Après avoir quitté la côte de l’Équateur, nous retrouvons Quito pour explorer plusieurs lieux emblématiques encore inconnus de notre précédent passage : le TelefériQo, la Mitad del Mundo, le Museo Intiñan et le Temple du Soleil. Avant de rejoindre la frontière colombienne, cette dernière étape de notre road trip équatorien nous réserve encore quelques belles surprises.

Retour à Quito
Le passage par la capitale de l’Équateur est incontournable pour aller vers le Nord du pays, et puis, même si nous l’avons déjà visitée avant notre parenthèse française, il nous restait quelques lieux à découvrir.
1. Le Centre d’Art Contemporain
Assez esthétique en lui-même, ce qui est étonnant pour un ancien hôpital militaire, ce lieu culturel n’offre que 4 expositions d’artistes contemporains latino-américains. Pas assez à notre goût hélas : nous ne garderons de souvenir que l’architecture des locaux. Et peut-être cette sculpture originale à découvrir dans les photos ci-dessous.
2. Le Jardin Botanique
Pas au niveau d’entretien qu’on attendrait d’une capitale, le Jardin Botanique de Quito possède tout de même une belle serre d’orchidées, une collection de cactus originaux et un jardin de bonsaïs bien mis en valeur.
3. Le TelefériQo
Le c du mot Espagnol teleferico a été remplacé ici par le Q de Quito mais il n’empêche que cette télécabine est de construction française. Elle va nous mener de 2650 à 4000m d’altitude pour observer à quel point la capitale de l’Équateur semble étendue à l’infini du Nord au Sud, comprimée par les chaînes de volcans qui l’entourent. Le sommet comporte quelques sentiers de randonnées, plutôt réservés aux personnes bien acclimatées à l’altitude. Nous nous sommes contentés d’aller voir une petite chapelle (fermée) et de grimper jusqu’à un point de vue à moins d’un kilomètre de là. Joli panorama tout de même.
La Mitad del Mundo
Le « Milieu du Monde » est un lieu éminemment touristique qui s’est construit autour d’une pyramide en pierre surmontée d’un globe terrestre, placée là en 1979 pour commémorer la mission géodésique française du XVIIIe siècle (1736-1744) qui a permis à l’équipe de scientifiques menée par Charles-Marie de la Condamine de confirmer que la Terre était bien aplatie aux pôles (à l’époque il y avait des « aplato-sceptiques »). Et de déterminer avec précision la position de l’équateur. Du moins avec la précision des instruments purement mécaniques de l’époque, ce qui était déjà un travail remarquable. Avec l’arrivée du premier GPS en 1970, l’équateur fut repositionné 240m plus au Nord. On n’a pas déplacé la pyramide pour autant, et les visiteurs continuent de se faire photographier « un pied dans chaque hémisphère » sur la ligne de l’ex-équateur dessinée au sol. En réalité ils ont encore les 2 pieds dans l’hémisphère Sud !
L’art du tricot-graffiti
Je ne sais pas si vous vous rappelez avoir aperçu dans les photos de la Mitad del Mundo un tronc d’arbre emmailloté de tricot. Ayant déjà vu ça à plusieurs reprises dans les pays que nous avons traversés et connaissant l’affinité pour les petits personnages en laine des populations latino-américaines (amigurumis andins, poupées-soucis guatémaltèques ou mexicaines, etc.), j’imaginais cet habillage des arbres typique de l’Amérique du Sud. Eh bien après recherche il n’en est rien ! C’est apparemment l’artiste texane (et propriétaire d’une mercerie !) Magda Sayeg qui a inventé en 2005 le concept de yarn bombing, traduisible par tricot–graffiti. Un art urbain visant comme les autres à colorer, humaniser et vitaliser l’espace public. Magda Sayeg a commencé par habiller de tricot la poignée de porte de sa boutique, puis, encouragée par la réaction positive des passants, le mobilier urbain de son voisinage. Le succès grandissant, le monde a fini par s’en emparer et ce sont une multitude d’arbres, de ponts, de cabines téléphoniques, de statues ou encore de véhicules qui ont été habillés de tricot ou de crochet. J’en ai rassemblé quelques exemplaires dans le carrousel d’images ci-dessus. Seules les 3 premières et la dernière sont des photos personnelles, avec l’aide de l’IA pour le yarn bombing de Roberto.
