Étiquette : volcan

  • 96. Guatemaya

    Nous poursuivons notre parcours dans le Nord puis l’Ouest du Guatemala, toujours à la découverte de ce beau pays. Si les paysages montagneux et volcaniques nous enchantent, nous sommes surtout impressionnés par la résilience des Mayas qui malgré la pression des colons espagnols ont réussi, bien davantage qu’au Mexique, à préserver leur religion et leurs traditions, quitte à intégrer quelques rites dans les églises catholiques.

    Z
    Oui, j’avais oublié de publier cette plaque minéralogique, pour ma collection. Ici, pas de province, d’état ou de devise comme en Amérique du Nord, mais la mention « Centro América » pour revendiquer l’identité commune des 7 pays de la région (histoire coloniale, langue espagnole, géographie montagneuse et volcanique)

    Incursion chez les Ixil

    Ce peuple descendant des Mayas compte moins de cent mille représentants, presque tous rassemblés dans le « triangle ixil », zone reculée du nord du Guatémala formée par les villages de Nebaj, Chajul et Cotzal. Leur histoire comme leur résilience sont tout à fait poignantes. Après être devenus indépendants du groupe maya K’iché qui les avait phagocytés, ils se sont heurtés à la conquête espagnole. Vainqueurs au premier contact grâce à une mobilisation massive, ils ont dû en subir les représailles, décimés par les conquistadores qui ont aussi déporté les survivants dans des colonies. Après l’indépendance du Guatemala, on les a forcés à travailler comme esclaves sur leurs terres confisquées. Mobilisés dans une guérilla contre le gouvernement afin de récupérer leur bien, ils ont subi alors un véritable génocide de la part du dictateur Rios Montt. Pendant cette dure période, ils n’ont jamais renoncé à leurs coutumes ni à leurs terres et, particulièrement résilients, se remettent lentement.

    Z

    Ils se consacrent à l’agriculture qui les a toujours nourris, dans le respect de la vie et de la nature. Ils sont aussi experts dans l’art du tissage, produisant les magnifiques vêtements et coiffes aux couleurs vives que portent les femmes encore aujourd’hui. Leur religion comme chez d’autres Mayas mélange catholicisme et chamanisme. En cas de problèmes de santé, ils font appel aux prêtres ou guérisseurs bien avant les médecins.

    Pour nous autres touristes, après l’empathie pour leur histoire difficile, c’est l’immersion dans un autre monde visuel qui nous emplit d’émotion. Ce que nous aimons le plus en voyage, c’est découvrir une culture qui nous ressemble le moins possible. Autant dire qu’ici nous sommes gâtés !

    Z
    Z

    Religion à la sauce maya

    J’en parlais juste avant : les descendants des Mayas se sont officiellement convertis au catholicisme pour des raisons de survie, mais n’ont jamais abandonné leurs traditions religieuses initiales faites de polythéisme, d’une cosmologie à 3 niveaux (ciel, terre et inframonde), de respect de la nature et des ancêtres. Nous en avons trouvé trois exemples en approchant de Quetzaltenango.

    D’une part cette église San Andrés de Xecul dont la façade multicolore tranche avec la sobriété habituelle des églises catholiques et dont les motifs, personnages et références à la nature sont franchement Mayas. Au moment de la décoration, les franciscains ont dû faire beaucoup d’efforts pour accepter les jaguars, les quetzals, les singes et le maïs !


    A quelques kilomètres de là, et à un coin de rue d’une vieille église coloniale, nous pénétrons dans une petite chapelle après avoir sonné à la porte. A l’intérieur, pas de bancs mais une table au milieu de la pièce où brûlent bougies et encens. En s’approchant de l’autel, on remarque de multiples offrandes peu traditionnelles dans la religion catholique : nombreuses canettes de bière, bouteilles d’alcool, gâteaux, cigarettes. Tous les vices sont là pour vénérer le « Roi San Pascual », un saint folklorique connu comme le roi du cimetière, proche du dieu de la mort des Mayas. Et en effet, il se présente sous forme d’un squelette vêtu d’une cape. Il a aussi pour fonction la guérison des maladies et forcément, les pèlerins sont nombreux à venir prier. Avec la désapprobation de l’église catholique bien sûr.

    Z
    L’entrée un peu mystérieuse de la Chapelle du Roi San Pascual
    Z
    A l’intérieur, la différence avec une église traditionnelle est évidente

    Enfin, à Zunil, nous avons pu assister à une cérémonie quasi-chamanique individuelle autour de San Simon, un dieu Maya devenu Saint, représenté sous forme d’un homme blanc en costume coiffé d’un chapeau et muni de lunettes noires. La personne venue l’invoquer a été coiffée du chapeau de San Simon par un prêtre et lui a fait boire une rasade de rhum donné par ce dernier, avec moultes incantations. Par respect nous n’avons bien sûr pas filmé ni photographié la scène, mais vous trouverez quelques photos du lieu prises juste avant. A noter qu’il existe 2 effigies : l’une fixée au lieu, l’autre mobile d’une maison privée à une autre au moment du 1er novembre de chaque année.

    C

    Une gitane au pays du maïs

    Le cimetière de Quetzaltenango est particulièrement riche en diversité de tombes : du simple tumulus pour les plus pauvres à la chapelle baroque pour les plus riches en passant par les cages en béton peintes de couleurs vives (selon les préférences du défunt) pour les autres.

