la « colline noire »

    En fait de route, elle a fini par se transformer un chemin de sable volcanique. Sans 4×4 c’était un peu gonflé, mais nous nous sommes fiés sur d’autres qui y étaient passés avant nous. Maintenant, chaque véhicule est différent et chaque conducteur aussi. Nous avons parcouru 25 km sur ce genre de piste en priant pour que ça ne s’aggrave pas ou que ça ne grimpe pas trop !
    Nous n’avons pas rencontré beaucoup de véhicules, mais croisé plusieurs charrettes comme celle-ci et pas mal d’animaux de ferme
    Le summum a été ceux-là. Indubitablement, ils étaient prioritaires !
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    Mais avec patience et doigté, nous sommes arrivés sains et saufs au parking du centre des visiteurs du Cerro Negro. Nous avons été le seul véhicule de loisirs à dormir ici ce soir-là. Des fois on se demande si nous ne sommes pas trop inconscients… Enfin je parle de la piste, pas du lieu qui était parfaitement sûr.
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    En tout cas, après ces émotions, la petite bière locale bien fraîche et le chausson à la goyave ont été très appréciés. Mais l’aventure ne fait que commencer, nous sommes venus ici pour ascensionner le volcan et le redescendre d’une façon originale.
    ZCerro Negro eruption
    Éruption du Cerro Negro en 1968 (image d’archives Wikipedia)
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    Le petit cratère dans le grand. Ce n’est toutefois pas le plus récent qui est à l’extérieur.

    Mais la cerise sur le gâteau, c’était la redescente en luge en 2 minutes chrono (un peu trop court d’ailleurs !). Voilà la raison de notre étrange équipement à la montée. Nous avions aussi une combi en jean, des gants et des lunettes car la descente soulève pas mal de poussières et de gravillons. Un must !

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    Et le plus d’avoir dormi sur place, c’est que nous avons pu prendre une bonne douche au refuge pour éliminer tout le sable volcanique qui avait bien pénétré partout malgré les combis. Et puis nous avons pris la même route sablonneuse du retour, en essayant de ne pas surfer avec Roberto !

    León, première capitale du Nicaragua

    Lorsque le Nicaragua a proclamé son indépendance en 1821, deux villes s’autodéclarèrent capitale du pays : León, plutôt libérale voire révolutionnaire et Granada, plutôt tranquille et conservatrice. Elles se partagèrent le pouvoir pendant plusieurs années, sans que l’une ou l’autre prennent franchement le dessus. Granada, opulente, était fréquemment prise pour cible par les pirates, tandis que León, mal située, était victime …des volcans. Devait arriver ce qui arriva, en 1852, le gouvernement désigna comme capitale Managua, alors un petit village de pêcheurs ayant l’avantage de se trouver pile entre les 2 villes rivales qui avaient par trop pêché !

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    León reste une ville agréable à parcourir au travers de ses rues aux maisons basses et colorées, aux ouvertures parées de grilles en fer forgé, dans le plus pur style colonial espagnol. Elle possède pas moins de 16 églises richement décorées, plusieurs musées intéressants dont ce musée d’art détenu par une fondation privée, présentant une collection de qualité notamment d’artistes latino-américains. Fief de la révolution sandiniste, la ville en met à l’honneur tous ses acteurs dans les rues ou quelques salles d’exposition dédiées. Les couleurs noir et rouge du parti sont omniprésentes. Stendhal serait venu qu’il en aurait sûrement fait un bouquin…

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    15 églises et une cathédrale, toute de blanc vêtue, et sur le toit de laquelle on peut monter pour apprécier le panorama sur la ville. On ne sait pas si Jean-Paul II (en effigie à l’intérieur) ou ses collègues y sont montés. D’après Renaud, « p’têtre qu’être trop près du ciel y z’aiment pas »
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    La ville recèle beaucoup de portes de ce genre. Nous sommes entrés pour voir ce qu’il y avait derrière…
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    eh bien un joli musée d’art très bien aménagé avec de ravissants patios fleuris
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    pas mal d’oeuvres de peintres locaux,
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    encore d’autres patios,
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    Ici, cette autre façade d’un ancien hôpital cache un bel intérieur, si l’on veut bien se donner le mal d’y entrer (assez souvent, il suffit de demander…)

