Étiquette : voyage

  • 8. Le grand départ !

    Départ de St Barth - 17/4/2021 - 8h45
    Départ de St Barth – 17/4/2021 – 8h45

    Nous quittons Saint-Barth, son soleil, sa chaleur, sa sécurité, ses boutiques et ses restaurants ouverts pour une vie meilleure dans une métropole confinée, grisailleuse, froide, insécure, confinée à 10 km le jour et sous couvre-feu la nuit. N’est-ce pas marcher un peu les pieds sur la tête ? Oui, le moment choisi ne parait pas le plus propice, mais une date c’est une date et notre départ était depuis longtemps organisé pour ce jour-là. Et puis nous sommes dûment tamponnés et vaccinés, aucun papier, aucune attestation ne manque dans le classeur infailliblement organisé par Claudie. Nous avons des motifs impérieux en veux-tu en voilà pour les différentes destinations, surfant sur notre absence totale de domicile : jusqu’à Toulouse, nous sommes censés rejoindre à Agen notre fils, lui-même censé nous héberger dans son studio jusqu’à ce que nous dénichions un logement. De Toulouse à Rodez, dans la direction opposée à Agen donc, nous rejoignons Charlène, notre hôte Airbnb, censée nous héberger dans sa maison jusqu’à ce que nous trouvions à nous loger. C’est Roberto que nous trouverons à Rodez, mais comme les autorités n’admettent pas qu’un fourgon aménagé soit une résidence, ce qui complique la vie de nombreux nomades qui vivent dans leur véhicule à l’année, il nous faut un autre motif. Une fois l’aménagement finalisé nous rejoindrons Agen avec une nouvelle attestation de notre fils, en attendant l’assouplissement de la règle des 10 Km annoncée le 3 mai. En réalité, à part les tests PCR exigés avant chaque embarquement, rien d’autre ne nous sera demandé tout au long de notre voyage. Nous sommes presque déçus !

    Arrivée à Toulouse - 18/4/2021 - 11h
    Arrivée à Toulouse – 18/4/2021 – 11h

    Nous abandonnons ensuite la ville rose dans une voiture de location dont le caractère hydride m’aura permis de me ridiculiser auprès du loueur. Celui-ci m’avait auparavant proposé de me surclasser, me demandant si je conduisais « tout type de véhicule », notamment à boîte automatique. Et moi de confirmer que oui, à Saint-Barth il n’y avait que ça. Et puis au volant du véhicule, une Lexus toute neuve, j’ai cherché en vain où insérer ma clef de contact. Je me suis cru sauvé en apercevant le bouton du démarreur (j’ai déjà eu ça sur un Renault Espace précédemment) mais j’ai eu beau presser dix fois, la voiture n’a pas plus réagi qu’un comateux sous anesthésie générale. Je suis retourné vers le loueur qui m’a répondu goguenard que, ben oui, une voiture hybride, ça démarre sur le moteur électrique, donc qu’il faut juste appuyer sur la pédale pour que ça avance ou recule !

    J’ai eu un peu l’impression qu’après 10 ans à St Barth, isolé de la vraie vie, je débarquais de ma campagne profonde…

    A suivre…

  • 6. Rêver le voyage avant de partir…

    Chez nous Jean-Michel est cartésien donc il conçoit Roberto au millimètre près, l’économie de place, d’énergie, notre confort, bref il a les pieds sur terre … Moi je rêve, le nez dans les guides et les cartes, je veux tout voir, traverser tous les pays de la terre, connaitre toutes les populations, leurs coutumes, leur cuisine.

    Depuis déjà longtemps je suis des blogs de voyageurs, des pages Facebook d’aventuriers-nomades et tous m’ont bien inspirée pour tracer notre propre chemin. J’ai décidé, puisque nous sommes toujours dans le rêve, de ne pas tenir compte de la pandémie, de nous faire un tour du monde idéal. Il sera toujours temps de s’adapter, de commencer par les continents les plus faciles d’accès.

