189. De Tunja à Guane

De Tunja à Guane, nous allons poursuivre notre road trip colombien en suivant les montagnes, peu pressés de retrouver la fournaise des vallées. De charmants villages coloniaux s’y succèdent, comme quelques curiosités naturelles. Que du bonheur !

Notre parcours de Tunja à Guane, Colombie. En version zoomable ici
Notre parcours de Tunja à Guane, Colombie. En version zoomable ici

Éjectés par la police !

Les nuits se suivent et ne se ressemblent pas. Nous avions pourtant envie de renouveler l’expérience nature de la veille juste avant la grande ville qu’est Tunja afin d’éviter une nuit bruyante en centre-ville. Le spot que nous visions, juste sous les lettres qui dominent la ville à la manière de l’enseigne Hollywood de L.A., n’était malheureusement plus accessible. Mais nous trouvons à courte distance un petit terrain herbeux proche de la croisée de 2 chemins, idéalement prometteur d’une nuit paisible. Mais 2 policiers circulant par là sur une seule petite moto vers les 7h du soir, bien après le coucher du soleil, en décideront autrement. Le discours est habituel : là où vous êtes, nous ne pouvons pas assurer votre sécurité, vous devriez dormir à l’hôtel, etc. Une méconnaissance totale de la vanlife et une exagération de l’insécurité (la région n’est pas jugée spécialement dangereuse par les autorités internationales) et les voyageurs de l’endroit fermé juste à côté n’ont rapporté aucun désagrément. Mais difficile de contester la force publique, alors nous sommes descendus en ville de nuit – ça par contre ça n’est pas recommandé ! – et avons trouvé une place au fond d’une impasse en ville, forcément moins calme que notre coin en campagne de la veille.


Tunja et la maison de l’écrivain

Nous partons pour une balade dans les rues du centre historique, qui a conservé quelques maisons coloniales autour d’une grande place (Bolivar bien entendu). Notre guide recommandait de visiter la cathédrale, que nous n’avons pas trouvée exceptionnelle, le temple Santo Domingo avec son plafond qui en ferait la chapelle Sixtine de Colombie, malheureusement fermée, la maison du fondateur de la ville avec son plafond mudéjar (mélangeant les styles mauresque, chrétien et judaïque) malheureusement pas encore ouverte, et la maison de l’escribano Don Juan Vargas réputée pour ses plafonds ornés de magnifiques fresques … heureusement visitable le temps que la guichetière-guide termine son café et aille chercher les clefs. Nous aurons vu au moins un des plafonds célèbres de la ville… Claudie pourtant grande lectrice n’avait jamais entendu parler de cet écrivain, mais c’est normal puisqu’il n’en était pas un… Escribano signifie en fait greffier ou notaire. Ce monsieur exerçait donc cette haute fonction à l’époque coloniale. La demeure du XVIe siècle est parfaitement conservée et contient de nombreuses pièces et meubles authentiques où l’on sent le poids des ans. Le point d’orgue de la visite est effectivement un ensemble de fresques peintes sur les plafonds de deux pièces, tout aussi bien conservées que les meubles. Elles représentent plusieurs aspects de la vie quotidienne et religieuse de l’époque coloniale, avec des saints, des végétaux, des animaux et des symboles du pouvoir et de la foi. Avec un style très original.


Customisation

Les Colombiens adorent customiser leurs véhicules, particulièrement lorsqu’il s’agit de taxis, de bus, ou de la populaire 4L Renault. En voici quelques exemples.


Les délices d’Iza

1. Les desserts du marché

Ça n’est pas si fréquent, mais la ville d’Iza est connue pour ses desserts, au point d’avoir un marché dédié chaque dimanche. Malheureusement, nous y étions en semaine, mais les boutiques autour de la place centrale sont ouvertes tous les jours. Mille-feuilles, génoises garnies d’arequipe (confiture de lait) et de fruits locaux ou encore merengón sont parmi les plus populaires, Nous avons jeté notre dévolu sur ce dernier, proposé dans une sorte de salon de thé opportunément placé 10 mètres derrière Roberto. Comme son nom l’évoque, ce dessert est à base de meringues (françaises précisent-ils) entre lesquelles sont glissés de la crème, des fruits, une sauce sucrée, le tout étant personnalisable, y compris le topping. Au moins 2000 calories mais délicieux !