    Z

    Il fait près de deux kilomètres carrés et l’on pourrait s’y perdre, mais pas besoin d’aller bien loin pour voir la sépulture la plus visitée. A deux pas de l’entrée, entre deux édifices plutôt ternes, on remarque rapidement cette tombe rose vif sur laquelle semble dormir une belle femme couverte de fleurs et de graffitis : il s’agit de Vanushka, une gitane dresseuse d’animaux dans un cirque hongrois de passage et dont s’était entiché le fils du gouverneur de la ville. Amour impossible sanctionné par l’exil du jeune homme en Espagne. Vanushka se serait donné la mort en désespoir. Nombreux sont ceux qui viennent depuis lui rendre visite car elle aurait le pouvoir de faire retrouver les amours perdues.

    Z

    Une autre particularité de ce cimetière est que la plupart des statues ont perdu la tête. Certains parlent de vandalisme, d’autre de trafic d’art. Mais ne serait-ce pas pour la belle gitane ?

    Z

    3 sorties volcaniques

    La ville de Quetzaltenango est entourée de trois volcans, dont deux sont en activité. Le Santa Maria est le plus haut (3773 m) et entre en éruption à peu près une fois par siècle, les dernières manifestations datant de 1902 et 2012. A l’inverse, son « petit frère » le Santiaguito, né lors de l’éruption de 1902, crache pour sa part cendres, projectiles et lave toutes les 20 minutes depuis cette date. Dans toute la zone, de nombreuses sources chaudes d’origine volcanique sont exploitées, souvent par des particuliers. Nous avons essayé de profiter un peu de tout ça.

    Z

    Nous avons commencé par un sauna de vapeur issue directement du volcan à Los Vahos. Un endroit qui ne paie pas de mine (rien ne semble avoir changé depuis plus d’un siècle…) et dont l’accès par un chemin en terre est assez délicat. Roberto s’en est bien sorti car la route était sèche, mais nous ne nous serions pas risqués si elle était boueuse. Sinon une première expérience de sauna fabuleuse dans un lieu hors du commun et sans autre visiteur que nous.

    Z
    Le sauna aux vapeurs volcaniques de Los Vahos
    Z
    On en sort tout de même bien détendus !

    Nous avons poursuivi par la randonnée jusqu’au mirador du volcan Santiaguito. 4 km aller-retour avec une montée très raide au début. Mais en haut, quelle récompense : spectacle permanent de fumerolles puis, après une quinzaine de minutes d’attente, une éruption impressionnante avec un panache de fumée s’élevant très haut et une teinte rougeâtre à la base laissant deviner la lave en fusion, le tout dans un bruit d’avion à réaction. C’est probablement faisable et encore plus spectaculaire la nuit, mais nous n’avons pas tenté.

    Z
    La route d’accès à notre camp de base au pied du volcan Santa Maria (qui cache le Santiaguito)
    Z
    C’est là que nous passons la nuit, parking fermé dans la cour d’une ferme. Plus pratique qu’exotique
    Z
    Z
    En 1h40 et 2 km de marche, on atteint le mirador du Santiaguito, à 2700 m d’altitude. Le volcan est là à moins de 2 km et l’on voit bien les fumerolles. Il n’y a plus qu’à attendre l’éruption…
    Et soudain le spectacle commence ! C’est une première, je tente une vidéo dans le blog, j’espère que ça chargera bien. N’oubliez pas de mettre le son.
    Z
    Il ne reste plus qu’à redescendre. Une petite heure sans s’arrêter

    Enfin, rien de tel après l’effort que d’aller se plonger dans des piscines d’eau thermale, là aussi alimentées par le volcan. Cela se passe aux Fuentes Georgina, près de Zunil. On s’y rend par une belle route asphaltée qui traverse un paysage magnifique fait de petits champs de cultures maraîchères, l’activité principale de la région. Peu avant le site, on perçoit nettement l’odeur du soufre. Une fois rendus, c’est un bonheur que de s’immerger dans ces bassins dont l’eau avoisine les 30 à 35°C alors que l’air ambiant tourne plutôt autour de 17°C compte-tenu de l’altitude. Seuls des locaux fréquentent les lieux, guère plus d’une dizaine de personnes, mais c’est probablement beaucoup plus le week-end.

    Z
    La belle route qui mène aux sources chaudes
    A
    avant de découvrir ces bassins d’eau sulfureuse. Il s’en dégage une brume permanente, pas vraiment bien rendue sur la photo
    B
    Et bien sûr on s’y plonge avec délice

    Encore des rituels mayas

    Nous avons passé la nuit dans un écoparc manifestement destiné à la sensibilisation des écoliers à l’écosystème particulier du coin (forêt de pins) et aux conséquences du dérèglement climatique. Pas d’écolier présent mais nous avons suivi le sentier pédagogique pour nous dégourdir les jambes. A un détour du chemin, nous avons aperçu un groupe maya en pleine cérémonie, avançant à genoux vers un autel en récitant des incantations.

