178. Approche de l’Amazonie

La pause est terminée, nous voilà de retour en Équateur pour poursuivre notre périple. Notre nouveau visa de 90 jours obtenu à l’arrivée dans le pays aurait pu nous donner de l’aisance pour la visite, mais le problème c’est que pour Roberto n’étant pas rentré avec nous, c’est la date de notre première entrée en Équateur qui compte. Cela devrait malgré tout être suffisant, le pays n’étant pas si grand (44% de la surface de la France)

Parcours Approche de l'Amazonie
Le parcours décrit dans cet article, en version cliquable ici

Transition crustacée

Notre petit séjour métropolitain se termine et nous commençons à préparer nos bagages pour le retour en Équateur. Mais le pays se rappelle à nous plus tôt que prévu lors d’un petit passage au supermarché : voilà que nous découvrons que les crevettes que l’on vient d’acheter viennent de là-bas !

C’est que le pays en est, on le sait peu, le premier producteur mondial. Dans notre supermarché, en achetant au hasard, nous avions une chance sur deux de tomber sur des crevettes équatoriennes. Elles sont paraît-il loin devant les autres en terme de qualité, de couleur, de texture et de saveur. Mais j’aurais bien du mal à vous donner mon opinion, je suis allergique…


Retour vers le futur

Eh bien nous voilà de nouveau dans les aéroports pour notre vol de retour vers Quito. Rien d’exceptionnel à raconter alors je m’amuse avec l’intelligence artificielle à modifier quelques petits détails sur mes photos, en rapport avec l’actualité sur la pénurie potentielle de kérosène. C’est d’une simplicité et d’une efficacité décourageantes pour l’avenir de la planète…


Roberto nous voilà

Après un vol en 3 étapes long et ennuyeux, partis à midi de Bordeaux nous arrivons vers 7 heures le lendemain en heure française. Sauf qu’à Quito il n’est pas encore minuit, décalage horaire oblige. 1h15 plus tard, car oui l’attente est longue à l’immigration, nous sortons enfin de l’aéroport et appelons le gardien de notre parking longue durée pour qu’il vienne nous chercher. En milieu de nuit, ce service VIP était précieux, tout en étant inclus dans le tarif imbattable de 3,90€/24h. Le gardien nous ramène auprès de Roberto qui nous attendait bien sagement. Nous empilons nos bagages sur les sièges et finissons notre nuit. Le lendemain matin, en quittant le parking, nous nous apercevons que notre véhicule a en plus été nettoyé. Quand je vous dis service VIP !


Chocs thermiques

Après la quasi-canicule qui sévissait en France au moment de notre départ, nous retrouvons à Quito des températures agréables en journée, mais frisquettes la nuit en raison essentiellement de l’altitude (2860m) et aussi de l’arrivée prochaine de l’hiver austral. On parle de 5 ou 6°C, il nous a fallu remettre le chauffage !

Après une journée consacrée à la logistique (déballer et ranger les bagages, remplir le frigo, recharger le forfait téléphonique de Claudie, etc.) nous quittons la capitale pour retrouver la nature. Restant dans les hauteurs, plongés dans une grisaille humide, nous sommes heureux de nous arrêter pour une première pause aux Thermes de Papallacta. L’eau d’origine volcanique y arrive à 70°C dans une douzaine de bassins extérieurs joliment aménagés avec vue directe sur les montagnes alentour, du moins par temps dégagé. Avec un air à 13°C, on s’y plonge avec bonheur !


Nuit entre une église et un ours à lunettes

Après les thermes, le ciel s’est un peu couvert et nous ne sommes pas trop chauds (malgré les bains à 40°C…) pour reprendre la route. Et puis nous avons besoin d’eau. Justement, le village de Papallacta a tout ce qu’il faut : un parking tranquille devant une charmante petite église toute bleue, un robinet fileté d’eau potable et même la wifi ! De l’autre côté, c’est un ours à lunettes statufié qui nous regarde, comme pour nous rappeler qu’il en existe un certain nombre dans la région. Plus beaucoup car cette seule espèce d’ours natifs d’Amérique du Sud est menacée. Il en resterait à peine un millier. On voit de temps en temps des panneaux au bord de la route prévenant de la possible traversée de ces ursidés. Mais ça ne marche jamais, il faut qu’ils arrêtent de nous faire rêver !


La vallée dans la forêt de nuages

Nous repartons plein Est vers l’Amazonie. La route emprunte le fond de la vallée du tempétueux et boueux Rio Papallacta. De part et d’autre, des forêts denses et pleines de lianes, lichens et plantes épiphytes accrochent les nuages. Voire même les créent, comme on peut l’observer. C’est magnifique et sauvage, nous adorons. Les villages traversés revendiquent volontiers leur peuplement autochtone par des statues au croisement des rues ou par des affiches incitant les touristes à contacter les agences touristiques « communautaires ». Avec ce ciel chargé, la pluie nous gagne et nous nous arrêtons assez tôt au bord d’une autre rivière pour passer la fin d’après-midi dans un endroit tranquille.


Tena ou l’Amazonie en centre-ville

La ville de Tena est la porte d’entrée de l’Amazonie équatorienne. C’est souvent de là que démarrent les activités sportives en eau vive, comme le rafting ou le kayak, et les excursions vers les réserves naturelles, les cascades ou encore les communautés indigènes. Cela dit, il n’est pas forcément obligatoire de s’engager dans des expéditions longues, fatigantes et coûteuses pour voir tout ça.

Au lieu de se rendre dans une réserve naturelle, il suffit de parcourir le magnifique Parc de l’Ile, un concentré gratuit de 27 hectares de forêt dense amazonienne en plein centre-ville. Nous avons adoré nous promener sur ces chemins mousseux au milieu d’une végétation luxuriante typique des forêts tropicales humides. Nous avons découvert plusieurs fleurs et plantes que nous n’avions jamais rencontrées auparavant. Nous avons observé des minuscules grenouilles, quelques insectes bizarres, des singes écureuils et nous avons même approché (et caressé !) un tapir.

Charançon
Un charançon de la forêt amazonienne

Et au lieu d’aller faire du voyeurisme dans les communautés indigènes de la région, il suffit de se balader en ville : 58% des 28 000 habitants sont des Quechuas. Alors oui, nous avons fait un petit tour en ville via une jolie passerelle décorée d’images en métal des animaux et activités de la région, nous avons jeté un œil à l’église et à la cathédrale sans pouvoir y rentrer, nous avons traversé le marché et vu une sorte de cantine où tout le monde mangeait du maito. C’est une préparation de poisson des rivières du coin enveloppé dans des feuilles de bananier puis grillé lentement sur des braises. Apparemment, la feuille de bananier donne un arôme unique et maintient le poisson moelleux et juteux. Nous sortions du déjeuner alors nous n’avons pas goûté, mais il faudra qu’on teste ça prochainement.

Que de belles découvertes en tout cas lors de cette journée à Tena !

Nous allons poursuivre encore un peu plus vers le sud du pays et nous vous disons à très bientôt !


    Ce formulaire utilise Akismet pour réduire le courrier indésirable. Découvrez comment vos données sont traitées.