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  • 176. Équateur 2003

    176. Équateur 2003

    Du 19 octobre au 13 décembre 2003, nous avons effectué un voyage itinérant sac au dos en Équateur et au Pérou avec nos 4 enfants âgés de 4 ans ½ à 13 ans, comme nous avions pris l’habitude de le faire à cette période-là. Ce voyage étant en période scolaire, nous communiquions avec les classes et avec notre famille par courriel (on disait encore e-mail à l’époque…) et l’ensemble de ces textes était ensuite réuni, illustré de quelques photos, dans un album de voyage. C’était un peu l’ébauche du blog actuel. Le temps de notre pause familiale, j’ai décidé d’insérer en guise de flash-back ce récit dans En Route Avec Roberto. Commençons par l’Équateur.


    Courriel du 18/10/2003

    En route pour la Mitad del Mundo !

    Bonjour,

    Nous voici de nouveau à l’heure fébrile du départ, quand tout est prêt et rien n’est prêt à la fois, quand le doute regagne du terrain sur la certitude, quand quelques craintes essaient de ternir les joies du départ.

    D’un intervalle de 2 ans entre nos précédents voyages nous sommes passés à moins d’une année, parce que nous venons de définir que la fin du raisonnable pour les absences scolaires était la transition collège-lycée, et qu’il fallait donc profiter au mieux des 2 années qui nous restaient. Non pas que nous y ayons été poussés par les enseignants, qui, bien au contraire, ne nous auront peut-être jamais autant soutenu que cette année. Des courriers élogieux aux administrations aux programmes scolaires plus que détaillés (parfois au jour le jour dans certaines matières alors que nous ne demandions que les grandes lignes), en passant par l’e-mail d’un professeur en congé de paternité s’excusant d’être en retard, ou enfin le coup de téléphone à la maison pour donner des précisions supplémentaires, tous se sont donnés pleinement, comme s’ils rêvaient un peu de partir avec nous… Nous les remercions en tout cas vivement et ferons de notre mieux pour que nos enfants ne prennent pas de retard.

    Du coup, la préparation n’a duré que 9 mois et n’a sans doute pas été aussi approfondie que d’habitude, ce qui est d’autant plus dommageable que nous changeons de continent et de climat. Certes nous avons relu Tintin au pays des Incas (au moins deux douzaines de fois pour Achille qui pourtant ne sait pas encore lire !), parcouru quelques guides touristiques, fouillé un peu dans la vie de Darwin et l’écosystème des Galápagos. Claudie a lu quelques livres concernant notre voyage et en a commandé quelques autres que nous lirons sur place. Certes la composition des sacs à dos n’est plus un casse-tête depuis longtemps et n’a nécessité que quelques adaptations dues à la croissance de nos enfants ou au climat envisagé. Notre questionnement vient surtout de cette nouvelle population que nous allons rencontrer :  les Équatoriens et Péruviens seront-ils aussi accueillants que les asiatiques ? N’allons-nous pas mettre nos enfants en insécurité ici alors que là-bas c’était si paisible ? La rébellion récente en Bolivie est-elle contagieuse ? N’aurons-nous pas de difficulté à communiquer en Espagnol plutôt qu’en Anglais ? Allons-nous souffrir du froid sous les tropiques ?

    Mais tout aussi rapidement, les bons moments de nos voyages précédents nous reviennent à l’esprit. Tous nos enfants sont d’ailleurs très partants, à l’image de Mélusine qui écrit, dans une fiche de présentation de début d’année proposée par son institutrice, à la rubrique « Qu’est-ce que tu aimes faire ? » : « Voyager avec mes parents ». Tous regrettent évidemment d’abandonner leurs copains, leur école, leur maison quelque temps, mais tous apprécient tout autant la rupture avec le train-train quotidien, la découverte d’autres paysages, d’autres gens, d’autres habitudes, d’autres nourritures. Les 3 à 4 heures de travail scolaire quotidien sont denses mais laissent libres toutes les matinées pour partir en exploration, et toutes les fins de journées aussi. Le voyage est aussi l’occasion d’une vie de famille plus riche qui fait du bien à tous.

    Au programme cette année, rien de bien précis, comme d’habitude. Les circuits du genre « Journée n°7 : petit déjeuner continental et départ en bus à 7h pour X, visite au passage de Y et Z » ne sont pas pour nous. Arrivée à Quito 4 heures après avoir décollé de Madrid (avec le décalage horaire en plus, hélas), quelques jours à la « Posada del Maple », un petit hôtel réservé par Internet (vous pouvez allez voir, c’est www.posadadelmaple.com, ce serait amusant de vous faire un petit coucou devant la webcam s’il y en avait une…), et ensuite nous avons quartier libre jusqu’au 12 décembre à Lima. Quelle liberté ! Nous irons certainement voir assez rapidement la Mitad del Mundo (moitié du monde), un site touristique situé pile sur la ligne de l’Équateur pas du tout imaginaire à cet endroit et qui détaille toutes les particularités physiques de l’endroit : les œufs y tiennent paraît-il sur la tête d’une épingle, les chasses d’eau coulent sans tourbillon, les gens pèsent moins lourd, etc… Nous espérons pouvoir faire une escapade aux mythiques Iles Galápagos et traverser une partie du pays par l’Avenue des Volcans. Voilà le programme préliminaire pour vous mettre l’eau à la bouche.

    Si les accès à Internet sont aussi faciles qu’on le dit, nous devrions vous faire parvenir les prochaines nouvelles dans une dizaine de jours. Si pour une raison ou une autre vous ne souhaitez plus recevoir ces messages, nous le comprendrions très bien, et il suffit juste de nous le faire savoir.

    À bientôt donc,


    Courriel du 25/10/2023

    L´aventure commence à Madrid !

    L'aventure commence à Madrid : mais où est le sac à dos d'Amandine ?
    L’aventure commence à Madrid : mais où est le sac à dos d’Amandine ?

