De retour vers les montagnes colombiennes, nous allons découvrir des villages hauts en couleur, des palmiers de cire, des véhicules d’un autre âge, des œuvres d’art, et de la nature, beaucoup de nature.

Carnaval routier
De retour sur la nationale très chargée qui relie le port de Buenaventura à la ville de Cali, nous sommes immobilisés 20 mn au milieu d’une meute de camions porte-conteneurs. Ayant subi plusieurs arrêts à l’aller en raison de nombreux travaux sur la route, nous pensions subir une contrainte du même genre. Après tout, vu l’état des chaussées dans le pays, c’est une bonne chose qu’elle soient réparées. Mais lorsque la colonne de véhicules se remet en marche, ce n’est pas un chantier de travaux que nous allons découvrir, mais un défilé carnavalesque. Bloquer une route à grand trafic pour des festivités, c’est tout à fait colombien. Cela dit, vu que nous sommes en plein Tour de France, il faut peut-être que j’assouplisse un peu ma position…
De drôles de fruits
Pour notre pause de midi, nous nous arrêtons non loin d’une aire de repos délimitée par une haie assez haute pour nous faire un peu d’ombre. Garés tout proches, nous remarquons de nombreux fruits tombés au sol dont l’aspect est entre les agrumes et les calebasses. En triant un peu les réponses proposées par Google Lens, nous identifions l’espèce Swinglea glutinosa. Cet arbuste qui peut atteindre 10 m de hauteur est originaire des forêts tropicales d’Asie. Avec sa pousse rapide et son feuillage dense et persistant, il est effectivement planté en tant que haies. En plus, les feuilles collantes (d’où le nom glutinosa) agglutinent poussières et insectes. Les fruits, comestibles pour les uns et non comestibles pour les autres – surtout s’abstenir et ne pas demander à l’IA de trancher ! – sont dans ce contexte plutôt une gêne qu’autre chose. Nous en avons tout de même coupé un en deux pour visualiser l’intérieur et confirmer notre interprétation. Mais pas question d’en faire des confitures !
Le musée de l’or d’Armenia
Armenia est l’une des principales villes de la Vallée du Café, que nous commençons à traverser. En grains, moulu ou lyophilisé, le café est au cœur de l’économie de cette région et de toute la Colombie. Le pays en exporte un million de tonnes par an et compte 300 000 producteurs individuels, souvent de petites haciendas qui proposent visite et dégustation. Nous en avons déjà beaucoup appris sur le café lors de nos voyages précédents, alors nous n’irons pas nous mêler aux touristes venus pour ça, mais par contre Armenia nous propose une autre richesse : son musée de l’or Quimbaya, du nom de ce peuple précolombien expert en orfèvrerie et en céramique, malheureusement exterminé par les conquistadors à la fin du XVIe siècle. Dans un bâtiment d’architecte tout en briques, décliné sur plusieurs niveaux et entourés de superbes jardins aussi bien d’agrément que de plantes d’usage indigène traditionnel, on découvre les détail la vie, les croyances et l’artisanat de la civilisation Quimbaya. Parmi les objets en or ou en tumbaga (alliage d’or, de cuivre et d’argent) figurent des bijoux (colliers, boucles d’oreilles, bracelets, ornements nasaux), des outils du quotidien, des représentations de divinités, des animaux stylisés, des figurines rituelles et des récipients cérémoniels. La collection comprend également des poteries et des céramiques finement ouvragées, souvent décorées de motifs géométriques ou symboliques. Une exposition temporaire est consacrée aux diverses réparations apportées à des objets aussi bien en métal qu’en céramique. Enfin, une section est dédiée aux déformations corporelles que pratiquaient les Quimbayas, à l’aide de pièces en bois gravées de motifs en relief fortement appliquées de façon prolongée sur front ou autour des membres des individus de haut statut social, laissant la marque indélébile de leur supériorité. Genre il y a marqué La Poste, quoi. Tout cela était fort intéressant et totalement gratuit. Merci la Banco de la República de Colombia !