    Une trentaine de kilomètres plus loin, nous avons visité le site archéologique Q’UMARKAJ, encore assez peu mis au jour mais très utilisé par les Mayas pour leurs rituels. A l’entrée d’ailleurs, des panneaux fixent quelques règles aux candidats à ces cérémonies et donnent la liste exhaustive des offrandes autorisées. Et des Mayas venant prier, nous en avons observé plusieurs, que ce soit devant le temple de la grande place, noirci par les feux régulièrement allumés sur des offrandes disposées en motifs géométriques, ou encore dans la forêt comme dans l’écoparc. Nous nous sommes même engouffrés dans un tunnel sacré (autorisé au public malgré tout) d’une trentaine de mètres de longueur, comportant plusieurs tunnels latéraux dans lesquels nous ne nous sommes pas risqués (l’un d’entre eux se termine par un puits très profond, mais lequel ?) et se terminant par une sorte d’autel où brûlaient un peu d’encens et une bougie, le seul éclairage de tout le conduit.

    Z
    Le site de Q’umarkaj. Au prime abord, de simples ruines
    Z
    Nous avons même trouvé une grotte sacrée dans laquelle se déroulent manifestement quelques rites

    Chichicastenango, le marché

    Z
    Chichicastenago : un « chicken bus » (bus scolaire nord-américain recyclé) à l’entrée de la ville

    Le marché de cette ville est réputé pour être l’un des plus grands et des plus spectaculaires du Guatemala, voire de toute l’Amérique centrale. Le problème est que cela attire les touristes en masse, venus par bus entiers de la capitale ou des cités voisines, surtout les jeudis et dimanches lorsque sa configuration est étendue. En raison de cet afflux, nous l’avons trouvé un peu moins authentique que les précédents visités. Malgré tout, les chalands locaux restent largement majoritaires et l’explosion de couleurs et la variété des étals est bien là, pour le plus grand plaisir des yeux. On y trouve aussi bien artisanat que produits frais, animaux vivants, accessoires de la vie quotidienne, médicaments, démonstrateurs de potions miracle et autres diseurs de bonne aventure. Quelques édifices religieux se trouvent au sein du marché, notamment cette église San Tomas fusionnée avec le temple maya sur lequel elle a été bâtie et fonctionnant en mode syncrétique (mélange des rites catholiques et mayas). Très active en tout cas le jour de notre présence.

    Z
    Z
    Les rites mayas devant et à l’intérieur de l’église San Tomas au beau milieu du marché. Ambiance !

    Chichicastenango, le cimetière

    Z

    Ce cimetière tout proche du marché est presque tout autant coloré que lui. Les couleurs sont généralement rénovées lors de la fête des morts, mais restent assez vives toute l’année. Elles peuvent refléter la couleur préférée du défunt, honorer les morts et célébrer la vie, ou encore représenter les énergies et les différentes forces de la nature (rouge = sang, vie, amour, passion ; bleu = eau, ciel, sagesse, spiritualité ; etc.). Il est plaisant de se promener dans les allées loin de la foule du marché voisin et d’observer, outre le paysage en arrière-plan, la diversité des tombes, des épitaphes et des décorations. On y trouve également en plusieurs lieux de cérémonies mayas, avec des offrandes disposées sur des supports en pierre de forme arrondie et que l’on brûle ensuite en récitant des incantations. A signaler enfin que beaucoup de caveaux en béton possèdent encore des fers apparents. Comme pour les maisons, c’est une façon d’anticiper la croissance de la famille et les futurs étages qui vont en découler…

    Z
    Z

    Une journée au lac Atitlan

    Z

    Ce lac très réputé au Guatemala résulte de l’explosion il y a 85 000 ans d’un volcan géant, qui a laissé un cratère de 8 km sur 18 et profond de 350 m accumulant eaux de pluie et de ruissellement. Trois autres volcans se sont formés ensuite, dépassant tous les 3000 m d’altitude, agrémentant le lieu d’un panorama exceptionnel. Douze villages se sont installés autour, la plupart n’étant accessibles que par bateau ou par une route de montagne éprouvante que peu de touristes se risquent à emprunter. Le bateau est de toutes façons bien plus plaisant et permet d’explorer à sa guise les villages de son choix. Chacun a sa personnalité. De Panajachel, excessivement touristique en raison de sa situation de plaque tournante vers les autres villages, à Santa Catarina, le plus intime car hors du circuit courant des lanchas publiques, en passant par Santiago Atitlan le plus peuplé, San Pedro envahi par les hippies, San Marcos par ceux du yoga et San Juan le plus authentique. Il y en a pour tous les goûts, mais à moins de rester une grosse semaine ici, il faut faire des choix. Nous avons suivi les conseils d’une agence de voyage qui nous a concocté un petit circuit accompagné d’un guide. Nous avons passé une excellente journée et découvert pas mal de curiosités. A découvrir en photos.

    Z
    Z
    Chacun a son style propre, mais toujours bien coloré
    Z
    Z
    Z
    Z
    Z
    Z
    tous ces petits grains de maïs blanc sont en relief !
    Z
    Notre guide nous emmène déjeuner vers 16h30… c’est rarement plus tôt là-bas !
    Z
    Z
    Quand vient l’heure du retour, le soleil est presque couchant.

    Notre route se poursuit vers les capitales, d’abord l’ancienne, La Antigua, puis la nouvelle Guatemala Ciudad, les deux seules villes que nous connaissions (un peu) au Guatemala. Nous avons avoir le plaisir d’approfondir. A bientôt !

