Catégorie : Articles

Tout sur notre voyage autour du monde en fourgon aménagé, des étapes préparatoires au parcours détaillé pays par pays

  • 12. Aller-retour aux sources

    Pour ces nouvelles étapes, j’expérimente dans ce blog l’utilisation d’un fil rouge non sans y ajouter quelques jeux de mots conformes à l’état d’esprit léger dans lequel nous plonge cette vie nomade enchanteresse à bord de Roberto.

    Aller-retour aux sources
Le mur de la peste
    Le Mur de la Peste (Cabrières)

    De source sûre, le sud-est de la France était en plein confinement il y a exactement 3 siècles. Non pas à cause du coronavirus qui n’était pas encore né, mais en raison d’un autre fléau, la peste, débarquée à Marseille (l’IHU n’était pas encore né non plus) en 1720 et se propageant rapidement en Provence. Comme déjà à cette époque la France manquait cruellement de masques et n’attendait pas ses premières doses de vaccins avant 76 ans, la seule solution envisageable était de confiner. C’est donc un mur de 2 m de haut et 65 cm de large qui fut érigé de mars à juillet 1721, sur 27 km de long, séparant l’actuel département du Vaucluse en deux zones, une verte et une rouge qui sait. Apparemment, ce Mur de la Peste a été efficace, sans avoir eu besoin de fermer les restaurants ni les boîtes de nuit. Nous n’avons pas manqué de lui rendre une petite visite.


    Les gorges de l'Ardèche
    Les gorges de l’Ardèche

    Les Gorges de l’Ardèche sont-elles sèches ou archi-sèches ? Eh bien pas du tout, nous pouvons vous l’affirmer car nous les avons suivies pendant une quarantaine de kilomètres, sur une route en corniche épousant ses moindres méandres. Des belvédères placés ça et là ont permis à Roberto de se reposer et à nous de prendre quelques photos, tout en enviant les rares kayakistes qui profitaient du moment avant la réouverture des loueurs quelques jours plus tard. Le spectacle était vraiment grandiose et nous n’étions pas si nombreux à en profiter. Mais, que l’on ne s’y trompe pas, selon la source Wikipédia, il s’agit de l’un des sites les plus visités en Ardèche.

    La palme de l’intermittence du spectacle revient à Vals-les-Bains, où en plein centre-ville jaillit toutes les 6 heures, telle un geyser, une source thermale judicieusement dénommée « source intermittente ». Nous étions à 11h30 précises avec une dizaine d’autres personnes devant un tas de cailloux disposés en cercle à attendre le phénomène. Il a fallu attendre cinq ou six minutes avant qu’il se manifeste, quel suspense. Un petit jet crachotant et fumant est sorti entre les cailloux, prenant de plus en plus d’ampleur au fil des minutes, gagnant les trois à quatre mètres de hauteur, retombant un peu puis reprenant de la vigueur pour atteindre les six à sept mètres, tout en embaumant l’atmosphère d’une forte odeur de soufre, ce qui est d’autant plus étonnant que, parait-il, l’eau n’en contient aucune trace. Le phénomène s’explique, d’après les panneaux avoisinants, de la façon suivante : de l’eau et du gaz s’accumulent d’abord dans le puits de forage. Tant que la pression de l’eau est supérieure à celle du gaz, rien ne sort, mais au bout d’un moment, le gaz reprend le dessus et soulève la colonne d’eau. Lorsque la source est bien en forme, elle peut grimper jusqu’à 16 mètres !

    La source intermittente de Vals-les-Bains (lancez la vidéo pour la voir jaillir)

    Le Mont Gerbier de Jonc et la source de la Loire
    Le Mont Gerbier de Jonc et la source de la Loire

    Le Mont Gerbier de Jonc, j’ai l’impression que ça parle davantage aux plus que cinquantenaires qu’aux autres. Sauf erreur de ma part, on n’apprend plus les départements ni les sources des fleuves dans les écoles. Mais pour Claudie et moi, ça tilte, et quand nous sommes passés devant le panneau, nous n’avons pas hésité un instant à nous diriger vers l’endroit, pour un retour aux sources en quelque sorte. La montagne n’était pas si belle que dans la chanson étant donné le temps pluvieux, et du coup nous n’avons pas eu envie d’en faire l’ascension, mais nous nous sommes tout de même recueillis devant la « vraie », source de la Loire. Oui la « vraie », car il ne faut surtout pas la confondre avec l’ »authentique » et la « géographique », vous fâcheriez les boutiques de souvenirs et autres buvettes qui jouxtent ces dernières. En tout cas ici, l’expression « ça coule de source » n’a pas sa place. Il faut plutôt dire « ça coule 3 sources »…

    A suivre…

  • 11. De Saint-Tropez à Gordes

    Nous poursuivons notre parcours méridional expérimentant à bord de Roberto la liberté qu’offre la vie nomade mais aussi quelques aventures cocasses.