    Le risque de vol à la tire étant plus grand en Équateur qu’en Asie, nous avions largement insisté auprès de nos enfants pour qu’ils surveillent soigneusement leurs effets personnels. Le premier test grandeur nature a eu lieu à Madrid et a dépassé toutes nos craintes : Amandine a mis moins de 10 mn pour perdre son sac à dos, qui contenait évidemment tout son matériel scolaire et une bonne partie de ses vêtements… Le voyage commençait très fort ! Le retour au pas de course sur le lieu supposé de la perte (ah que nous avions belle allure !) n’a abouti à rien, pas plus que les appels à l’aide au personnel de l’aéroport peu intéressés manifestement par l’affaire. L’heure de notre correspondance approchant, il ne nous restait plus qu’à faire une croix sur nos affaires et rejoindre piteusement la porte d’embarquement. Les yeux humides d’Amandine ne lui avaient pas pour autant affaibli la vision, puisque, o miracle, elle aperçoit soudain au loin dans la zone d’embarquement d’un autre avion son bien le plus précieux du moment. À grands renforts de bras et de cris, nous réussissons cette fois à alerter les policiers de l’endroit, qui nous rendront bien volontiers le sac qu’ils auraient dû faire exploser en l’absence de son propriétaire… Ouf !


    ¡Buenos días, Ecuador!

    Nous découvrons Quito, la capitale du pays, étalée toute en longueur à 2850m d’altitude sous le volcan Pichincha qui, lui, frôle celle du Mont-Blanc. Si l’on excepte le quartier colonial qui garde le cachet de cette époque, l’architecture de la ville nous apparaît d’une grande monotonie, basée sur un élément essentiel : le cube de béton, décliné en plusieurs tailles et couleurs. Le quadrillage impeccable des rues renforce encore cette sensation d’uniformité, tout en rendant le repérage assez facile. La ville est vivement colorée, avec des mélanges parfois très réussis mais souvent très criards. La circulation est dense, et bus et taxis se comportent comment s’ils voulaient écraser le plus possible de passants. La population des rues nous ignore (où sont nos beaux sourires d’Asie ?), sans doute habituée aux mélanges de couleurs, mais lorsqu´on l’aborde dans les boutiques, l’amabilité est toujours de mise. Quelques indiens  »en tenue » (chapeau, tresse, poncho, …), manifestement cantonnés aux emplois subalternes, donnent pour l’instant la seule touche exotique à la ville. Le temps est plutôt agréable, avec un ciel bien dégagé le matin et plus chargé l’après-midi, des températures avoisinant 25 degrés dans la journée mais descendant rapidement le soir (petite laine obligatoire). La nourriture ne devrait guère poser de problème, puisque le plat national est le poulet-frites, mais nous ne manquerons pas de nous réorienter vers des spécialités locales … plus locales, si l’on peut dire. Notre seul vrai problème pour l’instant est la langue. Basile et Claudie qui ont étudié l’Espagnol comprennent bien l’écrit mais manquent de pratique à l’oral. Amandine et moi qui sommes débutants allons devoir faire des progrès rapidement car l’Anglais est très peu parlé.


    La Mitad del Mundo

    Nous partons en bus pour visiter ce site à 22 km au nord de Quito. L’animation ne manque pas à bord, avec des vendeurs de toutes sortes et des musiciens qui se succèdent.

    La Mitad del Mundo (le milieu du monde) est située à l’endroit exact où passe l’équateur, celui-ci étant matérialisé par une ligne jaune au sol. Nous ne résistons pas à la tentation de photographier nos enfants un pied dans chaque hémisphère. Nous visiterons aussi un musée consacré aux différentes étapes de la localisation précise de l’endroit par des savants français. A l’aide d’un sextant et de quelques instruments du même type, après 4 années de mesures, La Condamine au XVIIIème siècle ne s’était trompé que de quelques kilomètres. Si seulement il avait connu le GPS ! Le plus intéressant de tout a été l’observation directes des particularités physiques de cet endroit, liées à la situation géographique (cadran solaire à deux faces), à la plus faible gravité (des pèse-personnes prouvent qu’un adulte fait 2 kg de moins, un œuf tient en équilibre sur la tête d’un clou) et à la force de Coriolis (nous avons vu, de nos yeux vu, un lavabo se vider avec un tourbillon dans le sens horaire à à peine 1 mètre au sud de l’équateur, dans le sens contraire à 1 m au nord, et sans tourbillon lorsqu’il était pile sur la ligne, une démonstration éclatante).

    Nos 4 enfants un pied dans chaque hémisphère
    Nos 4 enfants un pied dans chaque hémisphère

    Fin du séjour à Quito

    Ce samedi 25 octobre, nous avons récupéré le décalage horaire et sommes en pleine forme, heureux d’être là et savourant chaque instant. Hier, nous avons fait la connaissance avec la culture amazonienne, initiation à la sarbacane et à l’élevage de lamas incluses. Demain, nous partirons pour visiter les îles Galápagos, et inutile de dire que les enfants piaffent d´impatience. Nous allons sillonner l’archipel pendant 5 jours à bord d’un petit bateau de 10 places et rêvons déjà de rencontrer tortues, lions de mer, iguanes, albatros et une multitude d’autres animaux. Lorsque nous avons demandé à l’agence si nous étions certains de voir des animaux, ils nous ont répondu avec cette phrase merveilleuse : “Là-bas, ce sont les animaux qui vous regardent”

