Étiquette : fourgon aménagé

  • 33. Tout à gogo

    Sans aucunement être monotones, certaines observations se répètent au cours de notre voyage et attirent inévitablement notre attention. Voici l’occasion d’en rassembler ici quelques-unes.

    Paysages grandioses à gogo

    La route est un émerveillement permanent. Nous traversons régulièrement des paysages magnifiques, qu’il n’est pas souvent facile de prendre en photo car on ne peut s’arrêter à tout moment faute de risquer le carambolage derrière nous ou le couchage de Roberto sur le flanc en raison des accotements « non stabilisés » comme ils disent. Voilà pourquoi vous verrez plus souvent des villes, plus enclines à poser sagement devant nos objectifs. Mais nous avons tout de même pu capturer de beaux paysages, que nous vous livrons ici.

    lacs et forêts a gogo en norvège

    Tunnels à gogo

    Il n’est pas rare que sur certaines routes on passe la moitié de son temps dans les tunnels. C’est même quelquefois frustrant de voir un joli paysage s’interrompre toutes les dix minutes. Et ce ne sont pas de petits tunnels. Déjà à Stavanger, nous avions, après un tunnel « classique » de 6,5 Km, enchaîné de suite avec un tunnel sous-marin de 14,5 Km, plus long que celui du Mont-Blanc. Assez impressionnant car au début on ne fait que descendre pendant plusieurs kilomètres. Mais deux jours plus tard, nous avons parcouru sans le savoir le tunnel routier le plus long du monde, s’étirant sur pas moins de 24,5 Km. Laerdal de son petit nom. Inutile de vous dire que l’on est content de revoir le jour à la sortie. L’avantage avec Roberto, c’est que nous aurions pu nous faire un petit café pendant le trajet. Il faut ajouter que les tunnels en Norvège n’ont pas de parois régulières comme les nôtres. Ils donnent l’impression d’avoir été taillés à la main. L’éclairage est souvent à minima. Parfois les parois sont légèrement peintes jusqu’à mi-hauteur, ce qui donne l’impression de circuler dans un glacier. Mais la plupart du temps c’est de la roche brute et sombre. Pour tromper l’ennui dans ces longs tunnels, souvent une zone éclairée différemment (ou tout court) marque le milieu du tunnel ou chaque étape de 5 Km. Mais le plus perturbé dans l’affaire, c’est notre GPS qui finit volontiers par abandonner lors des plus longs trajets, sans même reprendre à la sortie. Je suis sûr que s’il pouvait soupirer et hausser les épaules, il le ferait !


    Façades multicolores à gogo

    Dire que nous avions dû faire un gros détour à pied à Oslo pour trouver les deux seules rues encore composées de ces vieilles maisons colorées en bois. C’était sans imaginer que par la suite la plupart des villes que nous visiterons comporteront au minimum tout un quartier historique empli de ces seules maisons, voire la totalité d’un village dans certains endroits. C’est un régal pour les yeux, notre seul regret étant que le soleil ne soit pas toujours présent pour sublimer les couleurs de ces façades.


    Églises en bois debout à gogo

    Nous sommes en plein dans la région et elles sont effectivement légion. Elles datent du XIIe ou XIIIe siècle, vers la fin de la période Viking, un peuple qui maîtrisait la construction en bois si l’on en juge par les bateaux dessinés par Uderzo. Ceux qui les ont christianisés leur ont demandé de construire plein d’églises d’un coup, des églises qui résistaient aux tempêtes qui plus est, alors ils ne se sont pas privés. Il en existait plus de 2000 à l’époque, il en subsiste 28 aujourd’hui. Chaque étage est constitué de piliers d’angle reliés par des poutres, lesquelles supportent d’épaisses planches verticales, d’où le nom. La patine du bois permet de mesurer les années d’intempéries de toutes sortes.


    Toits végétalisés à gogo

    Peu aperçus en Suède, ils sont de l’ordre de la banalité en Norvège. Recouverts de mousse luisante comme de sapins de noël, d’herbes folles comme de longs cheveux bien peignés, ils intègrent magnifiquement les maisons qui les arborent (c’est le cas de le dire) dans le paysage, surtout quand tous les voisins s’y mettent. Allez, en voici quelques-uns : le grand touffu, le petit joufflu, le grand ridé, le mont pelé, ça vous rappelle sûrement un truc.