    Parcours Guatemala
    Le parcours correspondant à cet article, en version zoomable ici

  • 85. De Guadalajara à Morelia

    Nous avons fait une petite boucle vers l’ouest, passant par Guadalajara, la seconde ville du Mexique, Tequila, qui nous paraissait incontournable culturellement et gustativement, Pazcuaro, le fief du peuple Purépecha, Tzintzuntzan, la ville où passent les colibris et Morelia, la capitale rose de l’état du Michoacan. Au passage nous aurons ascensionné le plus jeune volcan du monde et renoué avec la randonnée équestre. Que du bonheur !

    Plaque de letat de Jalisco
    Nous sommes maintenant dans l’état de Jalisco

    Moi qui suis le jeune curé…

    Partout dans le Mexique on voit des statues, des rues, des musées, des plaques commémoratives et des portraits au nom de Miguel Hidalgo, un écclésiastique peu orthodoxe qui libéra le Mexique de l’emprise hispanico-française.

    Miguel Hidalgo le cure mercenaire
    Miguel Hidalgo, le curé mercenaire

    Ordonné prêtre à l’âge de 25 ans, il remettait déjà en question la tradition catholique, jugeant les intérêts de l’église plus politiques que religieux. Il lisait les livres censurés, jouait, dansait, donnait des réceptions somptueuses menées par sa maîtresse dont il eut 5 enfants. Il avait aussi été accusé de détournement de fonds au début de ses fonctions… Il finit par être convoqué par l’église mais, faute de preuves suffisantes, il fut simplement muté dans une petite ville, Dolores, qu’il développa économiquement (ce n’était pas vraiment sa fonction) et surtout qu’il rendit célèbre en y poussant en 1810 son « cri pour l’indépendance ». Aimé de ses paroissiens, il n’eut pas de mal à les convaincre de se lancer avec lui dans son combat. Les Espagnols évidemment l’excommunièrent mais cela ne fit qu’attiser les braises du soulèvement. Alors ils le firent prisonnier puis le fusillèrent et exposèrent sa tête pendant 10 ans au coin d’une rue de Guanajuato. Mais tout se passa comme si la tête du prêtre continuait de guider le peuple : le Mexique devint indépendant en 1821 et voue depuis lors une admiration sans faille à Miguel Hidalgo, considéré comme le « père de la patrie ».

    Il est represente partout comme au milieu de cette fresque
    Il est représenté partout, comme au milieu de cette fresque,
    ou encore ici sur les billets actuels de pesos
    ou encore ici sur les billets actuels de 1000 pesos

    La communauté vous remercie

    C’est le message qui figure sur le mail que m’adresse l’équipe de Park4night après que j’aie inscrit un nouveau lieu dans leur base de données. Ce qui honnêtement n’a pas été très difficile puisque dans la ville concernée, Guadalajara, la seconde ville du Mexique après Mexico, une seule autre adresse était référencée. C’est que Park4night, curieusement, n’est pas encore très développé au Mexique, ni en Amérique en général, largement devancé par un concurrrent qui à l’inverse est peu utilisé en Europe.

    Parknight lapplication n° des campingcaristes europeens
    Park4night l’application n° 1 des camping-caristes européens

    Pourtant j’aime bien Park4night, pour l’avoir largement utilisé à nos débuts en vie nomade, parce que l’application est très ergonomique et que, bien que française, chacun peut s’y exprimer dans sa langue natale (la traduction est accessible en un clic), ce qui reflète bien l’état d’esprit européen. Chez la concurrence, il est plutôt malvenu de s’exprimer autrement qu’en anglais. Alors, depuis que je suis en Amérique et que je cherche un spot, je consulte systématiquement les 2 applications. Et comme Park4night est moins fournie, les endroits indiqués auront moins de risque d’être envahis ou pris en haine par les locaux pour utilisation abusive.

    Elle recense les points dinteret ajoutes par les utilisateurs
    Elle recense les points d’intérêt ajoutés par les utilisateurs
    Comme ce parking securise reference par mes soins
    Comme ce parking sécurisé référencé par mes soins

    Chercher de nouveaux endroits et ne pas se contenter des applis que tout le monde a, est aussi une démarche excitante, qui a le vrai sens du mot « aventure » (notion d’inconnu) que beaucoup emploient à tort en ne fréquentant que des lieux préalablement déterminés par d’autres.

    Alors, voyageurs d’Amérique ou d’ailleurs, êtes vous prêts à vous engager à chercher et publier un nouveau spot sur Park4night, ne serait-ce qu’une fois ou deux par mois ?


    Pause jeux de mots laids

    A
    Une pou-ponnière ?
    B
    Roberto, notre monstre sacrée

    Les « évènements » de Guadalajara

    Nous avons fait étape deux nuits et une journée dans la seconde ville du Mexique après Mexico, Guadalajara, comptant 4,3 millions d’âmes dans son agloomération. Le centre historique possède encore un caractère colonial marqué, avec des bâtiments publics massifs, des grandes places arborées, de nombreuses églises toujours très fréquentées, etc. Il est assez étendu et il faut bien une journée pour le parcourir. Davantage si l’on souhaite explorer l’intérieur des édifices, encore que.