    À bientôt


    Courriel du 5/11/2003

    Escapade aux Iles Galápagos

    Embarqués avec six autres passagers et quatre membres d’équipage sur le Cormorant, nous avons croisé pendant quatre jours entres les principales îles de l’Archipel, séparées par quelques heures de navigation. Chaque matin et chaque après-midi, nous débarquions avec un petit canot sur une plage différente pour partir quelques heures en exploration. Nous avons vite compris que les touristes ici étaient tout juste tolérés, ne pouvant accéder qu’à des zones restreintes (10% de l’archipel) et dûment accompagnés d’un guide officiel, tellement l’écosystème est fragile. La moindre bestiole agrippée par mégarde sous nos chaussures – nous passons sur un tapis désinfectant à l’arrivée à l’aéroport – ou la moindre graine apportée innocemment dans nos bagages – fouille au départ avec confiscation des cacahuètes et autres gâteries – pourraient créer une catastrophe écologique et décimer toute une espèce. Les précédents sont hélas nombreux. En contrepartie de ces tracasseries, nous avons pu observer de vraiment très près, mais sans l’autorisation de toucher (les enfants se sont sentis très frustrés) une faune et une flore exceptionnelle, souvent uniques au monde : le mot endémique revient souvent dans la bouche du guide. Ne serait-ce que d’une île à l’autre, les espèces diffèrent déjà des quelques détails qui ont permis à Darwin d’élaborer sa célèbre théorie, ou plutôt de prouver celle de son grand-père, comme nous avons pu le lire. Nous nous sommes donc régalés d’observer à loisir des centaines d’otaries paressant sur les plages ou jouant dans l’eau, les tortues géantes qui ont donné leur nom aux îles, des colonies de flamants rose bonbon, des crabes rouges d’un côté et bleus de l’autre, une multitude d’iguanes marins ou terrestres de belle taille, des oiseaux de toutes sortes dont les célèbres pinsons de Darwin, les adorables fous à pattes bleues, les fous masqués, les mouettes de lave avec leurs yeux joliment cerclés de rouge, les élégants oiseaux tropicaux avec leur longue queue blanche et leurs becs rouges, des albatros en pleine parade nuptiale, les frégates au jabot rouge vif et les pélicans sympathiques qui suivaient le bateau. Et j’allais oublier l’oiseau moqueur qui venait boire dans le creux de notre main ! Côté sous-marin, nous avons pu entrevoir une baleine au loin, quelques tortues vertes sortant la tête de l’eau entre deux vagues, des inquiétants bancs de raies noires ou pastenagues frôlant nos pieds. Enfin, pour ceux d’entre nous qui se sont adonnés au snorkeling (plongée avec masque et tuba), les hauts fonds arboraient quelques beaux coraux, étoiles de mer fluorescentes, une myriade de poissons multicolores, et quelques requins-marteau ayant suffisamment à manger pour ne pas avoir la mauvaise idée de s’attaquer aux nageurs.

    Bien entendu, les appareils photos n’ont pas chômé, et nous espérons bien vous ramener de belles images. Pour nous, elles sont déjà gravées définitivement dans notre tête…


    L’avenue des volcans

    “Quitte à quitter Quito, quittons Quito par le bus, quitte à s’acquitter d’un ticket. C’est équitable, non ? Et qui t’es toi pour tiquer ? “ (dictée du 1er novembre : vous voyez bien que l’on fait travailler les enfants…)

    Ni la capitale, ni les Iles Galápagos n’étant représentatifs de l’Équateur, nous avons hâte de découvrir enfin ce pays. Nous avons décidé de le parcourir du nord au sud, par la sierra centrale (hauts plateaux andins) car les zones côtières à l’ouest sont très embrumées à cette époque de l’année tout en étant dangereuses par endroits, tandis que la forêt amazonienne à l’est est peu pénétrable. Le paysage se révèle d’emblée superbe, avec des zones vallonnées au centre, où l’on cultive avec peu de moyens toutes sortes de céréales, fruits et légumes dans des champs bordés de haies de cactus, et des reliefs montagneux en périphérie faits de montagnes abruptes et de volcans dont les plus élevés sont enneigés (Chimborazo : 6310m, Cotopaxi : 5897m). Une trentaine de volcans sont actifs, tel le Tungurahua qui émet actuellement de grosses volutes de fumée juste au-dessus de nos têtes. Il est d’ailleurs en alerte rouge depuis 1999, détruisant cette année-là une partie de la ville. Mais les habitants ont l’air assez sereins, alors nous aussi… D’autres volcans ont fait leur temps, comme le Quilotoa, dont nous avons visité la superbe lagune vert émeraude.


    Les villes restent les villes, avec leurs cubes de béton (cf. Quito), mais la population dans le cœur du pays est plus authentique, le meilleur témoin étant sans doute le taux de portage de l’élégant petit chapeau équatorien : 75% ici contre 5% à Quito. L’habitat en campagne est différent, avec des maisons en briques au toit pentu, ou bien des maisons dont le toit et les murs sont d’un seul tenant et habillés de chaume. La peau violacée et pelée des joues des autochtones témoigne de la rudesse de la vie et du climat. Le port du chapeau atteint ici 95%, y compris chez les enfants. Dans l’ensemble, les gens communiquent assez facilement.


    La Toussaint et la fête des morts

    La fête des morts est très populaire pour cette population chrétienne fortement pratiquante. Les cimetières où les caveaux sont placés tout en hauteur sont richement décorés à cette occasion. Les gens laissent trace de leur passage en agrafant une carte de visite sur un ruban accroché à la plaque funéraire, et il y en a souvent plusieurs dizaines. À noter aussi que l’on vend glaces et boissons à l’intérieur même du cimetière ! Parmi celles-ci, nous avons pu goûter à une préparation qui ne se consomme qu’à cette période de l’année : la colada morada, une délicieuse boisson chaude à base de fruits rouges (fraises, mures, myrtilles…) et de farine de maïs, accompagnée d’un petit pain au lait en forme de bonhomme.


    Baños

    C’est une agréable ville thermale qui nous amène une pensée émue pour nos collègues restés au travail. Nous nous baignons chaque matin dans une belle eau aussi chaude que jaune, “bouillante” d’après Achille pour le bassin à 54 degrés. Nous flânons dans les rues couvertes chaque jour d’un nouveau voile de cendres. Nous visitons la cathédrale et son prieuré construits en pierres volcaniques. Nous observons les pâtissiers étirer devant leur boutique des bandes de melcocha, une mélasse de canne à sucre transformée ensuite en bonbons colorés. La ville est entourée de montagnes abruptes, reliées l’une à l’autre par des tarabitas, nacelles suspendues à un filin tracté par un moteur de camion, que nous avons bien sur essayées : sensations fortes garanties. Nous allons essayer ce soir d’aller voir le volcan Tungurahua en activité, mais cela dépend du temps, assez couvert aujourd´hui. Nous vous en dirons plus la prochaine fois…

    À bientôt !