2. Le « Nid vert du Boyacá »

Touchée par la classification du village au patrimoine national, la ville apporte un soin particulier à son entretien et évite les débordements. L’architecture coloniale est ainsi bien préservée avec des maisons à un seul niveau, des toits de tuiles en terre cuite, des murs blancs ornés de quelques fresques et des ouvertures et balcons en bois peint de couleurs vives. À quelques pas du centre-ville, enjambant une petite rivière paisible, se trouve un autre vestige de la période coloniale : le Pont des Amoureux, dédié aux couples qui viennent se promener le soir sur ses traverses de bois encadrées de colonnes de pierre avant d’aller déguster un dessert sur le Parque Central sous les arbres couverts de mousse espagnole.


3. Les Thermes d’El Batán

Une petite route de terre de quelques kilomètres nous a menés du centre-ville à ce petit établissement thermal tout simple au milieu de la nature, dont le nom signifie « le moulin ». Un eau à 33°C sans soufre cette fois mais avec du carbonate de calcium pour minéral dominant. L’ambiance était particulièrement calme ce matin de milieu de semaine (une seule autre personne fréquentait les lieux) et l’effet relaxant était encore renforcé par un léger fond musical chinois. Pas trop typique mais il est difficile de trouver une musique sudaméricaine relaxante…


4. Les délices de la langue

Le peuple Muisca a vécu dans la région d’Iza entre 600 et 1540 ap. J.-C. avant d’être christianisé de force par les Espagnols et de disparaitre dans la masse. Leur centre religieux, le Temple du Soleil, situé dans la ville voisine de Sogamoso et a immédiatement été détruit par les conquistadors. Iza était plus discrète, ce qui lui a permis d’être préservée, et possiblement de se sentir une sorte de responsabilité dans la promotion du souvenir de la culture Muisca. J’ai trouvé ainsi des tableaux de porte-clefs intitulés « alphabet Muisca » où chaque lettre de l’alphabet latin est associée à un symbole Muisca. Malheureusement, aucun tableau n’était complet. Le meilleur que j’ai pu photographier était encore amputé de sa lettre D, correspondant sans doute à une demande excessive des Diego, David et autres Daniela, prénoms les plus fréquents en Colombie.

Mais qu’à cela ne tienne, je me suis lancé à transmettre la photo à ChatGPT en lui demandant de compléter le porte-clef manquant. Pas si simple a priori, l’intelligence artificielle devant successivement reconnaitre qu’il s’agit d’un alphabet Muisca, que chaque symbole est associé à une lettre, que la lettre manquante est le D, et qu’il faille reconstituer l’image du porte-clef manquant. Moins de 10 secondes après la demande, j’ai reçu un tableau complet avec le porte-clef qui manquait. Bluffé, j’ai tout de même cherché sur Internet les caractères de l’alphabet Muisca. Et le symbole pour le D ne correspondait pas ! J’ai envoyé derechef mon tableau de référence à ChatGPT, qui m’a pondu sans sourciller un nouveau porte-clef avec le bon symbole cette fois. Je l’ai félicité, ça permet d’humaniser un peu le dialogue. Mais un peu trop vite car en voulant en savoir encore plus sur la langue Muisca – oui je reconnais être pénible au quotidien – je me suis aperçu qu’en réalité, il n’existe PAS d’alphabet Muisca ! Le souvenir de la langue étant davantage oral ou phonétique qu’écrit. Mais ça c’est une autre histoire !


Le Lac de Tota

Nous arrivons dans un autre lieu sacré pour les Muisca, qui est aussi le plus grand lac d’eau douce de Colombie : le Lac de Total. Nous avons prévu d’en faire le tour.

1. Et l’Autriche franchit notre frontière

Après avoir circulé longtemps sans croiser grand monde, nous nous arrêtons pour la nuit sur un petit promontoire au-dessus de ce lac de Tota, culminant à 3015 m d’altitude. Nous nous réjouissons à l’avance du calme et de la fraicheur à venir, tout en admirant la vue sur les pentes vertes qui descendent vers l’onde immobile et les montagnes baignées de brume alentour. Nous nous imaginons être transposés au Connemara. Mais le charme se rompt d’un coup quand un gros camping-car vient se garer juste devant nous. Cela fait plusieurs semaines que nous n’avons pas croisé de véhicule de ce genre, et il faut que ça tombe sur nous. Des gens comme ça qui se sentent plus rassurés s’ils sont collés à leurs congénères. Nous serions arrivés après eux, nous aurions cherché un endroit plus loin ! Un peu irrités, nous n’avons pas trop discuté avec ce couple d’Autrichiens, juste assez pour savoir qu’ils se dirigent vers le Sud et que nous n’aurons pas l’occasion de les revoir sur notre chemin. Grrr !