    Lenseigne de la ville
    L’enseigne de la ville, squattée par un touriste

    Car nous avons peut-être joué de malchance, mais pas mal de monuments étaient fermés, parfois de façon prévisible (le guide nous prévenant que les horaires n’étaient pas toujours respectés), parfois pour travaux (dans deux musées, nous n’avons pu visiter que 10% des salles, le reste étant soi-disant en rénovation), mais à plusieurs reprises en raison d’ »évènements » dont on nous a parfois donné la durée – de un jour à une semaine – mais jamais donné l’explication. A noter aussi que dans la ville, malgré notre visite un jour de semaine, de nombreuses boutiques semblaient fermées, mais de façon variable selon les quartiers.

    Le temple expiatoire du st sacrement et ses apotres qui sortent prendre lair toutes les heures
    Le « Temple Expiatoire du Saint Sacrement » et ses apôtres qui sortent prendre l’air toutes les heures

    Nous retiendrons de cette ville les 12 apôtres du Temple Expiatoire du Saint Sacrement, qui sortent du clocher faire un petit tour toutes les heures au son du carillon, les deux flèches bleu et or de la cathédrale, l’immense théâtre de style néo-classique, l’omniprésence des fresques de Jose Clemente Orozco dont nous n’avons pourtant pas apprécié le côté sombre, les curieuses calèches électriques qui baladent sans cheval les touristes (heureusement, quelques vraies hippomobiles restent en circulation), et notre petit restaurant du midi, en balcon au-dessus de la Place des Armes, ou nous avons dégusté un plat de poisson tout en écoutant de la musique populaire mexicaine et en observant les passants.

    La Place des Armes et sa belle cathedrale
    La Place des Armes et sa belle cathédrale
    dont voici linterieur
    dont voici l’intérieur
    Des portraits sur livres Guanajaro en serait la capitale
    Des portraits sur livres (Guadalajara serait la « capitale du livre 2022 »)
    dans lenceinte du Palais du Gouverneur dont on admire architecture et fresques
    dans l’enceinte du Palais du Gouverneur, dont on admire architecture et fresques
    A
    Le theatre
    Le théâtre…
    Une pause restauration
    Pause restauration
    Deux musees a moitie fermes dedies au muraliste local Jose Clemente Orozco
    Deux musées à moitié fermés dédiés au muraliste local Jose Clemente Orozco
    On naime pas trop en fait mais chut les mexicains en sont fiers
    On n’aime pas trop en fait, mais chut ! les mexicains en sont fiers
    Petites fantaisies dans la rue pour finir
    Petites fantaisies dans la rue pour finir. Au moins, pas de risque de fermeture pour ces attractions là
    A

    Pause ravitaillement

    A
    Non ! 25 centimes le litre d’essence ?

    Sauf que, l’aspect de la pompe le confirme, elle a cessé de fonctionner en 1940… Dommage !

    B
    Le chocolat, un produit de luxe au Mexique !

    Les tablettes sont, dans certains magasins, sous double emballage et munies d’un badge antivol. Nous en avons même vu sous cassette plastique comme pour les DVD.


    Tequila

    Aah, boire de la téquila à Tequila, c’est comme boire du Cognac à Cognac, du Bordeaux à Bordeaux ou du rhum à … euh non ça ne marche pas pour celui-là… Enfin bref, ça laisse un souvenir impérissable, gustativement et olfactivement lié à l’ambiance du lieu de consommation, surtout s’il coïncide comme pour nous avec le lieu de fabrication.

    Sur la route de Tequila les plant dagave couvrent lhorizon
    Sur la route de Tequila, les plants d’agave couvrent l’horizon
    On en trouve partout au bord des chemins de terre ou de fer
    On en trouve partout, au bord des chemins de terre comme de fer

    Nous avons pu en effet visiter l’une des nombreuses distilleries de la région, dénommée La Cofradia (trad. La Confrérie), une entreprise familiale qui produit de la tequila depuis plus de 50 ans. Elle se démarque des autres par son intérêt pour la préservation de l’environnement (récupération des fibres d’agave pour produire la vapeur nécessaire à la cuisson des ananas ou bien pour fabriquer des briques), un respect de la méthode traditionnelle, la fabrication sur place des bouteilles en céramique ou en verre soufflé. Nos connaissances sur le processus de fabrication n’étaient que théoriques. Nous avons pu les mettre en pratique en assistant à toutes les étapes, de la cuisson des ananas d’agave bleue à la distillation, en passant par le broyage et la fermentation. Nous avons dégusté la tequila à plusieurs étapes : fraîchement sortie de la 2nde distillation, blanche (embouteillée sans conservation), reposée (11 à 12 mois en fût) et vieille (2 ans ou plus en fût) et en margarita (tequila, jus de citron, glace pilée dans un verre glacé au sel et au piment).

    Apres a ans de culture les ananas sont recoltes et transportes
    Après 8 a 10 ans de culture, les « ananas » d’agaves sont récoltés et transportés
    jusqua lusine que nous visitons en activite
    jusqu’à l’usine, que nous visitons en pleine activité
    Lagave y est cuite dans des fours puis broyee
    L’agave y est cuite à la vapeur dans des fours, puis broyée pour en extraire le jus,
    avant detre mise a fermenter quel odeur
    lequel est mis à fermenter pendant quelques jours. Vous n’imaginez même pas l’odeur !
    Vient ensuite le temps de la distillation puis du vieillissement en tonneaux francais
    Vient ensuite le temps de la distillation, puis du vieillissement, en tonneaux français s’il vous plaît
    Pour lembouteillage la distillerie fabrique ses propres flacons en ceramique
    Pour l’embouteillage, la distillerie fabrique ses propres flacons en céramique,
    mais aussi des bouteilles en verre souffle
    mais aussi des bouteilles en verre soufflé
    Nous terminons bien entendu par la degustation de tequilas pures ou en margarita
    Nous terminons bien entendu par la dégustation de tequilas pures ou en margarita
    Salud comme on dit la bas
    ¡Salud! comme on dit là-bas !