    Courriel du 11/11/2003

    Le volcan Tungurahua, suite et fin

    Nous nous présentons vers 20h30 à l’agence qui organise le tour, un peu inquiets car le ciel commence à se couvrir et qu’il s’agit de notre dernière chance puisque nous quittons la ville demain. Heureusement, on nous dit que c’est bon et nous partons derechef en 4×4 à l’assaut de la montagne située juste en face du volcan. L’ascension de celui-ci est interdite, et nous comprendrons peu après pourquoi. La montée se fait d’abord dans la brume, puis nous émergeons des nuages pour découvrir la masse sombre du volcan (plus de 5400m d’altitude) surmontée d’une colonne de fumée encore plus sombre.

    « Fuego ! Fuego ! » dit brutalement le chauffeur pointant le doigt vers la fumée tout en se rapprochant dangereusement du ravin. Mais nous avons beau scruter dans la direction indiquée, nous ne voyons rien.

    « Fuego ! Fuego ! » dit-il encore une minute plus tard. En y mettant de la bonne volonté, nous trouvons effectivement que la base de la fumée présente vaguement quelques reflets rosâtres. Au bout de dix minutes de ce petit jeu, Claudie remonte déçue dans la voiture avec Mélusine et Achille qui ont froid, tandis que je me refuse encore à croire à l’arnaque. Le chauffeur vient alors nous soutenir le moral en nous offrant une petite tisane bien chaude allongée d’un peu de rhum et en nous racontant l’éruption de 1999 où la ville se réveillait chaque matin avec une couche de 25cm de cendres. Soudain, et je jure que le rhum n’y était pour rien, nous apercevons une gerbe rouge vif au-dessus du cratère, puis plusieurs autres, et nous suivons les yeux écarquillés la lave qui s’écoule rapidement sur les flancs du volcan, jusqu’à en couvrir un bon quart. Un grondement suit de peu, sourd et prolongé, impressionnant. Nous verrons ainsi plusieurs émissions pyroclastiques et écouterons le tonnerre qui les accompagne. Le guide nous explique que la lave recouvrirait tout en moins d’un quart d’heure si la colère du volcan s’accentuait… Du coup, au moment de redescendre en ville, plus personne n’est rassuré ! Mais, puisque vous lisez ces lignes, c’est que nous en avons réchappé…

    NB : Ni les photos du volcan ni les schémas des coulées historiques ci-dessus ne sont de nous : En 2003, nous ne voyagions qu’avec un petit appareil photo argentique compact incapable de réaliser de tels clichés. Mais les photos sont assez proches de ce que nous avons observé.


    Le petit train de Riobamba au « Nez du Diable »

    Son originalité tient principalement à la possibilité de voyager sur le toit, ce qui est d’autant plus intéressant que les paysages traversés sont fabuleux, avec des pampas arides comme des vallées fertiles encadrées par des montagnes gigantesques à 4 ou 5000 m d’altitude, et que le train circule sans parapet au bord de précipices vertigineux. Comme on dit, il n’y a qu’à bien se tenir ! Le trajet se termine sur une descente impressionnante (plus de 2000m perdus en quelques kilomètres seulement) en zigzag sur les flancs d’un gros rocher en forme de nez. L’appellation vient des pertes humaines importantes enregistrées lors de la phase de construction. L’arrivée se fait en plein centre-ville, les rails occupant le milieu d’une rue et les bâtiments de la gare s’insérant simplement entre deux maisons.


    Scènes de rue à Cuenca

    Troisième ville de l’Équateur, Cuenca est probablement la plus belle. Elle est d’ailleurs classée au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Peut-être plus épargnée que les autres cités par les tremblements de terre, elle a gardé un caractère colonial très marqué, avec des façades ouvragées aux balcons somptueux en fer forgé, des avant-toits peints et souvent sculptés, le tout avec de beaux mélanges pastel qui donnent un ensemble assez harmonieux.

    Le rythme de vie y semble un peu plus lent qu’ailleurs, et nous avons eu l’occasion de bien l’observer. D’abord, le symbole de l’Amérique du Sud, l’homme au sombrero qui somnole sur le pas de sa porte : il est bien là, à chaque coin de rue. D’autres autochtones dorment par terre ou mendient, ce qui dérange nos enfants. Les vendeurs de tout et n’importe quoi abondent sur les trottoirs, dans les bus, dans les jardins publics, et même dans les allées étroites et déjà encombrées des marchés, ce qui n’arrange rien. Ils ne sont néanmoins jamais envahissants, et puis il y a des côtés pratiques. Ainsi, si l’on a subitement l’envie de connaître son poids, il se trouve toujours quelqu’un avec un pèse-personne à deux pas de chez soi. Un problème malgré tout, c’est que beaucoup de ces vendeurs sont des enfants. Le taux de scolarisation est très bas en Équateur (30% je crois). C’est désolant, mais nous n’y pouvons pas grand-chose.

    La ville de Cuenca est tellement agréable que nous explorerons ses rues à maintes reprises, juste pour le plaisir de flâner. Elle est aussi un haut lieu culturel de l’Équateur qui a engendré beaucoup d’artistes et qui comporte pas mal de visites dignes d’intérêt. Une mention particulière pour le musée de squelettologie qui, outre des informations utiles pour comprendre comment s’adapte le squelette en fonction de l’environnement et du mode de vie des espèces, donne moult détails sur les circonstances de décès de certains des « animaux » exposés, comme l’éléphanteau mort au cours d’une représentation d’un cirque de passage dans la ville, ou l’oiseau ayant succombé à une crise cardiaque… Nous visiterons aussi une fabrique de « Panamas », dont chacun de vous sait que ces chapeaux sont originaires …d’Équateur, non ?


    Et ça mange quoi un équatorien ?