    Décorations kitsch à gogo

    Les norvégiens aiment bien placer tout un tas de bricoles derrière leurs fenêtres, que celles-ci donnent sur la rue ou non. Ils aiment tout autant installer dans leur jardin des statuettes en tout genre, de vieux vélos munis d’un pot de fleurs sur le porte-bagages. Ils aiment aussi décorer leurs boîtes aux lettres et, très nationalistes, orner leurs maisons d’un drapeau. Au moins quand on passe on est sûr de ne pas s’être trompé de pays !


    Marches à gogo

    Si nous marchons facilement des kilomètres en ville, nous nous lançons plus rarement sur les chemins de randonnées. Mais celle-là était incontournable. Nous avons même fait un bon détour dont un long tunnel sous-marin aller-retour pour y aller. Je parle de l’ascension de la falaise de Preikestolen. Elle se fait par un sentier de 4 kilomètres, soit environ 2 heures pour s’élever d’environ 500m. C’est assez raide, et surtout une bonne partie de la balade est constituée de marches taillées dans la roche avec des hauteurs très inégales qui limitent la régularité des pas. De temps en temps on se repose en traversant des tourbières sur de petites passerelles en bois qui nous ont beaucoup rappelé St Pierre et Miquelon. Et puis les marches reprennent, jusqu’à la dernière aux parois on ne peut plus verticales qui donne enfin la vue sur le fjord 604m plus bas. L’effet wouah est garanti.


    Mais la récompense au sommet !
    Et quelle vue de là-haut !
    Du haut de cette pyramide, Claudie vous contemple
    La grande marche vue du dessus. Vous voyez comme moi la fissure ???

    Animaux sur la route à gogo

    Plus nous allons vers le nord, plus il faut faire attention aux animaux qui traversent ou s’installent volontiers sur la route. Les panneaux mettant en garde contre ces incursions sont presque aussi fréquents que ceux annonçant des virages. Tout spécialement ceux annonçant des traversées de rennes, particulièrement frustrants parce que jusqu’ici nous n’en voyions jamais, du moins ailleurs que dans un zoo ou dans notre assiette. Mais nos voeux ont été exaucés il y a quelques jours lorsque nous avons aperçu un petit troupeau broutant le bitume – ou donnant cette impression – à une centaine de mètres devant le capot de Roberto. Personne derrière nous heureusement. Nous avons pu approcher lentement sans trop les effrayer et sortir les smartphones à temps.


    Visites à gogo

    Ce dernier chapitre est un peu fourre-tout, certes, mais ces visites jalonnent notre voyage. Elles n’ont pas toujours de rapport entre elles, alors je vous les livre comme ça, dans un ordre plutôt chronologique. Bonne balade !

    Stavanger, son musée de la conserverie (fermé) et ses maisons de pêcheurs devenues chic

    Mélange de moderne et d’ancien sur le port de Stavanger

    Musée norvégien de la conserve…

    Les bars en terrasse équipés pour le froid
    Les maisons des pêcheurs sont devenues très recherchées

    …malheureusement fermé le jour de notre passage !

    Un food-truck qui doit servir des hamburgers au saumon

    Bergen, et ses entrepôts en bois du XIIIème inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco

    Il s’agit des dix dernières maisons ayant résisté…

    Le quartier du vieux port lui aussi est renommé
    …aux multiples incendies de la ville

    Le port accueille tout de même des bateaux modernes

    Flåm, son étrange bateau de croisière au fond du fjord et son petit train aux 20 tunnels

    Le grand et le petit
    Restaurant viking
    Arborisculpture

    Ce train est entré en gare, au sens propre,

    20km sur 900m de dénivelée, la voie la plus raide du monde sur rails classiques

    Forcément des vues spectaculaires. Voyez-vous les 3 niveaux de voie ferrée et la route en virages que n’aurait pas aimé Roberto ?
    Mais nous avons préféré prendre celui-là !

    20 tunnels dont 18 creusés à la main. Il a fallu en moyenne 1 mois de travail par mètre !