    Histoire de ne pas reprendre la route de suite, nous avons visité l’hôtel de la propriété, où l’on dort dans de grands tonneaux entourés de plants d’agaves, avec peut-être un petit shot de tequila sur les tables de chevet. L’immersion quoi.

    Et meme dans le decor dun hotel dont les chambres sont des tonneaux
    L’hôtel sur place, avec ses chambres-tonneaux au milieu des agaves

    Plaque de letat de Michoacan
    Une grande traversée nous amène dans l’état de Michoacan

    A l’assaut du volcan Paricutin

    Nous sommes partis sur les pentes de l’un des plus jeunes volcans du Monde, le Paricutin, âgé d’à peine 80 ans. Il est né là, au Mexique, le 20 février 1943, au beau milieu d’un champ de maïs, sous les yeux de son propriétaire qui n’en revenait pas. D’abord la terre qui tremble, puis des fumerolles et de la lave qui sort. Un an après, le volcan atteignait 410m de hauteur et les coulées de lave avaient englouti 2 villages voisins. Seule une église émerge encore partiellement de ces blocs noirs et monstrueux et l’autel préservé par miracle est régulièrement fleuri par les locaux. Le volcan est maintenant calmé et s’ascensionne. Le sentier pour arriver à sa base fait 12km (il faut contourner 20km2 de lave !) et nous avons préféré parcourir la distance à cheval, ayant un excellent souvenir de notre première à Real de Catorce. Nos montures nous ont amené dans un chemin de roches et de sable volcaniques auprès du dernier cratère, dans un environnement de fumerolles, de bouches émettant une vapeur brûlante et de roches chaudes tachées de soufre. De là, il faut encore grimper jusqu’au sommet du volcan. C’est pentu et difficile car les roches roulent sous les pas, mais une triple récompense nous attend au sommet : le panorama splendide sur les environs bien sûr, une vue plongeante sur l’immense caldera entourée de fumerolles, et une coulée de sable rectiligne que l’on descend « en ramasse » et qui permet de rejoindre agréablement et sans effort en 2mn le point de départ quitté 40mn auparavant. Le retour passe par la visite de l’église partiellement ensevelie, un grand moment également. Pour les intéressés, la balade de 7 heures dont 5 à cheval revient à 34€ par personne, guide juste pour nous deux compris ! Quand vous lancez-vous ?

    Le volcan Paricutin a laube Cherchez les fumerolles
    Le volcan Paricutin à l’aube. Cherchez les fumerolles
    Roberto bien gare sous les sapins de lobservatoire
    Roberto bien garé sous les sapins de l’observatoire,
    Nous enfourchons nos montures et partons a lascension
    nous enfourchons nos montures et partons à l’ascension du volcan
    Vous ne trouvez pas un petit air de Lucky Luke
    Vous ne me trouvez pas un petit air de Lucky Luke ?
    Deux heures plus tard nous sommes au pied du volcan Ca fume de partout
    2 heures 30 plus tard, nous sommes au pied du volcan. Ça fume de partout !
    La randonnee se poursuit a pied dans les champs de lave les eboulis chauds et taches de soufre les bouches de vapeur brulante
    La randonnée se poursuit à pied dans les champs de lave, les éboulis chauds et tachés de soufre, les bouches de vapeur brûlante
    Le guide explique a Claudie que son pere a vu naitre le volcan il y a ans
    Le guide explique à Claudie que son père a vu naître le volcan il y a 80 ans
    Ascension finale On devrait theoriquement suivre les fleches mais le guide part tout droit
    Ascension finale. On devrait théoriquement suivre les flèches, mais le guide part tout droit…
    Au sommet une superbe caldera encore toute fumante
    Au sommet, une superbe caldera encore toute fumante
    et bien entendu un superbe panorama
    et bien entendu un panorama splendide
    Le chemin du retour cest ce grand trait tout droit
    Le chemin du retour, c’est cette grande balafre sur la montagne !
    Plus impressionnant vu den haut Pas le temps de reflechir on suit le guide
    Et c’est encore plus impressionnant vu den haut. Mais pas le temps de réfléchir, on suit le guide !
    Descente en ramasse en mn chrono
    Descente en « ramasse », en 2 mn chrono
    Il est temps de reprendre nos montures
    Il est temps de reprendre nos montures
    pour aller voir leglise partiellement ensevelie sous m de lave
    pour aller voir l’église partiellement ensevelie sous 14 m de lave
    Seul lautel en a rechappe et reste tres venere
    Seul l’autel en a réchappé et reste très vénéré
    Un petit en cas et retour au parking
    Un petit en-cas et retour au parking
    Une journee memorable vraiment
    Une journée mémorable, vraiment

    Pause minimalisme

    A
    Le minimalisme est une des clefs de la vie nomade : se limiter à l’essentiel pour occuper le moins de place possible et être léger
    B
    Alors là, quand on voit ce gars installer à demeure dans son coffre cette enceinte monstrueuse, on est choqués. Mais chacun son truc.