Salento : des maisons colorées pour attirer les touristes
De même qu’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, on n’attire pas les touristes avec du béton décrépit. Pour peu qu’on leur mette de la couleur, ils viennent. Et plus ils viennent, plus on remet de la couleur. Le problème n’est pas tant cette profusion de maisons multicolores aux accords improbables, au final plutôt agréables à l’œil, que la perte d’authenticité liée à l’afflux de visiteurs, particulièrement le week-end. Cela dit, si l’on s’éloigne des quartiers centraux où s’alignent hôtels-bars-restaurants et boutiques de souvenir, tous plus peinturlurés les uns que les autres, la couleur ne disparait pas pour autant. Elle est simplement employée plus raisonnablement, démontrant qu’elle fait partie intégrante de la vie des habitants. On revient à l’authentique, ouf !

Les palmiers de cire de Cocora
La vallée de Cocora est l’un des derniers endroits au monde où pousse le palmier de cire du Quindio, élu arbre national de Colombie. Le pays a de quoi en être fier car c’est le plus grand palmier du monde, pouvant atteindre 60 à 70 mètres de hauteur. Avec une croissance très lente, il peut vivre jusqu’à 300 ou 400 ans. Son nom est lié à la couche de cire blanche qui recouvre son tronc, zébré de marques noires correspondant à la chute des feuilles. Pour les découvrir, il faut partir randonner dans une forêt d’altitude (curieusement ces arbres originaires des bords de mer ont besoin d’être 2500 à 3000 m au-dessus du niveau des océans) souvent embrumée de nuages et fréquemment pluvieuse. Mais l’ambiance est là, avec ces plumeaux brandis au bout de tiges frêles géantes, tranchant sur le ciel du soleil couchant ou tentant de disparaître dans les brumes matinales. Le lieu est assez fréquenté (nous y étions un week-end), respectant la nature sur les hauteurs, mais spécialement aménagé pour les touristes colombiens sur la partie basse avec de nombreux sites à selfies où ils font des queues interminables pour le cliché qui fera bien sur les réseaux. Amusant à observer mais questionnable.
Un p’tit grand café à Chinchiná
Euh l’expression semble incongrue si l’on se place juste comme Claudie sous la tasse de café géante trônant dans un angle de la place principale de la ville. Avec sa contenance de 22 739 litres, c’est la plus grande tasse à café de Colombie. Et jusqu’en 2022, elle a même été la plus grande du monde jusqu’à ce que le Mexique ne s’en mêle. Il a fallu plus d’un mois et 50 personnes pour la construire. Et pour la boire on ne sait pas… Elle a été construite en 2019 pour célébrer le retour des touristes internationaux dans le triangle du café, jusque-là interdit d’accès pour cause de narcotrafic. La sécurisation du secteur a permis l’essor de nombreuses plantations, la plupart du temps des petits producteurs qui font volontiers visiter leur « finca » et leur processus de production. Venus pour voir (pas boire hein ?) la tasse, nous avons découvert au passage une charmante petite ville très animée, une jolie église et de petits kiosques colorés sur sa place principale. Et nous nous sommes arrêtés chez Migote, une chaîne d’en-cas colombiens, pour y déguster non pas une migote (soupe traditionnelle colombienne composée de chocolat chaud versé sur des morceaux de pain, de fromage et de pâtisseries locales) trop riche pour nous, mais un vrai p’tit café accompagné de simples sablés au maïs.
Manizales
1. La ville
Au cœur de la région du café, à 2153m d’altitude, Manizales jouit d’un bel environnement et d’un climat agréable. Après, ça reste une assez grande ville sudaméricaine avec beaucoup de constructions hétéroclites et de béton. Notamment son hideuse cathédrale en béton armé brut de décoffrage dont l’architecte est, honte à nous, français. Mais pourquoi n’a-t-il pas mis du granit, dont la région est si largement pourvue que la pierre a donné son nom à la ville (manizal = granit) ?
En guise de rattrapage, deux belles céramiques de Guillermo Botero (qui n’a pas de lien avec son homonyme plus célèbre Fernando) sont exposées sur son parvis, en hommage aux luttes d’indépendance du pays, ainsi qu’une étonnante statue de Simon Bolivar mi-homme mi-condor. Un peu plus loin, l’architecture de l’église de l’Immaculée Conception est un peu plus sophistiquée avec son alliage de métal et bois en façade et surtout un magnifique intérieur de bois vernis.