    Cinq jours à St Trop’

    La côte près de St Tropez
    La côte près de St Tropez

    C’est un peu court pour passer du temps avec notre fille et son chéri, mais suffisant pour apprécier la ville de Saint-Tropez et ses environs. Les boutiques chic du centre-ville nous rappellent bien sûr St Barth, mais l’environnement pas du tout, à part peut-être la couleur de la mer dans certains secteurs. La nature est beaucoup plus verte, les fleurs multicolores sont partout et les sentiers littoraux sont pittoresques et variés. Nous visitons aussi les environs dans lesquels nous randonnons et bivouaquons. Près d’un phare, sous un moulin. Pas trop de difficultés pour trouver des coins tranquilles. Nous goûtons bien sûr à la grande spécialité locale, la galette tropézienne.

    Presqu'île du Cap Taillat
    Presqu’île du Cap Taillat

    Ramatuelle
    Ramatuelle

    nature multicolore
    Nature multicolore ou monochrome
    Nature multicolore ou monochrome

    Et la fameuse tarte tropézienne !
    Et la fameuse tarte tropézienne !

    La vanlife c’est ça…

    Une petite rubrique que j’espère récurrente pour vous faire part de quelques anecdotes sur le quotidien de la vie en van. Je vous relate aujourd’hui ma dernière douche en plein air. Eh oui, la cabine de douche étant assez étroite, je profite volontiers d’un arrêt en pleine nature pour prendre une douche à l’extérieur. La salle de bains est en effet munie d’une douchette extractible qui passe facilement par la fenêtre. Nous sommes donc garés au bord d’une forêt de pins parasols, au milieu de nulle part. Je commence à me savonner dans le plus simple appareil à côté de mon fourgon quand passe un joggeur inattendu à 5 mètres de moi, courant sur un petit sentier que j’avais à peine remarqué. Deux autres lui succèderont de près, dont le dernier avec un grand « bonjour ! ». Il n’est passé personne d’autre dans l’heure qui a suivi et il n’était sans doute passé personne dans l’heure qui a précédé. Le moment crucial, comme on dit…


    On reprend la route

    Bivouac à Gréoux
    Bivouac à Gréoux

    Après ces quelques jours sur place, la route bizarrement nous manquait et nous sommes heureux de la reprendre. Nous sommes vraiment faits pour ça ! Nous quittons la route côtière à Ste Maxime, dans une circulation dense en ce grand week-end d’Ascension pour retrouver nos départementales plus tranquilles. Nous sommes étonnés cependant d’y croiser de nombreux camping-cars ou fourgons aménagés. Nous nous demandons si c’est à cause du week-end prolongé qu’autant sont de sortie, ou bien si la mode de la « vanlife » a vraiment pris à ce point. Nous verrons bien si cela se poursuit en semaine. Nous remontons le département du Var vers le Nord-Est pour le quitter en contournant le lac de Ste Croix d’un bleu-vert étonnant. Nous longeons des plantations d’oliviers ou d’arbres fruitiers, des champs de lavande et des vignes avec en toile de fond les Préalpes. Arrivé le soir, peu avant l’heure du couvre-feu, nous nous arrêtons à Gréoux-les-Bains passer la nuit au bord du Verdon. Un petit parking pour nous tout seuls.

    Le lendemain, visite rapide de Gréoux, avec un inévitable coup d’œil au centre thermal malheureusement fermé. Le reste de la ville est sans grand charme. Nous préfèrerons quelques kilomètres plus loin la visite du Colorado Provençal, une ancienne carrière d’ocre qui nous donne un avant-goût de notre futur trajet aux US.

    Lac de Sainte-Croix

    Thermes de Gréoux-les-Bains
    Thermes de Gréoux-les-Bains

    Colorado provençal
    Colorado provençal
    Colorado provençal
    Colorado provençal
    Colorado provençal
    Colorado Provençal

    La journée un rien pluvieuse se termine par Gordes, joli village perché sur un rocher, dont les murs des maisons entièrement en pierres calcaires se confondent avec leurs toitures en tuiles couvertes de lichen. Autour d’un imposant château central, on se perd dans de multiples ruelles aussi tortueuses qu’étroites. Le classement parmi les plus beaux villages de France parait justifié, même si nous n’en avons pas vu tant que ça. Notre éducation touristique reste à faire !