Et un petit bonus pour rester dans le thème du fil : l’état du réseau électrique et téléphonique des villes équatorienne qui fait un peu peur quant à la maintenance…
Le Museo Intiñan
Profitant de l’inexactitude de l’emplacement précédent, ce « Musée de la voie du soleil » s’est installé opportunément sur la nouvelle ligne de l’équateur et organise des visites mélangeant allègrement des informations culturelles sur les peuples autochtones de l’Équateur et des démonstrations censées être scientifiques, illustrant les phénomènes physiques liés à l’équateur. Assez ludique, mais il faut parfois démêler le vrai du faux. Ainsi on nous affirme que sur la ligne de l’équateur :
– la force de Coriolis ne s’applique pas
Due à la rotation de la Terre, cette force fait dévier les objets en mouvement vers la droite dans l’hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud, ce qui explique notamment l’orientation différente des perturbations atmosphériques et des courants marins entre les deux hémisphères. A l’aide d’un évier déplaçable, on essaie ici de nous démontrer que l’eau se vide verticalement sur l’équateur, dans le sens horaire à 2m au nord et dans le sens antihoraire à 2m au sud. Mais quand on sait que la force de Coriolis est trop faible pour produire cet effet, qu’elle n’est significative que pour des masses énormes et que de toutes façons la vraie ligne de l’équateur est 100m plus au nord que celle de la « démonstration », le trucage est avéré.
– la gravité est légèrement plus faible
C’est dû au double effet de l’éloignement plus grand du centre de la Terre à cet endroit, notre planète étant aplatie aux pôles et « renflée » à l’équateur, et à une plus grande force centrifuge puisque le diamètre de la Terre est au maximum. La conséquence la plus évidente pour nous selon notre guide, c’est que l’on pèse 1 kg de moins sur la balance. La vérité est plus proche des 200g pour un humain de 70kg et à condition de comparer au poids que l’on ferait aux pôles. Il faut quand même y aller !
– la gravité et la force centrifuge sont à l’exact opposé
On peut faire tenir ici en équilibre un œuf sur la tête d’un clou. Ça n’est pas impossible ailleurs, mais il paraît que c’est moins difficile ici (seules 2 personnes sur notre groupe ont réussi…)
– le jour et la nuit durent chacun 12 heures toute l’année et il n’y a pas de saison
– en traversant d’un pas l’équateur, on peut passer en moins d’une seconde de l’été à l’hiver ou du printemps à l’automne
– le soleil est parfaitement à la verticale (ne générant aucune ombre) 2 fois par an, aux équinoxes
C’est vrai aussi pour tous les autres lieux de la zone intertropicale mais à des dates qui leur sont propres (exemple vers le 1er avril et vers le 12 septembre pour la lagune du Quilotoa). Pour les tropiques eux-mêmes, ça n’arrive qu’une fois par an, au moment du solstice correspondant. Et ça n’arrive jamais ailleurs.
– la vitesse de rotation de la Terre est maximale (1670 km/h contre 0 aux pôles)
C’est pour ça qu’on lance les fusées le plus proche possible de l’équateur : ça leur donne de l’élan !
– le champ magnétique terrestre est horizontal
En tout cas au niveau de l’équateur magnétique, qui n’est pas superposé à l’équateur géographique. Ça veut dire que l’aiguille d’une boussole est parfaitement horizontale alors qu’au niveau des pôles magnétiques elle se dirige droit vers le sol. Aussi, avec ce champ magnétique horizontal, aucun phénomène de type aurore boréale n’est possible.
– la pression atmosphérique au niveau du sol est plus basse
En effet, avec le soleil arrivant verticalement, l’océan et le sol chauffent beaucoup plus qu’ailleurs : l’air réchauffé qui en résulte monte et se dilate, créant la basse pression permanente appelée pot-au-noir. À ne pas confondre avec le pot-aux-roses que nous avons découvert dans les commentaires du musée.
