Étiquette : europe

  • 17. Appartement à louer, 7 centimes par mois

    Eh oui, c’est possible ! Ce paradis locatif se situe dans la cité de La Fuggerei, près du centre-ville d’Augsburg en Bavière. C’est en fait la plus ancienne HLM du monde, fondée en 1521 et toujours complète depuis. Si vous voulez en bénéficier, il faut déjà venir habiter à Augsburg, c’est la première condition. Ensuite il faut avoir très peu de moyens. Il ne vous restera plus qu’à vous inscrire sur la liste d’attente pour espérer occuper un jour l’un des 140 appartements de la cité, 2 chambres, cuisine équipée, salle de bains avec douche à l’italienne. La cité est équipée d’une église, d’un restaurant et même d’un gardien la nuit ! Ah oui, j’oubliais, en contrepartie du loyer modique, il vous faudra juste effectuer 3 prières par jour pour le fondateur et sa famille.

    La cité du bonheur, avec une de ses portes ci-dessous
    La cité du bonheur, avec une de ses portes ci-dessous
    Porte de la cité du bonheur

    A suivre…

  • 14. Pic et pic et pictogrammes

    Notre parcours français se poursuit malgré nous, pour cause de retard dans l’expédition de nos 2 palettes depuis St Barth. Nous en profitons pour voir la famille et quelques amis, pour retourner à Rodez faire quelques ajustements sur Roberto (un placard qui grinçait, une petite fuite sur un tuyau d’évacuation, rien de bien méchant mais plus facile à faire chez l’aménageur qu’à l’autre bout du Monde), et bien sûr pour faire du tourisme. Nous adorons nous perdre sur les petites routes de campagne, nous arrêter quand ça nous chante pour voir un monument, pour lire une pancarte ou pour prendre quelques photos. Quand d’autres s’agacent derrière un tracteur, nous nous réjouissons que l’engin nous donne plus de temps pour admirer le paysage. Nous n’allons tout de même pas totalement au hasard, du moins pour l’instant, puisque nous avons quelques destinations à respecter. Nous définissons en général un parcours approximatif à l’aide du GPS, que nous avons paramétré pour éviter les autoroutes (l’antithèse de notre projet), les chemins de terre (Roberto n’aime pas se salir les pieds) et les tunnels inférieurs à 3 m pour ne pas renouveler l’histoire de Flip-Flop la girafe (que ceux qui ne la connaissent pas m’écrivent sur le formulaire de contact. Ce premier trajet dégrossi va ensuite évoluer au fil de nos envies, en fonction des informations touristiques fournies par notre carte routière, mais aussi selon les panneaux indicateurs que nous découvrons au bord des routes, ceux auxquels nous ne prêtions aucune attention dans notre vie d’avant. Maintenant, après un peu d’apprentissage, nous les connaissons par cœur, mais ça n’a pas été toujours évident, aussi nous aimerions vous faire profiter de nos recherches au travers d’un petit quizz. 3 propositions, 1 seule bonne réponse pour chaque panneau, à vous de jouer !

    Pic et pic et pictogrammes

    1 : A – Stade de rugby, B – Champ d’œufs de Pâques, C – Parc naturel régional
    2 : A – Centre de la galaxie, B – Parc national, C – Cité médiévale
    3 : A – Ville pluvieuse, B – Ville photogénique, C – Réserve naturelle
    4 : A – Arboretum, B – Site remarquable, C – Conservatoire du littoral
    5 : A – Monument historique, B – Château-fort, C – Ruines remarquables
    6 : A – Voisins vigilants, B – Site classé, C – Village français
    7 : A – Meilleur MacDo de France, B – Meilleurs M&M’s de France, C – Musée de France
    8 : A – Jardin remarquable, B – Architecture remarquable, C – Prothésiste mammaire remarquable
    9 : A – Bureau électoral, B – Caserne, C – Cimetière militaire
    10 : A – Terrain du conservatoire du littoral et des rivages lacustres, B – Parc ou jardin ayant reçu le label « remarquable » décerné par le ministère de la culture, C – Point d’accueil du public dans un espace naturel sensible

    Les bonnes réponses sont à la fin de l’article… ou sur le site Ornikar à l’origine du dessin.


    En illustration, voici quelques sites traversés depuis le dernier article. Nous terminons notre parcours français par Strasbourg. Notre premier franchissement des frontières se fera vers l’Allemagne. A très bientôt !