    Rafraîchissement

    La température ambiante est torride, dans les 36 à 38°C en début d’après-midi, et nous avons fréquemment besoin de nous hydrater et/ou de nous rafraîchir. La tentation est grande devant les marchands de glace ou de smoothies, mais les risques ne sont pas négligeables, comme ont pu le constater amèrement plusieurs familles de voyageurs que nous suivons, victimes d’amibiase, et qui nous font redoubler de prudence. Au vendeur de jus de fruits frais qui a précédé celui de la photo, nous avons demandé innocemment si l’eau utilisée pour la boisson ou la glace mixée dedans était purifiée, et la réponse a été négative ! Ils utilisaient de l’eau du robinet, réputée peu sûre ici… Nous avons décliné la commande et sommes allés voir ailleurs. Ici chez Jugoso, il est clairement explicité sur la machine à glaçons que l’eau est 100% purifiée. Nous avons dégusté en confiance de délicieux cocktails de jus de fruits frais mixés avec de la glace (alias smoothies) et nous y sommes même retournés le lendemain tellement c’était bon. A recommander aux voyageurs qui passent à León, c’est à deux pas de la cathédrale.

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    Après cette bienfaisante pause artistique, nous nous dirigeons maintenant vers la vraie capitale, Managua. Surprise de la découverte d’une ville dans laquelle nous n’avons jamais mis les pieds et dont nous n’avions gère entendu parler jusqu’ici. A suivre…

    ere semaine au Nicaragua
    Carte du parcours décrit ci-dessus, en version zoomable ici
  • 82. Dernière étape aux USA

    Après débat sur la suite de notre itinéraire, nous décidons d’éviter la Basse Californie, province mexicaine envahie de touristes principalement américains qui viennent passer ici l’hiver au chaud. Prix en dollars, foules sur les plages, restaurants de burgers, ce n’est pas le Mexique que nous attendons. Nous entrerons dans le pays par la province de Sonora. Cela implique de repartir un peu vers l’Est pour terminer notre périple américain. Tant mieux, il y a plein de choses à voir !

    The Joshua Tree

    Ce titre sonne double. A la fois comme l’un des albums les plus célèbres du groupe irlandais U2, celui qui a lancé leur carrière aux USA, mais aussi comme cet arbre mythique qui n’en est pas un (c’est un agave arborescent) et qui peuple le parc national américain éponyme. Le spécimen qui figure sur le disque, contrairement à la légende et à ce qu’affirme France Info (ne croyez pas aveuglément ce qu’ils racontent), n’a pas été photographié dans le parc national Joshua Tree mais dans celui de Death Valley. L’endroit était resté tenu secret, mais c’était sans compter sur la ténacité d’un fan qui l’a découvert en 2003, 16 ans après la sortie de l’album. Arriva ce qui devait arriver, l’arbre fut vandalisé à la tronçonneuse avant de mourir. Dommage parce que les Arbres de Josué peuvent vivre plus de 500 ans.

    Roberto au Joshua Tree NationalPark
    Roberto au Joshua Tree National Park
    Joshua Tree cest dabord un album de U
    Joshua Tree c’est d’abord un album de U2
    mais aussi des arbres etonnants
    mais aussi des arbres étonnants
    nommes dapres le prophete Josue et doues de multiples proprietes
    nommés d’après le prophète Josué et doués de multiples propriétés
    Ils vivent en moyenne ans mais parfois plus de
    Ils vivent en moyenne 150 ans mais parfois plus de 500 !

    Nous avons visité ce super parc où des milliers de ces « arbres » étonnants forment une vraie forêt à perte de vue. On y trouve de belles formations rocheuses et, à une altitude plus basse, un champ immense de Cactus de Cholla, aussi appelés « Teddy Bear Cactus » du fait de leur ressemblance avec la célèbre peluche. Mais pas touche ! Les épines sont nombreuses et tenaces. Malgré la mise en garde très nette sur plusieurs panneaux d’information du site, une visiteuse (adulte, je précise) n’y a pas cru. Elle n’arrivait même pas à retirer le morceau entier de cactus planté dans sa main quand nous sommes partis, peut-être qu’elle est encore en train d’enlever des épines.