    Tout est dit !
    Guides illustrés à la recherche d’idées
    La carte Michelin avec toute l’Europe en version papier
    Les pages Ouzbékistan du Lonely Planet Monde
    Le Petit Futé Europe et sa page Pays de Galles

    A l’arrivée en métropole nous récupérerons Roberto chez Stéphan (Loisirs 12) et nous pensons en faire notre nid douillet tout en nous garant devant chez nos enfants (on est vraiment en manque de les bisouter), donc tranquillement on s’adapte au plus près de notre Roberto pour ensuite faire une vraie équipe de trois (mon chéri-doudou, Roberto et moi).

    Puis à l’arrivée de notre container venu des Antilles, on dépotera – ça veut dire vider un container 😊 -, on prendra un peu de temps pour voir la famille élargie puis, comme le printemps sera là et qu’on sera prêts, et bien on partira … Ne vous emballez pas, on reste en Europe car en Octobre nous avons un trek au Népal avec les copains-cousins, prévu déjà en 2020, reporté en 2021 et on veut y croire. Et puis ensuite il y a les fêtes de Noël et cette année on en profiterait bien pour les faire avec nos enfants.

    Mais début Janvier nous espérons que Roberto fera sa première traversée en cargo, direction l’Australie où nous le rejoindrons en avion pour le dédouaner et partir à la rencontre des kangourous ! Pendant les 90 jours de traversée, nous rejoindrons et visiterons la Nouvelle Zélande, la Nouvelle Calédonie, avec un petit vol aller-retour vers la Polynésie pour voir Amanta, Rupee et le baby.

    Ensuite tout dépendra des bateaux-cargos qui pourront transporter Roberto. Asie ? Amériques ?

    Peu importe l’ordre, chaque continent est prévu. Voici quelques exemples d’itinéraires trouvés sur le net :

    Un grand itinéraire en Europe
    Europe et Asie
    Les îles Lofoten
    La Transaméricaine
    Un trajet en Amérique du Nord puis du Centre
    Etats-Unis

    J’ai beaucoup lu, annoté tous les guides et les cartes, préparé des itinéraires idéaux pour ne rien rate. Bref si tout va bien, nous sommes partis pour 7 à 8 ans. Nous savons malgré tout que tous les ans nous laisserons Roberto en garde dans le pays où nous serons et nous rentrerons voir les enfants 1 mois ou 2.

    Nous espérons faire de nombreuses rencontres mais nous comptons aussi sur la famille et les amis, pour venir nous retrouver, et faire un bout de chemin avec nous, visiter un site, une capitale…

    L’aventure, le minimalisme, c’est pour très bientôt 😊   

  • 1. La naissance du projet

    Projet de tour du monde

    Passionnés de voyages depuis notre rencontre, Claudie et moi attendions avec impatience l’heure de la retraite, annoncée maintenant dans un an, pour parcourir le globe sans limite de temps. L’idée initiale était un tour du monde en quelques années, avec des déplacements en avion d’un continent à l’autre, puis par des moyens plus variés au sein de chaque continent. Sac au dos comme nous l’avons toujours fait. Mais que ce soit en billet unique ou au coup par coup, les avions ont des horaires stricts et imposent des limites de temps dont nous ne voulons pas. Et puis les voyages basés sur les transports en communs ont leurs limites : inconfort de tout traîner avec soi d’un lieu à l’autre, nécessité de toujours prendre ses repas au restaurant, frustration de ne pouvoir s’arrêter partout à tout moment, etc. Nous nous penchons donc sur d’autres possibilités.

    Maroc, 2009

    Nous avions tenté il y a quelques années de parcourir le Maroc dans un camping-car de location avec deux de nos enfants, et l’expérience nous avait beaucoup plu. Notamment la grande liberté de mouvement, les arrêts à la demande, l’autonomie pour les repas comme pour dormir. Le Maroc était par ailleurs plutôt accueillant pour ce genre de véhicules et nous avions pu pénétrer sans problèmes dans les centres-villes ou encore stationner pour la nuit en bord de mer, ce qui est loin d’être accepté partout en France. Certes le véhicule était un peu encombrant, manquait un peu d’autonomie pour l’électricité et les différents fluides, mais l’expérience fut plutôt concluante. C’est donc sur cette base que nous décidons de nous engager dans un road-trip de plusieurs années à bord d’un véhicule qui sera notre nouvelle maison. Il ne reste plus qu’à affiner les détails !