    Gordes : le château
    Gordes : le château
    Gordes : murs de pierres
    Gordes : murs de pierres

  • 10. D’Agen à Saint-Tropez

    Campagne agenaise

    Délivréééés… Libérééés…

    C’est encore sous le signe du confinement géographique que nous passerons cette semaine à Agen, auprès de notre fils Achille, que nous n’avions pas vu depuis 6 mois. Nous lui rendons visite chaque jour tout en profitant des environs le reste du temps. Le mauvais temps limitera les balades mais nous permettra d’installer encore quelques bricoles dans Roberto, comme des porte-serviettes, des filets vide-poches, quelques accessoires de sécurité que l’on ne vous dévoilera pas pour des raisons évidentes et surtout notre home cinéma. Malgré les dimensions réduites de notre habitacle, nous disposons désormais d’un écran de projection à enrouleur de 1 mètre de large. Soit une belle image si l’on tient compte du fait que nous n’en sommes placés qu’à 1,50 m. Nous quittons Agen ce lundi 3 mai, jour bénit pour les nomades que nous sommes.


    Mais un peu prisonniers tout de même !

    Visite de Carcassonne
    Visite de Carcassonne

    Après une étape à Carcassonne, ou nous visitons la célèbre Cité vidée de presque tous ses touristes, et où nous profitons d’un bivouac sympathique dans une base de loisirs près d’un lac, nous rejoignons le littoral méditerranéen. Pour constater tristement cet aménagement repris par chaque commune sur le même modèle et qui semble spécialement destiné à bannir les camping-cars : toutes les routes en bord de mer sont doublées d’une piste cyclable protégée par une barrière qui empêche tout stationnement sur le bas-côté. De plus, la quasi-totalité des parkings voient leur accès filtré par des portiques à 2 mètres de hauteur. Je comprends maintenant le développement des minivans, très en vogue chez les jeunes sportifs, dont la hauteur d’1,90 m à 2 m permet de passer sous ces portiques, avec en contrepartie l’impossibilité de se tenir debout dedans. Mais il parait que de plus en plus de municipalités voient ça d’un mauvais œil et se mettent à installer des portiques d’1,80 m. Le jeu du chat et de la souris. Les camping-cars sont quant à eux cloitrés dans des aires de services ou des terrains grillagés. Serrés comme des sardines. Nous avons tout fait pour fuir ce genre d’endroit, et jusqu’ici nous n’y avons encore jamais fait étape.


    Bivouacs en tous genres.

    Le dîner en vie nomade
    Le dîner en vie nomade
    Bivouac sous le moulin (près d'Agen)
    Bivouac sous le moulin (près d’Agen)
    Réveil au bord du lac de Talives (près d'Agen)
    Réveil au bord du lac de Talives (près d’Agen)
    Le même, une fois le soleil levé !
    Le même, une fois le soleil levé !
    Le soir, sur le port de Marseillan
    Le soir, sur le port de Marseillan

    Malgré ces restrictions, nous avons toujours jusqu’ici réussi à garer Roberto pour la nuit dans un endroit sympathique. Même lors de notre semaine à Agen, dans notre rayon de 10 km, nous avons trouvé un spot différent chaque soir : près du Canal du Midi, sur le parking d’une petite église de campagne, sous un moulin, près d’un lac, etc. Et par la suite aussi : sur le grand parking de la base de loisirs du Lac de la Cavayère près de Carcassonne, sur le port de Marseillan, sur la place du village de Mimet, dans une forêt de chênes lièges près de Cogolin. Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité, jamais nous n’avons été dérangés. Nous prenons tout de même la précaution de toujours nous garer dans le sens du départ. Si l’environnement devenait bruyant, nous n’aurions qu’à reprendre le volant et nous déplacer de quelques centaines de mètres. C’est tout l’avantage d’une maison mobile.


    Roberto a eu son bac !

    Roberto sur le bac de Barcarin
    Roberto sur le bac de Barcarin

    Eh oui, c’était inattendu, en pleine Camargue, entre Salin de Giraud et Fos-sur-Mer, nous nous sommes retrouvés devant un bras de mer à traverser. Pas de pont ici, ça gâcherait le paysage, mais heureusement un bon vieux bac (le bac de Barcarin) qui pour la somme de 10 euros a permis à Roberto de ne pas se mouiller les roues et de s’offrir une brève croisière d’à peine 5 minutes !


    Dernière étape avant Saint-Tropez

    Village de La Garde Freinet
    Village de La Garde Freinet
    Bivouac sous les chênes lièges près de Cogolin
    Bivouac sous les chênes lièges près de Cogolin

    Une dernière nuit dans la nature avant Saint-Tropez où nous allons rejoindre notre fille Amandine. A très bientôt !