    Plus ils sont vieux plus ils ont de bras et de fleurs
    Plus ils sont vieux, plus ils ont de bras et de fleurs
    Lenvironnement mineral vaut egalement le deplacement
    L’environnement minéral vaut également le déplacement
    avec des formes qui stimulent limaginaire
    avec des formes qui stimulent l’imaginaire
    Le melange des deux est spectaculaire
    Le mélange des deux est spectaculaire
    Un peu plus bas dans la vallee on trouve des cactus nounours
    Un peu plus bas dans la vallée on trouve des cactus « nounours »
    Des champs de cactus nounours en fait
    Des champs de cactus « nounours » en fait
    Mais attention de ne pas les prendre dans les bras
    Mais attention de ne pas les prendre dans les bras !
    Ah et Roberto a eu un instant un reve de couleur
    Ah, et Roberto a eu un instant un rêve de couleurs vives. Mais on lui a rappelé qu’on avait choisi la sienne pour la discrétion

    Sale temps pour la mer Salton

    Mer bleue, sable blond, soleil généreux, température élevée : le cocktail idéal pour des stations balnéaires de luxe ? C’est ce à quoi ont cru les promoteurs immobiliers en construisant à tout va sur des terrains désertiques qui ne valaient rien autour d’une « mer » créée par erreur suite à la rupture d’un barrage sur le Colorado en 1905. L’eau s’est alors répandue dans une vaste cuvette de 55 km de long sur 20 de large, 69 mètres sous le niveau de la mer, à quelques dizaines de kilomètres de Palm Springs. Et au début tout a fonctionné comme prévu. Tout le gratin de Hollywood est venu là en vacances, dans des stations prestigieuses comme Salton City ou Bombay Beach, mais aussi les campeurs, les baigneurs, les pêcheurs, etc.

    La Mer de Salton
    La Mer de Salton

    Mais c’était sans compter qu’en l’absence d’alimentation naturelle, l’eau n’était plus renouvelée que par la faible pluviosité naturelle de la région, pluie qui entraînait au passage tous les polluants qui traînaient et qui aujourd’hui atteignent des concentrations dangereuses. Avec en plus une salinité qui ne cesse de croître, les poissons meurent en masse et une odeur désagréable permanente a fait fuir tous les habitants qui en avaient les moyens. Seuls restent de vieilles caravanes déglinguées, de vieilles enseignes rouillées et des routes inondées. Le rêve est fini. La mer est presque morte. Comme l’autre.

    Au premier abord ca presente bien
    Au premier abord, ça présente bien…
    mais la realite est tout autre
    mais la réalité est tout autre !
    Vestiges de beton sur la plage et rues inondees
    Vestiges de béton sur la plage et rue du front de mer inondée,
    carcasses de voitures etc Le reve est termine
    carcasses de voitures aux pneus crevés, mobile homes effondrés, etc. Le rêve est terminé !

    La montagne du salut

    Au beau milieu du desert un panneau et un vieux camion multicolores annoncent lendroit
    Au beau milieu du désert, un panneau et un vieux camion multicolores. C’est là.

    La foi de Léonard était grande comme une montagne. Elle débordait tellement qu’il en a FAIT une montagne. C’est là, devant nos yeux, au beau milieu du désert. Une sorte d’église en argile et paille recouverte d’une débauche de motifs et de slogans multicolores. On y trouve même une grotte et la silhouette d’une montgolfière couchée, symbole de celle qu’il a toujours rêvé de construire, d’abord pour lui puis pour les habitants de Slab City, le squatt du désert voisin. Mais chacune de ses tentatives s’est soldée par un échec. C’est en consolation qu’il aurait décidé de leur bâtir un petit bâtiment avant de partir. Ce qui ne devait durer qu’une semaine aura pris 30 ans ! Leonard avait prévu d’habiter dans cette montgolfière, mais jusqu’à la fin de ses jours (il est décédé en 2014) il a préféré rester dans son camion de pompiers aménagé. Comme on le comprend !