    Le village des purépechas

    Au pied du volcan, le village qui en permet l’accès s’appelle Angahuan, ce qui signifie justement « au bas de la pente » en langue purépecha. Du nom du peuple qui y habite, des amérindiens qui étaient là bien avant les Espagnols et qui ne se sont pas laissés envahir. Ils ont gardé du coup une grande partie de leurs traditions. Les deux plus flagrantes sont les jolies tenues aux couleurs éclatantes que portent au quotidien les femmes, et les messages de bienvenue et de santé publique diffusés plusieurs heures par jour sur des haut-parleurs. Vivant essentiellement de l’agriculture (avocat et maïs surtout) et de l’artisanat (poterie, vannerie, sculpture sur bois, tissages, etc.) ils sont d’un niveau économique modestes. Nous avons beaucoup aimé nous balader dans ce village aux rues mi-pavées mi-en terre, aux boutiques sommaires, où règne une animation tranquille. Les gens nous abordent facilement dans les rues et sont toujours agréables, comme presque partout au Mexique. Les poules, les chiens et les chevaux sont partout dans les rues, peu effrayés par les rares voitures. Nous avons visité une jolie petite église datant du XVIème siècle, construite en pierre et en pisé, dotée d’une belle arche de pierre finement sculptée autour de son entrée principale, mélangeant des motifs islamiques, chrétiens et amérindiens (autant ratisser large pour attirer les fidèles). Au centre du retable trône St Jacques l’Apôtre, saint patron du lieu.

    A
    Deux rues typiques d’Angahuan, le village purépecha
    A
    Les véhicules sont rares, mais les chevaux sont communs (et beaux !)
    C
    J’aime beaucoup cette continuité entre les guirlandes et le linge qui sèche
    A
    La petite église toute en pierre au portail joliment sculpté mélange les styles mauresque et amérindien
    A
    Saint Jacques l’Apôtre, saint patron du lieu
    A
    Pour finir quelques jolies mozaïques mexicaines représentant les Purépechas
    A

    Pour en savoir plus sur les traditions des purépechas, lire cet article bien documenté.


    Pause joies du GPS

    A
    500 mètres avant l’arrivée à notre destination, le GPS nous fait prendre un petit chemin de terre. La chose étant assez commune au Mexique, nous ne nous inquiétons pas, jusqu’à ce dernier virage à seulement 137 mètres du but où le chemin se resserre franchement. Je descends tout de même voir si en roulant un peu sur l’herbe on pourrait franchir ce dernier virage, mais je tombe sur ÇA (voir photo ci-dessous). Il faut me rendre à l’évidence et enclencher la marche arrière !
    B

    L’embarcadère pour l’île de Janitzio

    Après la petite mésaventure précédente, nous avons finalement trouvé ce que nous cherchions, l’embarcadère San Pedrito, d’où partent les week-ends les bateaux pour l’île de Janitzio. Nous étions surtout intéressés par le grand parking gazonné et calme qu’ils mettent à la disposition des visiteurs, sans vérifier s’ils embarquent ou pas. Nous nous y sommes trouvés si bien que nous y avons passé 2 nuits. Nous y avons rencontré juste avant de partir des voyageurs que nous avons cru Français d’après l’immatriculation de leur camping-car. Mais Eric et Nancy sont Belges, émigrés en Namibie …et grands voyageurs autour du monde. Ils ont simplement acheté leur véhicule à des Français avant de traverser l’Altantique en cargo avec. Nous avons bien échangé nos tuyaux, nos parcours, nos téléphones et nous nous suivrons désormais, comme d’autres voyageurs rencontrés en route. La communauté s’aggrandit !

    A
    Notre parking sympathique et l’embarcadère San Pedrito
    A
    Les bateaux attendant leur cargaison de touristes
    A
    qui commencent tout juste à arriver. Très attendus par les marchands de souvenirs.

    Pittoresque Patzcuaro

    Lorsque les Espagnols ont envahi le nouveau monde, la ville de Patzcuaro existait déjà, créée et habitée par les Purépechas, dont la religion n’avait rien à voir avec le christianisme. C’est pourquoi la grande place centrale fait exception au Mexique : c’est la seule du pays, et pourtant elle est de belle taille, à n’être pas bordée par une église ou une cathédrale. Bien sûr les colonisateurs et leurs fusils ont imposé la religion chrétienne, et la ville comporte plusieurs lieux de culte intéressants, mais l’attrait de la cité est ailleurs : d’une belle unité architecturale, elle est faite d’un quadrillage de rues pavées (le plus souvent de pierres volcaniques) bordées de maisons d’un ou deux étages aux toits de tuiles et poutres apparentes et aux murs d’adobe rouge et blancs, du plus bel effet. L’harmonie est également dans les enseignes, toutes peintes directement au-dessus des commerces et volontiers illustrées. La ville était noire de monde le dimanche de notre passage, en raison d’une fête religieuse combinée à une foire au chocolat et au vin, et peut-être aussi à cause du marché très achalandé dont nous n’avons pas su si c’était le seul jour d’activité dans la semaine. En tout cas, si les touristes étaient nombreux, ils nous ont semblé exclusivement mexicains.