    Pas de difficulté pour se nourrir ici, on trouve à manger de tout, à toute heure et à tous les prix, un peu comme en Asie. Par contre, si la variété est abondante, la qualité de la cuisine laisse souvent à désirer, à moins peut-être de se cantonner aux grands restaurants, ce que notre budget ne permet pas. Le riz, le maïs, les haricots rouges, les pommes de terre et le poulet constituent la base de l’alimentation. On trouve un peu partout des « menus du jour », peu différents du matin au soir, comportant une soupe, un plat de résistance et une boisson pour la modique somme d’un euro, avec des quantités gargantuesques qui permettent de nourrir au moins deux personnes (européennes, pas américaines, c’est dingue ce qu’ils peuvent engloutir). Alors, inutile de dire que l’on ne se ruine pas pour manger. Par contre, on n’a rien sans rien, il faut à ce prix là supporter la télé braillarde qui semble quasi incontournable…

    A côté de ces plats de base, nous goûtons le plus souvent possible à des spécialités plus typiques, un peu moins grossièrement cuisinées, mais toujours avec les mêmes ingrédients essentiels. Nous avons découvert de nouveaux fruits exotiques dont nous ignorons encore le nom. Nous avons testé l’Inka-Cola, qui supplante presque au Pérou la boisson américaine à l’acide phosphorique, mais qui n’a rien à voir : couleur jaune fluo et goût prononcé de médicament. Nous avons osé la « chicha », boisson à base de yucca salivé par de vieilles indiennes pour en déclencher la fermentation. Enfin, nous avons préféré éviter, pour des raisons sentimentales, le cochon d’Inde rôti, fort apprécié ici le dimanche…


    Dernier trajet en Équateur

    Nous avons rejoint en bus la ville de Loja, sa jolie porte en forme de château et son parc d’attraction. Ici, les mini-monuments du monde et le petit zoo avec ses nandus (sortes d’autruches) ont fait le bonheur des enfants. Nous franchirons demain la frontière péruvienne. Très bientôt, nous ne pourrons plus employer l’expression « Ce n’est pas le Pérou ! »

    À bientôt au Pérou !

  • 42. Le blog est de retour

    Plébiscite

    Suite à ma dernière publication, j’ai eu l’heureuse surprise de recevoir de nombreux témoignages de sympathie et/ou de vifs encouragements, J’ai découvert plus de lecteurs que je ne l’imaginais, que chacun lisait à sa façon, de temps en temps ou au contraire guettant la moindre sortie, que d’autres lisaient en famille, que d’autres encore préféraient la version simplifiée sur Instagram. Bref j’ai un peu découvert mes lecteurs, plus nombreux que ce que j’imaginais, tout cela m’incitant naturellement à poursuivre ce blog. Merci du fond du cœur à tous les répondants, et merci aux autres lecteurs de me lire tout simplement. Ces retours m’ont permis de mettre au jour quelques problèmes techniques, comme l’impossibilité de lancer le quiz ou la difficulté à charger les images par exemple. Cela va m’inciter à modifier mes choix et je vous encourage vivement à remonter d’éventuels dysfonctionnements via le formulaire de contact, afin que j’y apporte dans la mesure du possible les corrections nécessaires. Donc l’aventure continue ! 😊😊😊


    Légende à deviner 1

    Je rappelle que nous venons d’arriver en République Tchèque, et cela a attisé inévitablement mon esprit malicieux. A vous de retrouver la légende qui correspond à chaque photo. La solution est inscrite à l’envers pour que vous ne trouviez pas trop vite…

    Euqèhct tenrac nu

    Olomouc et son horloge astronomique

    Cette ville serait d’après notre guide la deuxième plus belle de République Tchèque après Prague. Un autre guide la classe première. Cette rivalité méritait que l’on s’y arrête, même en l’absence de toute possibilité de trancher puiqu’il s’agit de notre première ville-étape dans le pays. Effectivement les façades baroques et renaissance aux tons pastel alternent le long des rues pavées, les places sont parsemées de fontaines et de petits restaurants qu’on imagine très actifs à la belle saison. Peu de monde dehors en ce moment, surtout avec la froide grisaille ambiante, mais le grand marché de Noël en cours d’installation va bientôt changer la donne. La cathédrale s’enorgueillit d’avoir reçu à la fois Jean-Paul II et Mère Teresa, tandis que le château est fier d’avoir hébergé le jeune Mozart pendant qu’il composait à 11 ans sa 6ème symphonie en fa majeur tout en cicatrisant de sa petite vérole. Mais le clou du spectacle à Olomouc, c’est la magnifique horloge astronomique intégrée dans un mur de la mairie. Datant du début du XVème siècle, elle a dû être reconstruite à plusieurs reprises, le style dit « réaliste soviétique » actuel datant des années 1950. Entourée d’une mosaïque très propagandiste dédiée aux joies du labeur en toutes saisons, l’horloge assure tel un couteau suisse de multiples fonctions. Elle donne ainsi les minutes, les heures sur 12 ou 24 heures, les jours de la semaine et du mois, l’année, la saison, le signe du zodiaque en cours, la phase de la lune, la position des planètes du système solaire et même une carte du ciel actualisée. En plus, tous les jours à midi se déclenche une animation ou 12 ouvriers tournent autour d’un axe. Les russes n’aimaient pas les apôtres initialement installés par l’auteur…


    Restaurace

    Malgré son petit air d’imparfait du subjonctif, ce terme désigne tout simplement un restaurant et reste plus facile à identifier qu’un « kavarna » (café) ou un « hostinec » (auberge). Donc nous avons testé un « restaurace ». Accueil sympathique, menu traduit partiellement en anglais, nous avons pu tester quelques spécialités locales : en entrée une soupe traditionnelle avec bouillon de volaille et petits morceaux d’oie enveloppés dans des feuilles de chou. En plat un rôti de bœuf à la crème servi avec des airelles et des « knedliky » (tranches d’une préparation faite de farine, d’œufs, de levure, de pain rassis et de pommes de terre). En dessert un gâteau à la citrouille et aux noix accompagné de nougatine. En boisson ce fut obligatoirement une bière : les Tchèques en sont les premiers consommateurs au monde avec 150 litres par an. Pour finir un café, servi comme souvent ici avec un petit verre de lait et un petit verre d’eau. L’addition était plutôt douce, 25 euros pour deux pour un menu 2 plats, boissons et cafés compris. Dans les rues, on trouve fréquemment des échoppes vendant des « trdelnik », pâtisseries cylindriques faites de boudins de pâte à la cannelle enroulés autour d’un axe en bois ou en métal puis cuits sur le gaz ou plus traditionnellement au feu de bois après avoir été enrobés de sucre et de noisettes concassées. Après, l’intérieur du cylindre peut être garni de tout ce que vous voulez. Ce n’est qu’une fois la bouche pleine que vous arriverez peut-être à prononcer son nom.