    Un lieu de culte multicolore visible de loin
    Un lieu de culte multicolore visible de loin
    Lauteur exprime partout son amour pour Dieu et cherche a le communiquer
    L’auteur exprime partout son amour pour Dieu et cherche à le communiquer
    On trouve aussi une grotte et une riviere sacree
    Les constructions sont en paille et argile (adobe). On trouve même une grotte et une rivière sacrée
    Cest lui Leonard Knight qui a construit tout ca © Joe Bielawa
    Cest lui Leonard Knight qui a construit tout ca (photo © Joe Bielawa)
    Il na mis que ans et consomme beaucoup de peinture
    Il n’a mis « que » 30 ans et consommé beaucoup beaucoup de peinture
    tout en vivant dans son camion de pompiers amenage
    tout en vivant dans son camion de pompiers aménagé
    et la peinture bah pas de probleme ca pousse sur les arbres
    et la peinture, bah, pas de problème ça pousse sur les arbres !

    Si le personnage ou le lieu vous rappellent quelque chose, c’est peut-être bien grâce à la scène qui lui a été dédiée par le réalisateur Sean Penn dans le film culte Into the Wild. A voir ou revoir.


    Entrée, plat, désert

    Nous en avons terminé avec la Californie. Nous nous dirigeons maintenant vers l’Arizona et il fait de plus en plus chaud et sec. De là à regretter la grisaille de la côte ouest, tout de même pas ! Plus nous avançons et plus la végétation se raréfie, au point de disparaître complètement : il ne nous reste plus que du sable et des dunes. Un joli spectale derrière notre fenêtre pour la pause déjeuner. Le temps de faire quelques photos sympas, nous reprenons la route avant que la peinture ne fonde sur la carrosserie de Roberto. Nous allons bientôt retrouver quelques cailloux, de maigres buissons et quelques montagnes couleur chocolat au loin. Notre traversée du désert n’aura pas duré trop longtemps !

    La route traverse soudain un paysage saharien
    La route traverse soudain un paysage saharien
    Cest le moment de sarreter
    C’est le moment de s’arrêter
    Pour jouer dans le sable
    pour jouer dans le sable,
    accessoirement dejeuner avec vue
    accessoirement déjeuner avec vue,
    et rejouer dans le sable
    et rejouer dans le sable !
    La vegetation reprend timidement
    La végétation réapparaît bientôt

    Dîner aux chandelles

    Nous arrivons dans la soirée dans le Parc National Saguaro, nommé ainsi en raison des nombreux cactus éponymes qu’il abrite. Les cactus Saguaro, ce sont ces fameuses colonnes ou chandeliers qui forment le décor de tout bon western ou de toute BD qui traite du sujet. Ils prennent leur temps pour grandir, atteignant tout juste 30 cm à l’âge de 25 ans, et 2 m entre 50 et 60 ans, l’âge où ils peuvent commencer à fleurir et porter des fruits. La floraison a lieu entre avril et juin, la nuit et ne dure que 24h. Autant dire qu’en octobre et pour des couche-tôt comme nous, les chances de voir des fleurs frisaient le moins l’infini. Les fameux bras n’apparaissent pas avant 75 ans, alors quant on voit un Saguaro qui ressemble à Shiva, on le salue respectueusement !

    Soleil couchant a larrivee au Saguaro National Park
    Soleil couchant à l’arrivée au Saguaro National Park
    Lambiance ideale
    L’ambiance idéale pour un dîner aux chandelles
    pour un diner aux chandelles

    Nous avons trouvé un petit camping sympatique juste au sud du parc, et le décor de chandelles pour dîner était très romantique. Les chandelles étaient encore là le lendemain pour l’anniversaire de Claudie, mais nous avons préféré allumer les bougies d’un gâteau trouvé sur place. Suite à notre passage à l’empire du soda (voir l’article précédent) nous arroserons le repas avec un genre de saké méthode champenoise – pas terrible en fait. Tenter de goûter à tout fait partie de la découverte mais ne génère pas que des bonnes surprises.

    Le lendemain Il y a pire comme route
    Le lendemain. Il y a pire comme route…
    Balade au milieu des cactus Saguaro
    Balade au milieu des cactus Saguaro
    Des plus jeunes aux plus vieux
    Des plus jeunes (à gauche une branche naissante) aux plus vieux (on voit bien le squelette)
    Il y en a a perte de vue
    Il y en a à perte de vue
    On trouve bien sur dautres especes
    On trouve bien sûr d’autres espèces de cactus
    Lieu magique pour lanniversaire de Claudie
    Lieu magique pour l’anniversaire de Claudie
    Les annees passent mais mon coeur reste grand comme ca
    Les années passent mais mon coeur reste grand comme ça !