2. Un hommage rare aux colonisateurs
La statuaire urbaine en Amérique du Sud est surtout consacrée aux célébrités politiques ou militaires qui ont œuvré pour l’indépendance des pays. Les indigènes sont aussi de plus en plus mis à l’honneur. Mais vouloir rendre hommage aux colonisateurs est plutôt rare. Rien qu’à ce niveau, la sculpture de Luis Guillermo Vallejo Vargas appelée Monument aux Colonisateurs est exceptionnelle. Mais elle l’est aussi dans sa réalisation, faite de 50 tonnes de bronze principalement obtenu par donation populaire de petits objets. Une sorte de crowdfOnding si j’ose le jeu de mots.
L’œuvre située sur un monticule est divisée en deux parties : l’Agonie et l’Extase. Dans l’Agonie, un convoi d’animaux et de colons, particulièrement expressifs et tourmentés, grimpent péniblement la pente, symbolisant l’accès difficile à la région. Ils portent sur leur dos les futurs monuments de la ville. Dans l’Extase, au sommet du monticule, ce sont des colons triomphants qui paradent, une femme levant son enfant au ciel en signe de gratitude
Ce monument rend donc hommage aux milliers de pionniers, souvent des paysans, des artisans et des commerçants, qui ont à partir de 1870 défriché la forêt, construit des routes et fondé des villages, posant les bases de la ville moderne de Manizales.
3. Un écoparc en centre-ville
C’est une zone de forêt humide protégée à deux pas de l’agitation du centre. Des panneaux prometteurs à l’entrée montrent pas mal d’oiseaux et d’animaux susceptibles d’être rencontrés. Mais nous commençons à avoir l’habitude de ces promesses, c’est toujours la nature qui décide. En parcourant divers sentiers dans la forêt, nous allons rencontrer une belle végétation (c’est l’avantage des plantes, elles ne fuient pas devant nous) et quelques papillons pas trop farouches. Au moins ça nous aura dégourdi les jambes et on ne peut pas trop se plaindre des promesses non tenues le parc étant gratuit.
4. De tout, un peu
Il n’est pas obligatoire de voyager loin pour dénicher ces petits détails insolites autour de soi, mais il faut avouer qu’à l’étranger c’est plus facile, la différence de culture aidant. Après, il faut avoir un minimum de curiosité. Tout ne saute pas toujours aux yeux. Quand certains chinent les antiquités, moi j’adore chiner ces micro-tranches de vie. Pas vous ?
Salamina, encore un village haut en couleurs
Nous nous dirigeons vers Medellin, en empruntant, plutôt que la nationale fréquentée par les poids-lourds, une petite route de montagne qui serpente parmi les plantations de café, de canne à sucre, de bananiers ou de bambous. Le soleil manque un peu, mais dans cette région où règne la « forêt de nuages », c’est assez normal. Et finalement ces brumes qui passent entre les reliefs embellissent plutôt le paysage. La route ne cessant de monter et descendre, le goudron manquant à épisodes réguliers, les zones de dépassement étant rares à cause des nombreux virages, nous ne faisons qu’une petite moyenne de 25 à 30 km/h. Du vrai « slow travel ». Nous arrivons ainsi laborieusement au village de Salamina, réputé pour être l’un des plus beaux de Colombie. J’ai l’impression que l’on nous dit ça à chaque fois, mais il faut avouer que nous retrouvons ici les couleurs vives de Salento avec des balcons, fenêtres et portes de bois sculptés en plus. C’est un ébéniste local qui a lancé la mode et créé une école de travail du bois pour qu’elle perdure. Un charme fou se dégage de l’ensemble. Les smartphones crépitent pendant l’exploration des petites rues, assez animées dès que l’on se rapproche du centre. Beaucoup de patios se cachent derrière ces façades multicolores et recèlent sans doute d’autres merveilles. Nous en aurons un aperçu en entrant visiter par hasard (elle ne figurait pas sur notre guide ni sur les recommandations d’autres voyageurs) la maison de la culture. Allez, c’est confirmé, notre future maison devrait avoir un patio !