    Patzcuaro et son architecture adorable
    Patzcuaro et son architecture singulière
    Derriere les facades dadorables patios
    Derrière les facades rouges et blanches, d’adorables patios
    A
    Des petites mammies y vendent un artisanat de qualite
    Des petites mammies y vendent un artisanat de qualité
    Sur la place centrale cetait leffervescence malgre la pluie
    Sur la place centrale, c’était l’effervescence, malgré la pluie
    Les arcades autour faisaient le plein
    Les arcades autour faisaient le plein
    Encore de belles maisons en adobe et toits de tuiles
    Encore de belles maisons en adobe et toits de tuiles
    F
    Joubliais aussi ce marche tres anime
    J’oubliais aussi ce marché très animé. Au fait, connaissez-vous ces fruits à gauche ?
    A
    Resizer
    Les rois de la cavale…
    et les reines de la pluie
    …et les reines de la pluie !

    Tzintzuntzan

    Le nom de cette petite ville est aussi exotique que sa signification : le pays des colibris. Si notre guide papier tente de nous faire croire que c’est parcequ’il y en a eu beaucoup autrefois et que devant leur disparition la municipalité fleurit la ville pour les faire revenir, si l’encyclopédie en ligne qui commence par Wi et finit par dia se contente de donner la signification mais pas l’explication dans sa version française, j’ai dû pour comprendre chercher la version espagnole de ladite encyclopédie. On y apprend que les colibris étaient des messagers pour les dieux du panthéon purépecha, qui communiquaient ainsi entre eux depuis les 5 temples et les 5 pyramides qui leur étaient dédiés. Il s’agissait donc de colibris divins, autant dire que les fleurs du guide ont peu de chance de les attirer. Et puis les dieux sont possiblement allés voir ailleurs, depuis que les Espagnols ont cassé les pyramides des Purépechas qui s’étaient gentiment rendus en espérant le contraire. Vous verrez sur les photos ce qu’il reste de ces étranges pyramides à base ronde.

    Tzintzuntzan le pays des colibris et des yacatas
    Tzintzuntzan le pays des colibris et des yacatas (le nom donné aux pyramides locales)

    Sinon Tzintzuntzan (essayez de le prononcer 10 fois de suite et vous comprendrez pourquoi nous avons trouvé un nombre inhabituel de gens porteurs d’appareils orthodontiques) est une ville agréable, avec un grand marché d’artisanat ou l’art de la vannerie excelle plus que tout autre, avec les oliviers pentacentenaires du jardin du couvent franciscain, rivalisant en taille de tronc avec les séquoias vus en Californie.

    mais aussi le pays de la sculpture sur bois
    mais aussi le pays de la sculpture sur bois
    et surtout de la vannerie
    et surtout de la vannerie
    On aimerait tout rapporter mme les oliviers
    On aimerait tout rapporter, même les oliviers !

    Pause sculpte moi une maison

    A
    Au Mexique, on aime bien les arbres ronds, carrés, rectangulaires, et pourquoi pas en forme de maison
    A
    B
    C

    Morelia

    Pourtant classée au patrimoine mondial de l’humanité pour ses 250 monuments historiques de pierres roses mélangeant adroitement de nombreux genres architecturaux, dont 21 églises, 20 monuments administratifs, 1 acqueduc de 253 arches, Morelia ne nous a pas transcendés. La grande taille du centre historique y était peut-être pour quelque chose. Nous n’avons pas réussi à ressentir l’âme de la ville, comme cela est régulièrement arrivé précédemment. Reconnaissons tout de même avoir vu quelques splendeurs, comme l’enchevêtrement de dorures et de roses sur les murs et plafond du Sanctuaire de la Vierge de Guadalupe, les fresques géantes et les patios du Palais de Justice et du Palais du Gouverneur, les 22000 livres de la bibliothèque universitaire installée dans un ancien temple.

    A
    Les lettres géantes de Morelia, la capitale de l’état de Michoacan
    A
    La ville est inscrite au patrimoine de l’Unesco pour son architecture particulière
    Z
    A
    Un bel aqueduc de 253 arches. Et le sanctuaire de la Virgen de Guadalupe, si banal à l’extérieur,
    A
    mais si richement décoré à l’intérieur !
    A
    Le Palais du Gouverneur est décoré de fresques racontant l’histoire de la ville mieux qu’un livre
    A
    A
    Et en parlant de livres, la bibliothèque universitaire c’est tout un poème !

    Nous avons découvert aussi à Morelia un autre curé mercenaire, héros de la lutte pour l’indépendance mexicaine, représenté partout la tête recouverte d’un bandeau de pirate, à qui on aurait volontiers confié les commandes du Black Pearl. Au fait, je ne vous ai pas dit son nom : c’est Jose Maria Morelos. La ville a préféré abandonner son ancien nom de Valladolid pour prendre le sien.

    A
    Statue équestre de Jose Maria Morelos et moultes peintures à son effigie dans les bâtiments publics
    A

    Nous allons bientôt rejoindre l’état de Mexico, car là-bas, dans quelques endroits précis, les papillons monarques arrivent en masse depuis le Canada ou les USA pour passer l’hiver au chaud. Nous avons hâte de vivre ça, et bien sûr de vous le raconter, c’est promis !

    parcours du au novembre
    parcours du 13 au 22 novembre