    Le Puy en Velay (43)
    Le Puy en Velay (43)

    Bivouac au hasard de la route
    Bivouac au hasard de la route

    Claudie a voulu voir Bozouls alors on a vu Bozouls (12)
    Claudie a voulu voir Bozouls alors on a vu Bozouls (12)

    Abbatiale de Conques (12)
    Abbatiale de Conques (12)

    Les Pierres Jaumâtres de Toulx-Sainte-Croix (23)
    Les Pierres Jaumâtres de Toulx-Sainte-Croix (23)

    Château de Joinville (52)
    Château de Joinville (52)

    Panorama de la Colline de Sion-Vaudémont (54)
    Panorama de la Colline de Sion-Vaudémont (54)

    Obernai
    Obernai (67) et ses cigognes
    Obernai (67) et ses cigognes

    Rosheim (67) derrière des vignes
    Rosheim (67) derrière des vignes

    P.S. Résultat du quizz : 1C2B3C4C5A6B7C8A9C10C

    A suivre…

  • 12. Aller-retour aux sources

    Pour ces nouvelles étapes, j’expérimente dans ce blog l’utilisation d’un fil rouge non sans y ajouter quelques jeux de mots conformes à l’état d’esprit léger dans lequel nous plonge cette vie nomade enchanteresse à bord de Roberto.

    Aller-retour aux sources
Le mur de la peste
    Le Mur de la Peste (Cabrières)

    De source sûre, le sud-est de la France était en plein confinement il y a exactement 3 siècles. Non pas à cause du coronavirus qui n’était pas encore né, mais en raison d’un autre fléau, la peste, débarquée à Marseille (l’IHU n’était pas encore né non plus) en 1720 et se propageant rapidement en Provence. Comme déjà à cette époque la France manquait cruellement de masques et n’attendait pas ses premières doses de vaccins avant 76 ans, la seule solution envisageable était de confiner. C’est donc un mur de 2 m de haut et 65 cm de large qui fut érigé de mars à juillet 1721, sur 27 km de long, séparant l’actuel département du Vaucluse en deux zones, une verte et une rouge qui sait. Apparemment, ce Mur de la Peste a été efficace, sans avoir eu besoin de fermer les restaurants ni les boîtes de nuit. Nous n’avons pas manqué de lui rendre une petite visite.


    Les gorges de l'Ardèche
    Les gorges de l’Ardèche

    Les Gorges de l’Ardèche sont-elles sèches ou archi-sèches ? Eh bien pas du tout, nous pouvons vous l’affirmer car nous les avons suivies pendant une quarantaine de kilomètres, sur une route en corniche épousant ses moindres méandres. Des belvédères placés ça et là ont permis à Roberto de se reposer et à nous de prendre quelques photos, tout en enviant les rares kayakistes qui profitaient du moment avant la réouverture des loueurs quelques jours plus tard. Le spectacle était vraiment grandiose et nous n’étions pas si nombreux à en profiter. Mais, que l’on ne s’y trompe pas, selon la source Wikipédia, il s’agit de l’un des sites les plus visités en Ardèche.

    La palme de l’intermittence du spectacle revient à Vals-les-Bains, où en plein centre-ville jaillit toutes les 6 heures, telle un geyser, une source thermale judicieusement dénommée « source intermittente ». Nous étions à 11h30 précises avec une dizaine d’autres personnes devant un tas de cailloux disposés en cercle à attendre le phénomène. Il a fallu attendre cinq ou six minutes avant qu’il se manifeste, quel suspense. Un petit jet crachotant et fumant est sorti entre les cailloux, prenant de plus en plus d’ampleur au fil des minutes, gagnant les trois à quatre mètres de hauteur, retombant un peu puis reprenant de la vigueur pour atteindre les six à sept mètres, tout en embaumant l’atmosphère d’une forte odeur de soufre, ce qui est d’autant plus étonnant que, parait-il, l’eau n’en contient aucune trace. Le phénomène s’explique, d’après les panneaux avoisinants, de la façon suivante : de l’eau et du gaz s’accumulent d’abord dans le puits de forage. Tant que la pression de l’eau est supérieure à celle du gaz, rien ne sort, mais au bout d’un moment, le gaz reprend le dessus et soulève la colonne d’eau. Lorsque la source est bien en forme, elle peut grimper jusqu’à 16 mètres !

    La source intermittente de Vals-les-Bains (lancez la vidéo pour la voir jaillir)

    Le Mont Gerbier de Jonc et la source de la Loire
    Le Mont Gerbier de Jonc et la source de la Loire

    Le Mont Gerbier de Jonc, j’ai l’impression que ça parle davantage aux plus que cinquantenaires qu’aux autres. Sauf erreur de ma part, on n’apprend plus les départements ni les sources des fleuves dans les écoles. Mais pour Claudie et moi, ça tilte, et quand nous sommes passés devant le panneau, nous n’avons pas hésité un instant à nous diriger vers l’endroit, pour un retour aux sources en quelque sorte. La montagne n’était pas si belle que dans la chanson étant donné le temps pluvieux, et du coup nous n’avons pas eu envie d’en faire l’ascension, mais nous nous sommes tout de même recueillis devant la « vraie », source de la Loire. Oui la « vraie », car il ne faut surtout pas la confondre avec l’ »authentique » et la « géographique », vous fâcheriez les boutiques de souvenirs et autres buvettes qui jouxtent ces dernières. En tout cas ici, l’expression « ça coule de source » n’a pas sa place. Il faut plutôt dire « ça coule 3 sources »…

    A suivre…