2. La monoculture de la ciboule

La route qui fait le tour du lac de Tota est pittoresque mais les endroits pour s’arrêter sont rares tant les rives sont occupées par des cultures. Et principalement par la ciboule, un intermédiaire entre l’oignon et le poireau, très utilisée dans la cuisine colombienne. 80% de la production nationale est originaire d’ici. Les travaux dans les champs sont intenses et ne sont en rien saisonniers : la stabilité du climat frais et humide du lac tout au long de l’année permet 4 à 5 récoltes par an. En espaçant bien les semis, la production est ainsi quotidienne. Elle est même si intense qu’avec tous ces travailleurs qui nettoient et lient une multitude de ciboules non loin de notre route, nous en avons les yeux qui piquent ! C’est même les larmes aux yeux que nous apercevrons la minuscule Playa Blanca, la plus haute plage du pays. Avec le temps mitigé et surtout une température maximale du lac autour de 13°C malgré le mois d’août, elle était évidemment déserte.


Mongui, la ville aux couleurs de Noël

Voilà encore une ville qui se revendique la plus belle de toutes, en se limitant sagement à celles du département du Guayacá. Cela méritait donc une petite visite. Effectivement on trouve là encore une architecture coloniale bien conservée, avec la particularité que toutes les menuiseries des façades sont ici peintes en rouge, vert et or. Avec un certain nombre de boules de toutes tailles qui y sont accrochées, on pourrait croire à un lien avec Noël, mais pas du tout.

Ou presque pas. D’abord ces trois couleurs symbolisent principalement l’environnement historique, géographique et économique de la ville : le vert pour la nature proche, le rouge pour le sang versé lors des guerres d’indépendance et l’or pour les richesses minières (principalement du charbon). Mais les touristes y ayant vu un lien avec Noël, la municipalité s’est empressée d’imposer cette charte graphique à tous les habitants pour entretenir la confusion. Quant aux boules, il s’agit tout simplement de ballons de foot, une production qui, avec une vingtaine d’entreprises spécialisées, fait vivre un bon quart de la population. Pas étonnant de voir Zidane ou M’Bappé sur les murs de cette ville alors.


La route traversière de Mongui à Guadalupe

Lors de nos choix d’itinéraires, lorsqu’aucun point d’intérêt touristique ne permet de les guider, nous privilégions la route la plus directe, qui ne suit pas toujours les nationales. Dans la mesure du possible nous essayons d’éviter les nombreux chemins de terre en repérant au préalable l’état de surface des routes sur l’application Osmand (ni Google Maps ni Waze ne font ça). Les routes asphaltées y sont indiquées par des pointillés noirs, qui deviennent marron pour la terre et bleus pour un revêtement « compact ». C’est ce dernier qui domine sur la route traversière que nous allons prendre et malheureusement il peut signifier beaucoup de choses. Compact qualifie un sol ferme, restant praticable par temps de pluie. Mais cela peut être aussi bien du ciment qu’une terre très bien tassée ou encore un sol rocheux. Nous allons avoir un peu des trois sur notre route, ornières, marches, gués, sol ameubli par des travaux en plus. La moyenne se situe entre 10 et 30 km/h selon les zones et nous sommes bien secoués. Par moments le doute nous habite : n’aurions-nous pas du prendre la nationale et parcourir 221 km au lieu des 158, même si c’était derrière des poids-lourds ? À d’autres moments, quand nous nous rendons compte que nous n’avons pas croisé d’autre véhicule depuis une bonne heure et que les paysages sont spectaculaires, nous ne regrettons rien. Nous avons même passé une journée complète et 2 nuits au milieu de nulle part pour profiter de la quiétude de l’endroit et laisser passer le week-end – et la foule afférente – avant notre destination suivante.