Le Temple du Soleil
Dans cette région de la ligne équatoriale, le soleil a une signification particulière pour les populations qui y vivent ou qui y ont vécu. Il est aussi source d’inspiration pour les artistes, dont le peintre et sculpteur local Ortega Maila qui a bâti ici en 2000 son lieu d’expression et l’a baptisé Temple du Soleil. Nous avons pu admirer dans plusieurs bâtiments et jardins une multitude de tableaux et sculptures reflétant une fusion entre tradition et modernité, avec des motifs et des couleurs vives typiques de l’art andin. L’artiste est d’ailleurs issu de la communauté Kitu Kara. Il a développé son talent en utilisant des graines et du fusain, seuls outils disponibles sur le moment. Enfin, Ortega Maila est réputé pour sa rapidité d’exécution, capable de réaliser des œuvres d’art et des paysages andins en quelques minutes, voire quelques secondes, en utilisant uniquement le bout de ses doigts et la paume de ses mains. A Los Angeles, après avoir réalisé 100 tableaux en une heure, il a obtenu le titre de peintre le plus rapide du monde. Pas étonnant que sa maison-musée soit aussi grande et en permanente évolution !
Le cratère du volcan Pululahua
Étonnamment, c’est avec Yellowstone le seul autre cratère volcanique peuplé : une trentaine de familles y vivent en permanence tandis qu’une centaine d’agriculteurs viennent y travailler une terre très fertile. La brume qui vient s’installer chaque après-midi dans ce cratère de 12 km de diamètre et 300 m de profondeur crée en outre un microclimat favorable aussi bien aux cultures qu’à la biodiversité. Le site est d’ailleurs devenu réserve naturelle en 1966. Plusieurs sentiers de randonnée y sont aménagés, mais la plus belle vue reste celle du bord du cratère. On espère pour les familles que l’activité du volcan, éteint provisoirement depuis 2300 ans, ne reprendra pas de sitôt.

La plus ancienne hacienda d’Équateur, près de Cayambe
Les plus vieux bâtiments de l’Hacienda Guachalá datent en effet de 1580, hébergeant à l’époque les encomenderos, ces colons espagnols chargés par Couronne d’administrer les régions conquises et de collecter les tributs versés par les chefs amérindiens. À la fin du XVIIe siècle, la propriété devient une immense exploitation agricole et pastorale. Elle eut aussi des hôtes célèbres, comme les géographes de la mission géodésique française en 1736 (l’hacienda n’est qu’à 2km de l’équateur), Gabriel Garcia Moreno, dirigeant autoritaire de l’Équateur de 1858 à 1875, puis Neptali Bonifaz, le premier président de la banque centrale du pays, à la famille duquel l’hacienda appartient désormais. C’est aujourd’hui un lieu touristique offrant hôtellerie, restauration et randonnées à cheval. Nous avons profité de la seconde option dans ce lieu empreint de charme et d’histoire, déjeunant dans un magnifique patio fleuri inchangé depuis le XVIe siècle, avec en toile de fond la vielle chapelle construite sur un temple inca, l’église de 1938 et l’allée des premiers eucalyptus que Garcia Moreno fit importer d’Australie dans tout le pays pendant son règne. Peut-être avons-nous déjeuné à la même table que La Condamine, qui sait ?

Le Museo Solar de Cayambe, le vrai équateur ?
Cette fois, nous nous rapprochons de la vérité, comme en atteste le tracé GPS de tous les points situés à la latitude 0°0’0″ que j’ai installé sur ma carte. Ce Museo Solar inauguré le 21 juin 2007 (forcément un jour de solstice d’été pour que l’ombre du pilier central du grand quadrant solaire de 54m de diamètre disparaisse complètement à midi) tient un discours un peu plus authentique que le site précédent. N’hésitant pas au passage à démonter les pseudo-démonstrations effectuées là-bas. Un rien engagés envers la culture amérindienne, ils prônent l’utilisation de planisphères orientés Est-Ouest et non pas Nord-Sud comme imposé par les occidentaux qui considèreraient le Nord comme supérieur et désirable et le Sud comme inférieur et sous-développé. La longue diatribe sur leur site me parait néanmoins excessive. Et puis, une fois sur place, j’ai de nouveau vérifié si l’équateur marqué au sol par une ligne de galets était bien à la bonne place. Eh bien le GPS la trouve encore trente centimètres trop au Sud. On nous explique que cela est dû à la dérive des continents. Vous me connaissez, j’ai vérifié un peu plus tard. Si le sous-continent sud-américain poursuit effectivement sa dérive de 3 à 4 cm par an, c’est en direction du Nord-Ouest, ce qui contredit l’affirmation du guide. Mais bonne nouvelle, c’est que d’ici 10 à 20 ans, la ligne de galets sera pile à la bonne place !