Un camping simple
Après cette route difficile et la visite de Salamina, nous cherchons un endroit pour la nuit. Notre application de recherche nous donne le choix limité entre les parkings bruyants de la grande place et un terrain vague payant en périphérie avec des chiens qui aboient la nuit. Pas terrible. Nous aurions pu chercher nous-mêmes, dénicher sur Google Maps en mode satellite le parking d’un stade, d’une église ou d’une école, ou encore une voie sans issue, mais pas envie aujourd’hui. Il nous reste l’option d’un camping à 5 km au nord de Salamina, assez sommaire paraît-il, mais c’est notre seule chance d’avoir un peu de calme. Pour le double du prix du terrain vague, soit 10€ au lieu de 5, ça va. Nous avons un peu de mal à le trouver, l’endroit n’est pas très grand mais tout à fait charmant. Un terrain herbeux entouré de cabanes et de végétation tropicale. Un accès aux toilettes. Ça ira. Et l’accueil est sympathique, mais rien d’étonnant en Colombie. 3 chiens sont présents mais resteront tranquilles la nuit. Qui sera pour nous excellente malgré un orage en fin de soirée.
En route vers Aguadas
1. La route du café
Dès la sortie du camping, un oiseau avec des éclats bleu-vert métalliques traverse la route devant nous. Je pile et fais une petite marche arrière. L’oiseau est toujours là sur sa branche et semble poser pour la photo. Grâce à Google Lens, Claudie identifie un Motmot d’Équateur, un oiseau qui aime l’humidité et l’altitude des Andes, et décrit comme peu farouche. C’est bien ça !
Nous retraversons les rues colorées de Salamina, dans la grisaille cette fois, et retrouvons notre belle route du café. La prochaine récolte n’aura lieu qu’en septembre, mais déjà les caféiers portent pas mal de fruits rouges (les cerises). Plus d’une heure plus tard, nous arrivons à notre première destination du jour, la petite ville d’Aguadas, un peu perdue dans un brouillard qui rend un peu ternes les façades des maisons ici encore très colorées. Mais ça n’est pas si grave parce que nous n’étions pas venus pour ça…
2. Le musée du sombrero
Ce musée unique en Colombie abrite une collection impressionnante de plus de 300 chapeaux artisanaux provenant des différentes régions du pays, ainsi qu’une sélection internationale. Une attention particulière est portée au chapeau local, tressé à la main à partir de la fibre de toquilla comme pour les Panamas.
Dans le même bâtiment, la maison de la culture d’Aguadas, nous trouverons aussi une réplique de la première maison construite à Aguadas en 1805, des salles dédiées à la culture indigène ou à l’histoire locale, ainsi qu’une amusante collection de figurines de personnalités de la ville ou du pays, qu’un artiste local, Eugenio Lotero, s’amusait à sculpter dans le bois.
3. La ville de la brume
Comme elle l’affiche fièrement sur le portique à l’entrée de l’agglomération, Aguadas est surnommée « la ville de la brume », et nous ne pouvons que confirmer la justesse de cette appellation. Nous sommes en pleine forêt de nuages et ceux-ci défilent sans cesse à l’horizon, masquant tout ce qui se trouve au-delà de trois ou quatre pâtés de maisons. Nous essuierons même quelques averses, ce qui ne nous empêchera pas d’explorer un peu la ville. Les couleurs des façades paraissent un peu ternes en l’absence de soleil mais le cachet reste là. Nous allons visiter une jolie cathédrale de style néo-roman avec ses 2 tours hexagonales, et possédant un intérieur lumineux et couvert de dorures en pleine rénovation. En fait on ne doit pas arrêter de peindre ici ! Parmi les boutiques, beaucoup vendent des chapeaux aguadeñas (d’ici, quoi), et parmi les passants, beaucoup en portent !
4. Le Gardien de Police
C’est le nom d’une statue érigée devant le poste de police, représentant un enfant devant un policier ailé portant une colombe au sommet d’un bâton. A leurs pieds, des centaines de couteaux et quelques armes de poing plantés dans le sol. Une plaque au-dessous nous apprend que l’œuvre a été entièrement réalisée à partir de 6300 armes confisquées et donc fondues pour une grosse partie. Réaliser une œuvre prônant la paix, la protection de l’enfance et de la communauté à partir d’instruments de violence est un joli symbole.