    Il nous reste une inoubliable balade dans ce parc au milieu de centaines de cactus Saguaro de toutes formes, accompagnés de congénères tout aussi attrayants. Vraiment une belle étape. Par contre mieux vaut éviter le « Musée du Désert », un mélange peu réussi de zoo pitoyable et de jardin botanique peu entretenu, au bien piètre rapport qualité prix.


    Nuit en BLM
    Nuit en BLM (Bureau of Land Management = terrain appartenant à l’état et mis gracieusement pour un maximum de 14 jours consécutifs à la disposition du public. Du pain bénit pour les adeptes de la vanlife !

    Tucson et ses curiosités

    Tucson un mural tout frais
    Tucson un mural tout frais

    La seconde ville de l’Arizona est surtout connue pour son université, mais nous ne nous sommes pas arrêtés pour ça, nous estimant encore un peu trop jeunes pour suivre les cours destinés au 3ème âge. Nous y avons déniché quelques curiosités qui méritaient notre petit stop de 2 jours. Les voici en vrac :

    1. Le serpont à sonnette

    Il n’y a pas de coquille dans ce titre dont le néologisme me parait bien adapté à la situation : nous avons traversé cette passerelle piétonne au-dessus d’une voie rapide, représentant un serpent à sonnette : on y entre par la gueule béante entre les 2 crochets à venin en baissant un peu la tête (ok j’exagère) et on en ressort par la queue dont le calme rassure (lorsque le serpent l’agite, il vaut mieux se méfier, un peu comme lorsque l’inspecteur des impôts sonne chez vous). Bon, rien à voir avec une attraction de parc à thème, c’est juste amusant.

    Le serpont a sonnette
    Le serpont a sonnette, de son vrai nom le Rattlesnake Bridge
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    1. La stravenue

    Encore un néologisme, mais cette fois ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Vous connaissez le système des rues américaines avec ses rues qui vont d’est en ouest et ses avenues du nord au sud. Mais comment nommer alors celles, pas si rares, qui sont en diagonale ? Le Comité LOcal pour l’Uniformisation des Noms et numéros (l’acronyme français est un régal, malheureusement il ne doit pas se traduire…) a décidé de contracter les mots « street » et « avenue » pour biaiser la difficulté. Il y aurait 30 stravenues dans la ville de Tucson et ce serait une exclusivité mondiale.

    La Cherrybell Stravenue
    La Cherrybell Stravenue
    1. Le repas champêtre

    C’est un mini jardin pas loin du centre-ville, 30 mètres carrés à tout casser, dans lequel on distingue en s’en approchant une (s)cène de pique-nique surréaliste. Malgré le soleil généreux, les invités sont très pâles. Il s’agit en fait de statues de Jésus et ses apôtres partageant leur dernier repas. Quelques autres personnages religieux sont dressés, couchés ou cloués autour. A l’entrée, sous le buste de l’artiste, un panneau précise l’origine de son œuvre : gravement blessé au cours de la seconde guerre mondiale, notre homme s’est alors tourné vers Dieu et lui a promis en remerciement de consacrer le reste de sa vie à lui construire des statues. Pas trop riche – on connait la reconnaissance des états envers les anciens soldats – il a utilisé du sable et des débris trouvés dans la rivière voisine, protégeant le mélange avec une couche de plâtre. 70 ans et quelques actes de vandalisme après, l’état de conservation étonne : il va falloir soumettre tout ça au comité de validation des miracles.

    Repas champetre
    Repas champêtre
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    Felix Lucero lartiste
    Felix Lucero, l’artiste
    1. La fin des livreurs

    Dans le quartier de l’université, de mignons petits robots suivent ou croisent les passants, s’arrêtant prudemment aux passages piétons avant de traverser, évitant adroitement réverbères, bipèdes, quadrupèdes et congénères à roues. Si leur forme cylindrique rappelle un peu R2D2, il leur manque toutefois cruellement le gazouillis du héros intergalactique. Dommage, mais la parole leur sera sans doute donnée dans un avenir proche. Une petite vérification sur Internet confirme qu’il s’agit bien de robots-livreurs, capables de parcourir plus de 3 km pour aller livrer une pizza, le dernier iphone ou, qui sait, la dépouille de votre chihuahua. En espérant qu’il n’y aura pas d’erreur de destinataire. On n’arrête pas le progrès, 7 robots.