Cayambe et ses biscuits
La ville de Cayambe est connue auprès des Équatoriens pour sa production de fleurs et principalement de roses (le paysage alentour est parsemé de serres) mais aussi pour être la capitale du bizcocho, traduisez biscuit. Une tradition centenaire entretenue par encore 80 entreprises familiales aujourd’hui, qui non seulement fabriquent mais servent leurs biscuits lors des classiques pauses-café du matin ou de l’après-midi. Nous n’avons pas résisté à tester l’une d’entre elles, la plus ancienne paraît-il, les Bizcochos San Pedro. Pittoresque à souhait et très achalandée. Les biscuits, à base de farine de blé, de beurre, de jaune d’œuf et d’anis, sont cuits dans des fours à bois d’eucalyptus, ce qui leur donne une saveur particulière. D’abord 20 mn à four chaud, puis 3 h à basse température. Ils sont servis encore chauds avec un petit bâtonnet de mozzarella et la boisson de votre choix. Miam !
Bivouac au Lago San Pablo
Nos lieux de bivouac ne ressemblent que rarement à l’horrible station-service de la ville de Quevedo avec ses sonos et supporters bruyants. Celui-ci est plus proche des endroits que nous recherchons : calme, nature, jolie vue et un peu de faune si possible. Près de ce Lago San Pablo, tout était réuni !
Le marché d’Otavalo
A deux heures de route au nord de Quito, cette ville doit son nom aux amérindiens Otavalo qui représentent encore 70% de sa population. Et ça se voit car beaucoup portent encore des habits traditionnels. Bien avant l’arrivée des colons espagnols, les Otavalo étaient déjà des commerçants réputés et tenaient un marché hebdomadaire, devenu aujourd’hui quotidien même si le nombre de vendeurs est au maximum le samedi. C’est surtout le marché artisanal qui attire les chalands, aussi bien locaux que touristes. On y trouve des tapis, des nappes ou des vêtements brodés, des hamacs, des ponchos, des peluches, des bijoux, des pierres semi-précieuses, des instruments de musique et de petits objets en tagua, l’ivoire végétal. Les couleurs sont évidemment chatoyantes. On trouve encore à Otavalo quelques bâtiments coloniaux, des places animées comme cette classique place centrale bordée comme partout en Amérique latine par une mairie et une église. Nous y avons trouvé des supporters de l’équipe nationale de football qui se prenaient en photo devant un masque de carnaval géant. C’était juste avant la défaite de l’Équateur en 16èmes de finale du Mundial. Depuis, la ferveur est bien retombée.
La cascade de Peguche
En périphérie d’Otavalo, la rivière Peguche qui prend sa source dans le lac San Pablo au bord duquel nous avons passé la nuit forme une belle cascade de 18 m de hauteur. Sacrée pour la communauté Facha Llacta, elle n’est accessible qu’avec leur accord et une petite donation. Un sentier bien aménagé traversant une forêt d’eucalyptus la rejoint en 20 mn. Une distraction dominicale bien agréable.
Les sculpteurs sur bois de San Antonio de Ibarra
Stimulée par son inscription sur la liste des « villages magiques » par le ministère de la culture équatorien en 2020, San Antonio de Ibarra, déjà connue pour ses nombreux sculpteurs sur bois, a poursuivi son embellissement en rajoutant des statues et des fresques un peu partout dans le centre-ville. De nombreux ateliers sont actifs. Nous avons visité en détail celui du sculpteur le plus célèbre du village, Luis Potosi, qui nous a reçu en personne et manifestement toujours actif à 89 ans. Nous avons beaucoup aimé ses œuvres axées sur la représentation fidèle du peuple équatorien, racines et coutumes comprises. Nous avons été moins sensibles à ses sculptures religieuses ou abstraites tout en reconnaissant un travail de qualité.
Et une ville axée sur l’art se doit de posséder quelques fresques murales. En voici en bonus une petite sélection.