La Cascada de los Caballeros

Nous ne sommes pas encore sortis de notre route orniéreuse que nous tombons, peu après le petit village de San José de Suaita, sur cette cascade à plusieurs niveaux qui atteint les 100m de hauteur. La visite la plus tranquille consiste à aller se baigner dans les petites piscines naturelles formées sous les niveaux inférieurs. Tandis que la plus courageuse consiste à grimper le long d’un chemin boueux vers le niveau supérieur, avec en récompense la possibilité de passer derrière la cascade. C’est la voie que nous avons empruntée, sans vraiment l’avoir choisie car le gérant du parking où nous avons laissé Roberto nous a accompagnés en personne jusqu’au départ du sentier. Difficile alors de ne pas l’emprunter… Mais c’est sans regret car c’était vraiment spectaculaire. Au retour je me pose évidemment la question de l’étymologie du lieu. La Cascade des Messieurs ? Mais où est alors la Cascade des Dames ?

En fait Caballeros est dans ce cas un nom de famille. Les Caballeros étaient, aux XIXe et XXe siècle, de riches entrepreneurs dans le textile et faisaient vivre la région, notamment dans une usine que l’on peut encore apercevoir dans le village. C’est en leur honneur que les habitants de San José de Suaita ont baptisé cette cascade ainsi. Comme la cascade Michelin de Clermont-Ferrand. Non non, c’est une blague bien sûr.


Las Gachas : des trous dans la rivière

Ce site est parfois appelé le Caño Cristales du pauvre. La célèbre rivière aux plantes écarlates est effectivement plus coûteuse à explorer (ici le site est en libre accès) et sa beauté surpasse largement celle du site de Las Gachas. Ici, la teinte rougeâtre du lit de la rivière est due à l’oxyde de fer contenu dans les roches. Mais ce n’est pas tant la couleur qui fait la réputation du lieu que les nombreux trous pour la plupart presque parfaitement circulaires qui forment autant de micro-piscines naturelles que les locaux appellent jacuzzis. En raison sans doute des quelques remous créés par le flux de la rivière qui s’y écoule. On peut s’y baigner, la profondeur atteignant pour certaines les 3 mètres et la température n’étant pas trop fraîche dans les trous situés hors du parcours direct de la rivière. On nous avait recommandé d’être sur le site de bonne heure pour éviter les foules et effectivement il n’y avait personne quand nous y sommes arrivés vers 8h30. Mais seulement un autre couple était présent lorsque nous sommes repartis une heure plus tard. Le site s’étalant sur 1400 m de longueur, il est peu probable qu’il soit envahi aujourd’hui, un jour de semaine et hors vacances scolaires. Tant mieux pour nous ! Mais au fait, que signifie Las Gachas ? Des trous de mites ? Des vasques ? Des marmites ? Des greens de golf ? Des morceaux de gruyère ? Pas si simple si l’on se tient à la traduction purement littérale, mais vous trouverez sûrement.


San Gil, la capitale des sports extrêmes

Bah ça n’est pas trop notre truc les sports extrêmes, mais San Gil était un passage obligé pour les étapes suivantes, alors nous y avons dormi au pied de l’église du Divin Enfant, loin de la base de rafting qui aurait pu vouloir nous recruter. Nous avons surtout trouvé que c’était une ville de pentes extrêmes, avec des rues en dalles de grès qui ont parfois fait ripper un peu Roberto et qui ont compliqué notre exploration à pied de la cité. Ce type de rue est assez typique du département du Santander et nous devrions le retrouver à plus grande échelle à Barichara, notre prochaine destination.

Nous retiendrons de cette ville la jolie cathédrale toute en pierre de taille, aux tons sable doré, avec un intérieur riche en boiseries et vitraux, un iguane aperçu par hasard dans les arbres au-dessus du torrent, une effigie de Ferd’nand, le héros d’une bande dessinée danoise devenu point de rendez-vous populaire, et le parc du poulailler (pourquoi pas ?), une sorte de jardin botanique célèbre pour ses arbres porteurs de mousse espagnole mais que nous verrons en bien plus grande quantité au bord de la route suivante (ce n’était pas la peine de payer si cher). Nous y ferons la rencontre d’un écureuil peu farouche qui finira sur une bonne note notre bref séjour dans la ville.