    Les robots livreurs
    Les robots livreurs
    1. La Mini Time Machine

    Ce titre est bien l’intitulé exact de cet exceptionnel musée des miniatures de Tucson. C’est à la base une association sans but lucratif destinée à la préservation et à l’approndissement des connaissances sur l’art des minitatures. La passion de la présidente fondatrice a démarré le jour où, jeune fille, elle a reçu en cadeau une collection de meubles pour maison de poupées. La collection s’est enrichie avec le temps et permet d’explorer différentes époques de la création des miniatures, d’où la dénomination. De nombreux pays sont représentés et la part belle est faite aux mondes imaginaires, notamment dans cette période d’Halloween. Nous avons été émerveillés aussi bien par les performances techniques que par la diversité et la qualité des réalisations. Nous y avons passé 3 bonnes heures que nous n’avons pas vu passer. A conseiller aux petits comme aux grands.

    Decouverte du monde des minitatures detail ci dessous
    Découverte du monde des minitatures (détaisl ci-dessous)
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    La maison de la Famille Adams
    La maison de la Famille Adams
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    Un monde enchante avec son arbre dont les niches hebergent des souris
    Un monde enchanté avec son arbre dont les niches hébergent des souris
    A
    Un autre monde fantastique et un peu morbide
    Un autre monde fantastique et un peu morbide
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    Un grand magasin et ses etages
    Un grand magasin et ses 4 étages
    Un sculpteur de mines de crayon
    Un sculpteur de mines de crayon
    On arrive dans linfiniment petit
    On arrive dans l’infiniment petit
    Quelques elements pour donner lechelle
    Quelques éléments sont là pour donner l’échelle
    Un appartement luxueux fin XXeme siecle
    Admirez cet appartement luxueux fin XXème siècle et la finesse des détails ci-dessous
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    Et la boutique qui joue le theme a fond
    La boutique joue évidemment le thème à fond
    1. La Mission San Xavier

    Une Mission de plus après celle vues en Californie ? Eh bien non, celle-ci a un cachet particulier et serait la plus fine architecture mexicaine baroque des États-Unis. La construction débutée en 1783 ne s’est interrompue que 14 ans plus tard, les moyens attribués initialement étant épuisés. Il en résulte une certaine asymétrie, l’une des tours n’ayant pas de dôme comme l’autre, mais les travaux ont repris en 1978 et la Mission s’embellit d’année en année.

    La Mission San Xavier
    La Mission San Xavier

    Difficile de décrire tout cela, les photos parlent mieux. Au fait, les drapeaux de 4 nations ont flotté sur l’édifice. Dans l’ordre chronologique ceux de l’Espagne, du Mexique, des États-Unis. Saurez-vous dire quel est le dernier ?

    et son bel interieur baroque
    Un riche intérieur baroque
    Les exterieurs sont bien aussi
    Les extérieurs sont bien aussi
    FIn de la visite de Tucson
    Ici un petit clin d’oeil à nos amies voyageuses @saltyfarside,
    rencontrées au Québec, qui ont fait un vrai parcours d’aventure jusqu’en Alaska

    Tombstone

    A moins que vous n’ayez vu le film, le nom de cette ville ne vous dit peut-être pas grand chose, mais si je vous parle d’OK Corral, quelques uns de vos neurones vont sans doute se reconnecter. OK Corral est d’ailleurs le premier nom de cette ville, et en tout cas celui qu’elle portait au moment où l’histoire qui l’a rendue célèbre est arrivée. Mais une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous la raconter. Parce que d’autres l’ont fait mieux que moi, avec un humour qui me va bien qui plus est, sur le site roadtripin.com. A l’heure où nous terminons notre périple étatsunien, je voulais rendre hommage à ce site qui nous a beaucoup servi, détaillant un bon nombre de nos étapes mieux que notre guide papier, tout en fournissant beaucoup de services utiles aux roadtrippeurs de zéro à dix roues. Alors si vous voulez mieux connaître l’une de nos sources d’information préférées où si vous voulez tout savoir sur l’affrontement des frères Earp et de leur ami Doc Holliday avec la bande des Cochise County Cowboys, suivez ce lien.