    Le train s’arrête à plusieurs reprises pour laisser apprécier le paysage. Ce n’est pourtant pas qu’un train touristique, il fait le lien avec la gare voisine

    Laerdal, ses vieilles maisons et son centre du saumon norvégien

    Tiens, des maisons grises, ça change…

    Un vieil hôtel de charme
    Bon, il y a aussi des rouges, peuvent pas s’empêcher !

    dans un quartier pas tout neuf
    Les saumons abondent paraît-il dans beaucoup de rivières norvégiennes, mais comme nous ne sommes adeptes ni de la baignade en eau glacée ni de la pêche à la ligne, nous n’avons pas pu vérifier. Nous sommes seulement allés en rencontrer dans un centre qui, grâce à des échelles à saumons judicieusement placées au bord d’une rivière, détourne quelques spécimens de leur chemin montant sablonneux et malaisé. Ils arrivent ainsi dans un pseudo bras de la rivière, alimenté par celle-ci, dont l’une des rives est vitrée ce qui nous permet accessoirement de les apercevoir. L’objectif principal est cependant de vérifier qu’ils sont en bonne santé et de garder les femelles pour récupérer le frai le moment opportun afin de constituer un stock d’alevins. En effet, l’espèce est actuellement victime d’un parasite qui, contrairement au coronavirus, tue principalement les sujets jeunes. Pour assurer le maintien de l’espèce, la seule solution trouvée en cas de contamination d’une rivière est de balancer de la roténone, ce qui tue tous les poissons. Il n’y a plus qu’à remettre les alevins que l’on avait mis de côté, d’où l’intérêt du centre.

    Lillehammer, la ville olympique mais pas que

    Les pistes de saut sont encore actives depuis 1994, enfin pas le jour où nous y étions !

    Lillehammer a aussi un beau musée d’art, avec des
    Faute de skieurs, nous nous sommes rabattus sur le musée consacré à l’histoire olympique de la Norvège

    peintures locales hyper-réalistes,

    La mine de cuivre de Roros

    Elle n’est plus en activité depuis 1974, mais les

    bâtiments servent encore pour expliquer le processus


    Tronheim, ses maisons sur pilotis, sa cathédrale


    Saltfjellet, où l’on franchit le cercle polaire

    66°33 de latitude nord mais seulement 4° C de température extérieure. Plus l’on monte plus ça baisse !

    En attendant Bodø…

    …nous sommes allés observer le « Saltstraumen » (ruisseau salé en Norvégien) un courant de marée qui se forme dans un chenal entre 2 îles, paraît-il impressionnant, pouvant circuler jusqu’à 20 noeuds. Bien que nous ayons attendu le meilleur moment (la marée haute), ni nous ni la mouette (terme générique) n’avons été impressionnés. C’est peut-être la basse saison… Il ne nous restait plus qu’à rejoindre Bødo, notre port d’embarquement pour les Iles Lofoten, bien plus joli.


    J’écris maintenant ces lignes dans le ferry qui nous transporte vers les îles Lofoten. Ça va nous changer des Caraïbes, tiens !

  • 30. Arrivée en Suède

    Arrivée en Suède
Bivouac de rêve entre 2 lacs. Calme absolu.
    Bivouac de rêve entre 2 lacs. Calme absolu.

    The Bridge, en vrai

    Nous voici depuis quelques jours en Suède. Pour ce faire, nous avons pris le pont-tunnel de l’Øresund qui en 14 Km relie Copenhague à Malmö. Depuis le Danemark, on commence par descendre dans un tunnel et parcourir près de 4 Km sous la mer, avant de faire surface sur une île artificielle. Vient ensuite le pont, un magnifique pont à haubans de 8 Km de long, puis le péage, un peu plus de 60 € tout de même, ça fait cher du kilomètre. Nous nous consolons en apprenant qu’à 1 cm près (Roberto fait 5,99m de long) nous aurions payé le double !


    Nous avons préparé cette traversée en regardant la série suédo-danoise The Bridge, dont l’intrigue policière se déroule autour du pont. Du coup la traversée avait une toute autre saveur. Côté Malmö, nous avons aussi admiré la célèbre tour torsadée devant laquelle loge l’actrice principale pendant la série.


    Des plages blanches de monde

    Plage déserte du Sud de la Suède
    Plage déserte du Sud de la Suède

    Quand c’est noir de monde, vous voyez bien ce que c’est. Eh bien là c’est tout simplement l’inverse. La météo n’est pas particulièrement clémente depuis notre arrivée en Suède, le ciel est gris les ¾ du temps, le crachin est régulièrement entrecoupé d’averses, et les températures tournent autour de 15°C, paraissant bien moins sous le vent soutenu. Du coup les plages sont désertes et d’apparence très sauvages, les nombreux petits parkings dans la forêt proche du littoral ne sont guère plus fréquentés. Il faut dire aussi que, malgré des campings semblant bien remplis le long de notre route, les vacances d’été sont quasiment terminées pour les suédois. Tant mieux pour nous !