    Légende à deviner 2

    Euqnab ed euqèhct enu

    Le client est roi

    Saviez-vous que ce slogan a pour auteur Tomas Bata, le créateur de la célèbre marque de chaussures ? Nous l’avons découvert en visitant son usine à Zlin. La philosophie Bata était d’allier la productivité au bonheur social, pays de l’Est oblige. Lorsqu’à New York on trouve une banque Trump, une tour Trump, un golf Trump, des yachts et hôtels de luxe Trump et j’en passe, cela se traduira à Zlin par un hôpital Bata, des jardins Bata, des écoles Bata, des stades Bata, etc. Tomas Bata a tout de même eu la faiblesse de s’offrir un avion. Bien mal lui en a pris car il s’est crashé avec. Vu sa célébrité, il a dû être enterré en grandes pompes…



    Ferme la porte, il fait froid dehors !

    Cette phrase fréquemment prononcée à l’approche de l’hiver a un certain côté illogique : même si cette fichue porte est bien fermée, il fera toujours aussi froid dehors. On comprend que c’est à l’intérieur que ça s’arrange ensuite, mais pas toujours. Tenez, dans Roberto, c’est suite à l’ouverture puis la fermeture d’une porte qu’il s’est mis à faire froid à l’intérieur. Après une journée comme une autre, nous nous garons ce jour-là à la tombée de la nuit et allumons notre chauffage. Je rappelle qu’il s’agit d’un chauffage fonctionnant au gasoil prélevé sur le réservoir du véhicule. La ventilation démarre puis s’arrête quelques minutes après. L’écran de commande affiche un code qui, d’après le manuel signifie « absence d’arrivée de gaz ou véhicule garé trop en pente ». Nous sommes certes en discrète pente vers l’avant, mais nous avons déjà expérimenté un chauffage normal avec une pente plus forte, et à priori le chauffage au diesel ne serait pas sensible à la pente contrairement à celui au gaz. Notre réservoir est au premier quart, ce qui normalement est largement suffisant pour que le chauffage fonctionne. Dans la version « diesel » de notre chauffage, celle que nous possédons donc, le code n’est pas répertorié… Le plus proche est « niveau de gasoil insuffisant ». Nous nous disons qu’avec la pente, la crépine de prélèvement n’est peut-être pas du bon côté du réservoir et que du coup le carburant n’arrive plus. Dans le doute, nous repartons faire le plein à un kilomètre de là et trouvons un stationnement à plat. Malheureusement, la procédure de réamorçage décrite dans le manuel ne fonctionne pas et nous devons convenir, après vérification visuelle de tous les branchements, que notre chauffage est en panne. Trop tard pour trouver un dépanneur, et de toutes façons, le plus proche est à 100 km de là. Avec 4°C dehors, nous nous préparons à passer une nuit un rien frisquette. Il ne faisait que 9° C le matin au réveil, mais notre équipement antifroid a bien joué son rôle. Avant de reprendre la route vers le réparateur tout en shuntant l’étape du jour, je revérifie le manuel et me demande soudain si nous n’aurions pas enclenché par erreur l’interrupteur du kit d’altitude (prévu pour l’utilisation du chauffage au-delà de 1500m quand l’oxygène est plus rare). Je ne crois pas à postériori que dans cette position le chauffage aurait refusé de s’allumer, mais par contre cela m’a permis de constater que l’interrupteur était en position médiane, pile entre la position normale et celle du kit altitude. Aucun contact ne se faisait donc, ce qui bloquait tout allumage. Du bout de l’index, je pousse l’interrupteur d’à peine un millimètre et relance le chauffage. Ô miracle, tout repart comme en 40 ! Mais pourquoi cet interrupteur avait-il pris cette position ? Parce que dans l’après-midi, lors d’un virage très serré, la porte de la salle de bains s’était ouverte brutalement, finissant sa course dessus. Nous avons eu beau la refermer, il a fait presque aussi froid dedans que dehors.


    Légende à deviner 3

    Siob ne euqèhct nu

    Slavkov u Brna

    Ce nom ne doit pas vous dire grand-chose. Et pourtant cette étrange mise en scène dans une entreprise de travaux publics et ce personnage familier au milieu du rond-point devraient vous mettre sur la piste. Slavkov n’est en fait que le nom tchèque de la ville d’Austerlitz, proche du site de la bataille du même nom, celle dite des 3 empereurs, où Napoléon battit brillamment la coalition Autriche-Russie pourtant en supériorité numérique. Au prix tout de même de 15 000 morts rien que du côté français. La colline est celle d’où il a dirigé la bataille. Le monument dit de la paix est dédié aux victimes des 3 pays. Une expo multimédia est juste à côté, décrivant de façon très démonstrative les différentes phases stratégiques de la bataille et ses enjeux. On vous aurait bien montré tout ça, mais les photos et vidéos étaient interdites. Vous n’aurez qu’à venir voir par vous-même !