Barichara, le plus beau village de Colombie

J’ai l’impression d’avoir déjà employé cette expression de nombreuses fois, mais la fonction rechercher de mon traitement de texte me donne tort. Barichara serait donc réellement le plus beau village de Colombie, selon l’opinion des voyageurs et des guides. Il était donc impensable de ne pas nous y rendre.

Barichara, le plus beau village de Colombie
Barichara, le plus beau village de Colombie

1. Barichara : le village

Effectivement, dès l’arrivée, nous avons l’impression d’un village figé dans le temps. Si l’on excepte les murs blancs des maisons d’au maximum 1 niveau, c’est la pierre qui domine. Les toits sont tous en tuiles, les rues sont entièrement couvertes de larges pavés de grès, les trottoirs impeccables sont en briques cirées et les monuments importants comme la cathédrale et plusieurs églises sont en pierre de taille. Évidemment magnifiques à l’intérieur avec les boiseries en complément.


2. Barichara : la cathédrale

Cette cathédrale de l’Immaculée Conception est l’un des joyaux architecturaux et historiques du village. Ses origines remontent à 1702 lorsqu’une image de la Vierge est apparue sur une pierre taillée par un artisan. Cette « Vierge de la Pierre » est d’ailleurs toujours vénérée aujourd’hui dans une chapelle de ce qui est devenu en 1838 une cathédrale. Le bâtiment a été construit en pierres de taille par les artisans de la région eux-mêmes. Sa façade de style baroque avec ses deux tours est imposante. La statue de marbre toute blanche de la Vierge Marie en immaculée Conception ressort bien sur les tons jaune-ocre du grès. Les portes et la cloison, en bois sculpté, sont magnifiques. À l’intérieur, un plafond à caissons en bois et bambou soutenu par 10 colonnes monolithiques surplombe la nef. La dorure à l’or fin de l’autel, évidemment sculpté en bois, illumine l’ensemble.


3. Barichara : le cimetière

Dans ce village de tailleurs de pierre, il ne pouvait être qu’original. Ici le grès sculpté a remplacé les stèles de marbre et les croix de métal, accrochées en souvenir aux murs blancs de l’enceinte au fur et à mesure de leur remplacement. Comme souvent en Amérique latine, mais avec une dimension supplémentaire ici, les sépultures reflètent le parcours des défunts, vie professionnelle et passions principalement. Un magnifique hommage a été rendu au dernier fossoyeur de ce cimetière.


4. Barichara : la Casa de Papel

Barichara est une ville riche en artisans. Aux côtés des tailleurs de pierre, des potiers, joaillers, etc. on trouve aussi des artisans du papier. Et notamment la Fondation San Lorenzo qui est une organisation à but non lucratif et fait travailler prioritairement des mères célibataires. Ici, on fabrique son propre papier à partir des plantes du jardin adjacent, la fibre d’agave étant la plus utilisée, et on en fait de petits objets décoratifs vendus à la boutique. Le jardin comme l’atelier se visitent, et les touristes peuvent se former à la fabrication. Il faut quand même que je vous avoue un truc. La plaque à l’entrée portait initialement de nom de Taller de Papel. Mais le titre de la série culte m’a paru plus accrocheur. L’IA a fait le reste…


5. Barichara : en vrac

Avec les rues en forte pente, il est très tentant de s’arrêter boire un verre, manger une glace, ou tout simplement se reposer sur un banc du parc central bien ombragé. D’ailleurs, en langue Guane (les amérindiens qui vivaient ici avant que les Espagnols n’occupent leurs terres), Barichara signifie « lieu de repos ». Á 1300 m d’altitude, nous y avons d’ailleurs très bien dormi.

On termine par ces quelques photos que je n’ai pas pu rassembler ailleurs mais qui m’ont paru intéressantes à diffuser. Bon visionnage !


En route vers Guane

De Barichara, deux solutions s’offrent à nous pour rejoindre le village de Guane, encore plus excentré donc peut-être encore plus dans son jus : une petite route étroite et sinueuse mais asphaltée et le Camino Real (Chemin Royal) entièrement pavé et en descente sur 6 km avec possibilité de revenir en taxi au point de départ. Qu’allons-nous choisir ? Rendez-vous au prochain épisode pour le savoir !


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