    Mégalithes méga-mystérieux

    Les 59 menhirs du site d’Ale, tout au sud du pays, installées lors de la période Viking mais découvertes plus tard interrogent encore les archéologues. Disposées en losange, comme autour des tombes vikings, elles pouvaient être interprétées comme sépultures, mais aucun reste de ce type n’a été retrouvé. Monument en l’honneur d’un roi, lieu de rassemblement, tentative de communication avec l’au-delà ou encore calendrier solaire géant, tout est possible. Encore du boulot pour les futurs Indiana Jones, tout n’a pas encore été découvert, loin de là.





    C’est l’heure de se mettre au verre

    Usine de verre de Kosta Boda
    Usine de verre de Kosta Boda

    Le Sjælland, cette région du sud-est de la Suède, est réputée de longue date pour son artisanat du verre. Nous avons visité la verrerie la plus ancienne du pays et toujours en activité depuis 1742, celle de Kosta Boda. Elle produit aussi bien des objets du quotidien (nombreuses boutiques très achalandées aux alentours) que des créations artistiques de toute beauté dont vous trouverez quelques échantillons ci-après.


    La petite ville aux allumettes

    Le musée des allumettes de Jöngköping, premier bâtiment de la fabrique
    Le musée des allumettes de Jöngköping, premier bâtiment de la fabrique

    La cité de Jöngköping est le centre du monde lorsque l’on parle d’allumettes. D’abord parce que c’est là qu’est née la première fabrique d’allumettes dites « de sûreté » en 1848. L’invention elle-même datait de 1805 mais n’avait pas été développée car il fallait, pour allumer l’objet, le tremper dans une solution d’amiante et d’acide sulfurique. Autant dire que les gens ne trouvaient pas ça très pratique et même plutôt dangereux. Les premières allumettes inflammables par friction arrivèrent à partir de 1826, mais ne connurent pas non plus le succès, tant les défauts étaient rédhibitoires : taille imprévisible de la flamme, tendance explosive, odeur forte, conservation en boîte hermétique, et surtout risque graves pour la santé des utilisateurs et des fabricants (nécrose phosphorique souvent mortelle). En 1844, un Suédois dénommé Gustaf Erik Pasch résolut le problème en inventant des allumettes qui ne s’enflammaient qu’au contact d’une bande située le long de la boîte et non plus sur une façade de mur ou dans une poche de pantalon. Et c’est en 1848 que ses copains les frères Lundström construisirent à Jöngköping leur première fabrique. Le bâtiment était tout en bois et la production fut vite déplacée dans un nouveau bâtiment en briques, moins inflammable. Quand on fabrique des allumettes, cela s’impose ! Cela dit, la maison initiale est toujours là et sert aujourd’hui de musée, tandis que la fabrique, qui n’a cessé de se développer jusqu’à la fin du siècle suivant, n’a souffert d’aucun incendie mémorable. La maison mère assurait d’ailleurs le service d’incendie pour toute la ville. La production d’abord manuelle s’est peu à peu industrialisée, un magnat de la finance s’en est mêlé et la ville a été à un moment au cœur de la production, atteignant 70% du marché mondial d’allumettes. Mais après la seconde guerre mondiale la production a fait long feu, peut-être handicapée par l’arrivée du briquet de poche ou de l’allumage piézo-électrique. Il nous reste l’histoire, les méthodes de fabrication et les machines, bien exposées dans le musée.

    Fabrication très rustique des premières allumettes par rabotage, réalisation de bouquets puis trempage manuel dans le combustible
    Fabrication très rustique des premières allumettes par rabotage, réalisation de bouquets puis trempage manuel dans le combustible
    Première mécanisation pour écorcer le frêne, le bois le plus adapté à la fabrication d'allumettes
    Première mécanisation pour écorcer le frêne, le bois le plus adapté à la fabrication d’allumettes
    Passage à l'ère industrielle. Cette machine pouvait produire 400 000 paquets par jour
    Passage à l’ère industrielle. Cette machine pouvait produire 400 000 paquets par jour
    Tout ce mal pour couper les bouts des allumettes afin de faire ce château !
    Tout ce mal pour couper les bouts des allumettes afin de faire ce château !

    Allez, c’est le moment de reprendre la route pour d’autres découvertes. A très bientôt !

  • 28. Fête des gosses !