    Tombstone et son fameux OK Corral
    Tombstone et son fameux OK Corral
    Laffrontement de bandes rivales en pleine rus
    Lieu d’un affrontement célèbre de bandes rivales en pleine rue
    Cetait en mais tout a ete retape
    C’était en 1881 mais tout a été retapé
    Caleches saloons bordels etc.
    Calèches, saloons, bordels etc.
    A
    On se croirait vraiment au far west
    On se croirait vraiment au far west
    A
    Trois fois par jour on rejoue la celebre scene
    Trois fois par jour on rejoue la célèbre scène
    devant un public conquis
    devant un public conquis
    On ne vous dit pas qui gagne faites comme
    On ne vous dit pas qui gagne, faites comme nous revoyez l’un des 3 films sur le sujet

    Bisbee

    Lorsque l’on s’éloigne de Tombstone, la nature redevient verte, peut-être parce qu’elle n’a plus peur de pousser, mais plus sûrement grâce à l’altitude. Et de nouveau, à l’approche de Bisbee, la végétation se raréfie tandis que la montagne prend de belles couleurs, un savant mélange de marron-roux et de vert-de-gris. Nous sommes en effet sur l’emplacement d’une ancienne mine de cuivre. Le gigantisme des fosses laisse imaginer la quantité énorme de travail fourni ici pendant un peu moins d’une centaine d’années. La mine a fermé en 1970, non pas parce qu’elle était épuisée mais pour des raisons de rentabilité insuffisante. Les mineurs ont laissé leurs maisons à une communauté d’artistes, inspirés sans doute par le décor. Les galeries de peinture, les boutiques d’art et d’antiquités sont légion et la ville est plutôt agréable. Ce sera notre avant-dernière étape aux USA.

    Oh les belles couleurs
    Oh les belles couleurs !
    Cest que nous sommes dans une ancienne mine de cuivre
    C’est que nous sommes dans une ancienne mine de cuivre
    Bisbee heberge maintenant des artistes
    Bisbee héberge maintenant une communauté d’artistes
    Les rues ont ete repeintes
    Les rues ont été « repeintes »
    A
    et les voitures aussi. Pas mal le Roberto local non
    …et les voitures aussi. Pas mal le Roberto local, non ?
    A
    Vue générale de Old Bisbee et son B sur la montagne qui s’éclaire la nuit

    Douglas

    Nous sommes maintenant à la frontière avec le Mexique. Une courte pause y est nécessaire pour nous organiser avant la traversée : demander le visa (FFM) en ligne puis l’imprimer, sortir les autres papiers qui nous seront demandés, essentiellement l’autorisation d’import (TIP) et l’assurance mexicaine pour Roberto et les passeports pour nous. Nous avons vidé progressivement le frigo pour ne rien laisser qui puisse irriter les douaniers mexicains, comme les denrées fraîches. Nous avons fait le plein d’eau car ce sera un peu moins facile au Mexique. Et puis nous avons préparé les premières étapes de notre parcours. Tout ça garés sur le parking que l’office de tourisme partage avec la police, ces derniers acceptant que l’on y stationne toute la nuit à condition de leur laisser nos coordonnées au préalable. Il nous est resté un peu de temps pour parcourir la rue principale de la ville et de visiter le hall d’entrée de son hôtel emblématique ouvert en 1907, le Gadsden Hotel. Une petite exposition en décrit les diverses péripéties et évoque ses hôtes les plus célèbres comme Ava Gardner, John Wayne, Pancho Villa ou encore Paul Newman.

    Le Gadsden Hotel de Douglas
    Le Gadsden Hotel de Douglas
    Magnifique verriere dans le hall dentree
    Magnifique verrière dans le hall d’entrée
    Bureau daccueil
    Bureau d’accueil (les toiles d’araignées c’est pour Halloween, parce que sinon c’est impeccable !)
    et hotes celebres
    et hôtes célèbres

    Cette traversée de l’Ouest des États-Unis aura été un ravissement, de la beauté très diversifiée des parcs nationaux ou des territoires immenses qui les relient à la richesse culturelle des grandes villes, en passant par la gentillesse et la serviabilité des américains. Nous avons véritablement découvert ce Nouveau Monde que nous connaissions mal. Mais nous sommes tout aussi ravis de retourner au Mexique dont une grosse partie nous est encore inconnue. Ah, soif de découverte, quand tu nous tiens !

    parcours du au octobre
    parcours du 18 au 26 octobre