    Drôle d’oiseau

    Cet oiseau étrange cache à la fois une voiture de collection mais aussi en arrière-plan les flèches élancées de la cathédrale Ste Barbe de la ville de Kutnà Hora, à 60 km à l’Est de Prague. Tout ravit l’œil du visiteur et celui de l’appareil photo : la nef haute de 33m dont la voûte est couverte de blasons, les vitraux peints directement sur le verre, les fresques dont certaines remontent au XVème siècle, les bancs finement sculptés et l’orgue aux 4000 tuyaux que de façon inhabituelle on peut observer par le dessus et l’arrière. Jésus lui-même, assis par terre l’air songeur, n’en revient pas. La ville elle-même a son cachet avec ses ruelles tortueuses et son passé prospère lié à l’exploitation d’une mine d’argent. Une dernière curiosité et pas des moindres, on trouve à Sedlec, en bordure de Kutnà Hora, une étonnante chapelle dite de Tous-les-Saints entièrement « meublée » d’ossements humains. Oui je dis bien « meublée » car on trouve ici des lustres, des cadres, des autels, des inscriptions murales, etc. 40 000 squelettes ont servi à cette décoration étrange, grâce à une épidémie de peste et au réaménagement du cimetière de la chapelle. Ikea humanum est.




    Légende à deviner 4

    Tniop-euqèhct nu (c’est l’entrée de notre camping à Prague)

    Résumé prague-matique

    L’exercice est délicat de raconter deux journées de visite d’une capitale en quelques photos. Je me contenterai de légender quelques unes de nos préférences :










    L’or de Bohème

    C’est le nom donné à la première bière digne de ce nom fabriquée à Plzen en Tchéquie en 1842. Avant, des brasseurs improvisés fabriquaient des breuvages très moyens. Réalisant qu’ils avaient touché le fond en matière de brassage, ils décidèrent de s’unir, d’embaucher un maître brasseur et de construire un établissement digne de ce nom près d’une source d’eau douce de qualité et de caves en grès. Le maître brasseur affina le processus de fermentation froide, et mit au point la première bière blonde et transparente au monde qui eut un tel succès que les brunes comptèrent pour des prunes. Aujourd’hui, l’usine est toujours en activité et se visite. Dans une bonne odeur de malt et de houblon, on passe entre les chaudières en cuivre et les cuves de fermentation ouvertes, puis on entre dans les souterrains où la seconde fermentation se poursuit dans les tonneaux de chêne. 23 km de galeries tout de même ! La visite se termine naturellement (sans ça on n’y serait pas allés 😉) par la dégustation directement au tonneau. Un délice !


    Légende à deviner 5

    Cnalb ne euqèhct nu

    Marienbad ou mes illusions perdues

    Je voulais visiter cette ville, d’abord parce que c’était une station thermale, mais aussi parce qu’elle évoquait en moi le romantisme d’un film d’Alain Resnais, L’année dernière à Marienbad. Sauf que ce film fut tourné en Bavière. L’histoire c’est celle d’un homme qui rencontre une femme dans un palace et essaie de la persuader qu’ils se sont rencontrés l’année passée à Fredrikstad (c’est en Pologne). Elle dit non mais il insiste : « Alors c’était peut-être à Marienbad ou Karlsbad ». Le titre vient juste de là, parce que le nom sonnait bien… Bon, il reste que c’est une station thermale en activité, avec de jolis parcs bordés de bâtiments rétro et plusieurs sources à goûter à l’aide d’une petite tasse en porcelaine à long bec appelée « kalisec ». L’eau est fraîche et pétillante. Ça repose de la bière !


    La même en mieux

    karlovy vary, république tchèque

    Karlovy Vary est la grande sœur de Marienbad, à moins de 100 km au nord de celle-ci. On y retrouve le charme de ces villes d’eaux ayant connu leur essor au XIXème siècle, avec des alignements de grands hôtels autour de parcs verdoyants, des bâtiments dédiés à l’exploitation et à la mise en valeur des sources comme ces magnifiques colonnades métalliques à la manière de Gustave Eiffel. Mais là où le charme de Marienbad reposait sur un aspect désuet et tranquille, celui de Karlovy Vary est dominé par l’exubérance et l’opulence. La ville est d’abord plus grande, alignant de façon spectaculaire plusieurs centaines d’hôtels aux façades très travaillées sur plusieurs niveaux autour de la rivière centrale. Les sources sont à la fois plus nombreuses et plus expressives, crachotant et fumant dans la rue. Les établissements de remise en forme sont évidemment légion. Les boutiques et les restaurants se sont tournés vers le grand luxe. Nous avons doublé notre collection de kalisecs (traduire : nous en avons acheté un autre) pour goûter à différentes sources, plutôt chaudes, ferrugineuses et soufrées ici. La température la plus élevée est de 73°C. La dégustation de l’eau s’accompagne typiquement ici de celle d’oplatky, petites gaufrettes en forme de disque et, lorsque le foie est bien reposé d’une liqueur locale dénommée Becherovka. Au fait, si vous voulez voir les sources crachoter et fumer en vidéo avec le son et tout et tout, allez jeter un oeil sur le compte Instagram de Roberto @en_route_avec_roberto


    Légende à deviner 6

    https://www.youtube.com/watch?v=uxCfxh1djhM

    Celle-là je l’adore, la solution est dans le titre…


    Tchéquie, c’est fini !

    Nous aurons passé une dizaine de jours dans ce pays intéressant à plus d’un titre. Le parcours est résumé ci-dessous. Nous avons franchi la frontière vers l’Allemagne que nous nous contenterons de traverser en quelques jours. Avec quelques stops tout de même. A bientôt !

    P.S. En route avec Roberto dispose désormais d’un compte Instagram auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien ou sur le bouton en fin d’article. Les publications y sont plus fréquentes mais avec un nombre et un format de photos restreints, tandis que les textes sont plus concis. Pas de panique si vous n’avez pas ou n’aimez pas Instagram, les photos et commentaires finiront tôt ou tard sur ce blog, l’inverse n’étant pas toujours vrai.

    Parcours en République Tchèque

  • 39. La Lituanie à tous les temps

    Juste à temps !