    Quand le Danemark gâte les enfants et facilite la nativité…

    Procréation assistée

    Au Danemark comme dans les pays scandinaves, la part de la population âgée augmente dangereusement aussi tout est fait pour encourager la natalité. A commencer par ce congé parental de 52 semaines qui fait beaucoup d’envieux. Mais au cours de nos déplacements, nous voyons bien que les enfants ne sont jamais oubliés. Les parcs de jeux sont omniprésents, les commerces disposent souvent d’espaces pour enfants, de même que les musées qui sont par ailleurs tous gratuits jusqu’à 18 ans. On trouve des tables à langer dans tous les WC, des chaises hautes dans les restaurants et dans les églises, ces dernières proposant à l’entrée des livres d’enfants aux côtés des bibles pour leurs parents. Enfin, le Danemark est célèbre pour permettre depuis 1967 (soit 54 ans avant nous) aux enfants de porter plainte contre leurs parents qui leur auraient administré une fessée.

    Jeux pour enfants dans l’enceinte d’un château
    Livres pour enfants dans une église

    Jeux, thèmes à la folie !

    Nous nous sommes joints à la frénésie de la dernière semaine avant la rentrée scolaire danoise (eh oui les pauvres, les vacances d’été se terminent entre le 9 et le 11 août) pour visiter quelques attractions concernant les enfants, notamment un parc animalier dédié aux espèces scandinaves, mais aussi la Lego House à Billund, ville danoise dont l’économie est centrée depuis les années 50 sur la célèbre brique inventée par un menuisier natif. A ne pas confondre avec le parc Legoland de la même ville, qui est plutôt un parc d’attraction classique même si le design des manèges s’apparente aux Lego. La Lego House est plutôt orientée créativité. Des œuvres fabuleuses y sont exposées, comme cet arbre de 15,68 m de haut composé de plus de 6 millions de briques au centre de l’escalier principal.

    Un des espaces de jeux de la Lego House

    Des familles entières, avec parfois plus d’adultes que d’enfants viennent y jouer aux Lego, mais pas n’importe comment. Ici, on crée uniquement des fleurs jaunes que l’on piquera ensuite sur des supports, la monochromie et la multiplicité des designs rendant le fini particulièrement esthétique. Là, on assemblera des briques pour former des poissons, qui seront ensuite scannés devant un appareil : miraculeusement, le poisson prendra vie dans un grand aquarium numérique, ondulant au fil de l’eau et clignant des yeux. A un autre endroit, il faut créer un bâtiment uniquement en briques Lego blanches et sur un support imposé de 6×6, que l’on insèrera ensuite sur un plateau qui représente une grande ville. A la manière de Sim City, grâce à l’informatique sous-jacente, des routes vont se créer et relier le bâtiment au reste de la ville, des points mobiles simulant le déplacement des habitants ou des véhicules.

    Arbre central géant, tout en Lego bien sûr

    Au sous-sol, une exposition retrace toute l’histoire de la création Lego, des jouets en bois ordinaires de la première usine aux boîtes sophistiquées contemporaines, en passant par les premières briques qui tenaient mal entre elles et le procédé ingénieux qui a permis de résoudre ce problème.

    Salle des briquosaures ou des légosaures, comme vous voulez
    Salle des briquosaures ou des légosaures, comme vous voulez

    Le conte est bon, j’espère

    A Odense, sa patrie natale, nous ne pouvions manquer de rendre visite à Hans Christian Andersen. Nous avons tenté notre chance à sa première demeure, mais il n’y était plus depuis longtemps. Sa seconde était fermée depuis le début de l’été, pour être remplacée par une autre, un musée flambant neuf exposant apparemment de long en large tout ce qui concerne le célèbre conteur danois, mais le musée était fermé, précisément aujourd’hui en raison d’un problème électrique. Vraiment pas de chance. Après une courte visite dans la ville, nous sommes allés voir le Jardin d’Andersen. Il n’y était pas non plus, mais nous avons quand même vu sa statue. Nous avions rendez-vous avec une petite troupe de conteurs amateurs qui selon nos guides et Internet se produisaient devant la Maison des Contes de Fées, au centre de ce jardin, tous les jours jusqu’à mi-août à 11h et 13h. Eh bien ils n’étaient pas là non plus, la mi-août ne doit pas tomber en même temps au Danemark qu’en France ! Visite complètement ratée, quoi. En l’absence d’Andersen, je me permets de vous conter, en empruntant sa manière, une petite mésaventure qui vient de nous arriver.


    On se retrouve très bientôt pour de nouvelles histoires ?