Les glaces à la poêle d’Ibarra
Cette ville peu touristique attire quelques randonneurs prêts à ascensionner les volcans qui la dominent. Cela nécessite une bonne condition physique en raison de l’altitude élevée. Et dans l’idéal un ciel dégagé. Aucune des conditions n’étant réunies (nous aurions quand même bien aimé apercevoir les sommets enneigés de ces volcans) nous nous sommes contentés de visiter le centre-ville animé et pittoresque. C’est un quadrillage de petites rues aux murs blanchis par la chaux – sur instruction de la municipalité pour assainir et unifier la ville après l’important séisme de 1868 – entrecoupé de carrés de verdure bordés d’églises aux plafonds peints et autels dorés. Joli mais rien d’extraordinaire en Amérique latine. Nous nous sommes mis alors à la recherche de la spécialité locale : les helados de paila, ou « glaces à la poêle ». Des sorbets à base de jus de fruits frais, préparés dans une bassine en cuivre mise en rotation à la main sur de la glace. Excellents et pas chimiques pour un sou.
Si vous voulez voir une petite vidéo YouTube sur la préparation des helados de paila, cliquez sur ce lien.
Salinas et le train de la liberté
Un train semi-touristique fait normalement le parcours entre les villes d’Ibarra et de Salinas. Il est réputé pour les jolis paysages qu’il traverse, mais à la gare d’Ibarra on nous a dit qu’il fallait revenir en haute saison… Ce Train de la Liberté est ainsi dénommé parce qu’il emmena les esclaves affranchis jusqu’à Salinas, où ils se sont installés, développant là une culture africaine peu commune en Amérique du Sud. Faute de pouvoir faire la traversée, nous nous contentons de voir un peu des deux gares, d’abord à Ibarra où persistent quelques vieux wagons, et puis à Salinas, un village qui vit au ralenti lorsque le train ne s’y arrête pas. Nous avons tenté de passer la nuit près de la gare, pour marquer le coup, mais la police est venue nous dire à la nuit tombée que ce n’était pas raisonnable et nous a renvoyé …devant leurs bureaux. Nous ne pouvions pas être mieux gardés, mais franchement, nous n’étions pas inquiets.
Pause véhicules
Ce train me permet une transition vers quelques véhicules insolites rencontrés dernièrement en Équateur. Légendes sur les photos.
Le cimetière de Tulcán
Nous avions déjà fait connaissance avec l’art topiaire à plusieurs reprises, la dernière fois du côté d’Ambato également en Équateur, mais ici à Tulcán il est poussé au maximum. De célébrité mondiale même. Nous ne pouvions rater ce lieu, opportunément placé sur notre lieu de passage obligé pour gagner la Colombie. C’est en 1936 que José María Azael Franco, le jardinier en chef du cimetière, entreprend de tailler les cyprès qui y poussent vigoureusement grâce au climat et au terrain calcaire. La reconnaissance aidant, il va y consacrer toute sa vie et ce sont plus de 300 sculptures végétales vivantes qui décorent aujourd’hui le cimetière, à la place des traditionnelles statues de marbre ou de pierre. Les thèmes variés abordent aussi bien les divinités précolombiennes que la faune équatorienne et mondiale ou encore l’architecture romaine ou mauresque. Grandiose. Pour la petite histoire, à sa mort en 1985, José María Azael Franco a été enterré ici, au milieu de son œuvre. Avec sur sa tombe l’épitaphe qu’il s’est choisie : « À Tulcán, un cimetière si beau qu’il invite à mourir. Émouvant, non ?
L’Équateur c’est fini !
Tulcán était notre dernière étape en Équateur. Nous nous préparons à franchir demain la frontière vers la Colombie. Nous nous réjouissons à l’avance des découvertes à venir !































































































































































