Transports d’un autre temps
Deux types de transports en commun sont emblématiques de la Colombie et plus particulièrement des zones rurales et montagneuses : les bus Chivas et les Jeep Willys qui font office de taxis. Ils ont en commun de transporter davantage de passagers que leur capacité officielle, volontiers le double en acceptant des passagers debout à l’arrière ou jugés sur le toit. Et de transporter simultanément des marchandises aussi diverses que des sacs de café, des poules, des cochons ou encore des meubles.
1. Les bus Chivas
Les Chivas ont commencé à être fabriqués à Medellín en 1908, résultant de la greffe sur un châssis américain de cabines en bois avec portes ouvertes sur le côté, ce qui facilite la montée ou la descente quu peut se faire quasiment à tout instant, en l’absence d’arrêt officiel. Ces bus sont richement décorés, peints aux couleurs du drapeau colombien avec de nombreux motifs, et ornés d’accessoires chromés. Peu de touristes s’y aventurent, craignant l’ambiance de boîte à sardines sonorisée.
2. Les Jeep Willys
Ces robustes 4×4 de l’armée américaine ont été cédés après la guerre à des pays émergents, dont la Colombie. L’armée du pays les a adoptés, mais aussi et surtout les agriculteurs, les planteurs de café et les transporteurs en tous genres, le véhicule étant parfaitement adapté au réseau routier défaillant. La meilleure preuve de robustesse ? Bien que la Jeep Willys ne soit plus fabriquée depuis plusieurs décennies, ce sont des alignements de véhicules rutilants aux couleurs vives qui attendent les passagers sur les stations de taxis des villes rurales ou montagneuses.
3. La Renault 4L
Elle a été produite à 97000 exemplaires en Colombie entre 1970 et 1992, devenant une des voitures les plus populaires du pays. Conception simple, robustesse et prix modéré ont séduit aussi bien les familles que les professionnels. Comme pour les Jeep Willys, les capacités d’entretien des Colombiens font merveille, et 20 000 à 40 000 4L Renault circuleraient encore dans le pays aujourd’hui.
4. Quelques camions
Ils ne sont pas vraiment « d’un autre temps », mais quand on doit les croiser dans une petite rue on les trouve toujours monstrueux…
Les aires de service à la colombienne
Les autoroutes colombiennes ne sont pas tout à fait comparables à celles de l’Europe. Elles ne doublent pas en général une route nationale, les emprunter est souvent incontournable à moins de vouloir faire un gros détour par des chemins de terre. Elles peuvent comporter des passages à double sens. Les péages dépendent davantage de la présence de travaux dans la région que d’un système privé. On y trouve volontiers des vendeurs d’un peu tout. Les aires de service ont également leurs particularités. Déjà, elle ne sont pas destinées a priori aux camions qui vont plutôt dans les stations-services. Elles sont gardées jour et nuit, ce qui offre un minimum de sécurité. Pour la première dans laquelle nous avons dormi, il nous a fallu donner nos numéros de passeports. Sinon les services sont gratuits, allant des plus basiques (toilettes, eau, wifi) aux plus inhabituels (salle de réunion, vidéoprojecteur). La restauration n’est pas constante. La seconde aire que nous avons visitée n’en possédait pas mais fournissait le petit café gratuitement…
Les freins nous lâchent…
Nous avions prévu d’aller visiter deux sites touristiques avant de rejoindre Medellin, mais leur situation perchée en altitude associée à un bruit de plus en plus important au niveau de nos freins avant va nous conduire à en faire l’impasse. Rendez-vous donc à Medellin si notre système de freinage ne nous lâche pas avant…





































































































































































