    Aussitôt la frontière franchie, les portes de la Lettonie se sont refermées derrière nous, le pays venant d’annoncer un nouveau confinement de 3 semaines en raison d’une explosion du nombre de cas de covid. L’incidence atteignait en effet ce jour-là les 1180 cas par million d’habitants (contre 80 pour la France), ce qui constituait le record mondial du jour. Nous nous en tirons fort bien mais restons inquiets pour la suite devant ce réveil de la pandémie en Europe centrale : la Lituanie et la Pologne connaissent également une forte augmentation de l’incidence de la maladie et pourraient bien refermer leurs portes du jour au lendemain. Ce qui serait un problème dans le cas de la Pologne, car c’est le seul pays qui nous permet de rejoindre l’Europe de l’ouest par voie terrestre. Nous pourrions toutefois gagner l’Allemagne en ferry dans le pire des cas.


    Un temps en arrière

    Salle de bains de la Duchesse de Courlande (Château de Rundale – Lettonie)

    Un courrier de lecteur nous est parvenu. La parution dans l’article précédent d’une photo dans le Château de Rundale, montrant la salle de bains de la Duchesse de Courlande, a en effet attisé la curiosité de Raymond, un de nos lecteurs fidèles, camping-cariste de surcroît, qui pose la question suivante : « Les toilettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ? ». Nous ne pouvons que répondre par l’affirmative : « Oui, archi-sèches ! ». N’hésitez-pas vous aussi à poser des questions aussi pertinentes.


    A la croisée des temps

    La Colline des Croix – Siauliai – Lituanie

    Nous avons abordé la Lituanie par un site incontournable, la Colline des Croix, au nord de la ville de Siauliai. Cette colline fortifiée était déjà un lieu de culte au XIVème siècle et les Lituaniens venaient y déposer des croix, des crucifix, des effigies de la Vierge Marie et des rosaires. Les envahisseurs successifs du pays, à commencer par les Russes en 1795 ont interdit toute forme d’expression de la religion et détruit les lieux à plusieurs reprises. Mais les Lituaniens, prenant cela comme une forme de résistance ont continué, parfois au péril de leur vie, à en déposer. Et plus les bulldozers passaient, plus le lieu devenait important et plus les Lituaniens apportaient de croix. Aujourd’hui, leur nombre dépasserait les cent mille, autant dire l’ambiance qui règne lorsque l’on s’approche puis que l’on s’immerge dans ce lieu magique.


    Des chats tant et tant

    A peine une heure plus tard, nous changions complètement de registre, incapables de résister à l’affiche annonçant un musée du chat. Établi depuis une trentaine d’année, ce musée a largement eu le temps d’étoffer sa collection et de décliner le thème presque à l’infini. Comme au cours de nos dernières visites, mais là c’était un comble, il n’y avait pas un chat. C’est-à-dire pas d’humains, appelons un chat un chat. Mais par contre des chats il y en avait plein, aussi bien des représentations sur les murs, les plafonds et dans les vitrines que de vrais chats qui allaient d’une pièce à l’autre, venaient se frotter contre nos jambes, cherchaient à se faire caresser ou faisaient la sieste confortablement installés sur des coussins. Ceux-là, connaissant le proverbe, nous avons fait bien attention de ne pas les réveiller. A un moment dans une vitrine garnie de chats en céramique, nous avons repéré une souris (de la même matière). Que faisait-elle ici ? Vous donnez votre langue au chat ? Eh bien elle a été donnée par le musée de la souris… Bon je sais, pas de quoi fouetter un chat. En fin de visite, j’ai un peu les yeux qui piquent et vous devinez quoi dans la gorge, une allergie peut-être qui me donne en effet l’idée de partir. Mais la personne de l’accueil nous fait sortir par une autre porte qui mène elle à une sorte de zoo en appartement accueillant une vingtaine d’espèces diverses. D’abord quelques oiseaux exotiques, certains très sociaux comme ces touchants perroquets faits l’un pour l’autre partageant la même volière, d’autres à l’inverse installés séparément car s’entendant comme chien et chat, s’échangeant même des noms d’oiseaux. Ensuite quelques reptiles dont un iguane d’un mètre de long, quelques insectes dont des phasmes se dissimulant dans une sorte d’herbe-à-chat. Enfin une floppée de petits rongeurs dont de gentils chinchillas et de bons rats (à bon chat…). Tout cela nous a été présenté en visite guidée VIP par un jeune homme sympathique. Une belle surprise. Nous avons fini par retrouver Roberto en suivant les empreintes de chats dessinées sur le sol, heureux de ce guidage car la nuit commençait à tomber. Mieux valait en profiter avant car comme vous le savez, la nuit ils sont tous gris.






    Au temps de la Guerre froide

    Portes ouvertes à la base de lancement de missiles nucléaires (Plafellai)

    Grâce au traité de non-prolifération des armes nucléaires signé par 191 pays en 1970, les bases de lancement de missiles ont été démantelées petit à petit, les cinq bases Russes installées en Lituanie comme les autres. C’est l’une d’entre elles que nous avons visitée. Un lieu étonnant et rarement exposé au public, laissé dans son état naturel afin que l’on s’imagine bien l’ambiance de l’époque. Tout est bien sûr en souterrain, le grand bâtiment technique de 2 étages comme les 4 silos de 30 mètres de profondeur ayant hébergés des missiles munis de têtes nucléaires. Des mannequins rappellent les équipes qui se relayaient jour et nuit pour pouvoir en 48 minutes lancer un missile à l’autre bout du monde dès que l’ordre en serait parvenu. Heureusement, cela n’est jamais arrivé, même si la guerre froide a bien eu lieu.





    Heureusement, même si cette installation a joué un rôle stratégique lors de la Guerre Froide, aucun missile n’en a jamais été lancé !


    Les sculptures de l’étang

    De premier abord, ces quelques scupltures au bord de l’eau ne payaient pas de mine, mais …

    Le Jardin Orvydas, près de la ville de Salantai, héberge une multitude de sculptures en pierre ou en bois réalisées par un maçon et son fils (Orvydas est leur nom de famille) à partir des années 1920. Initialement destinées au cimetière de la ville, elles furent cachées dans la ferme de leurs créateurs pour échapper à la furie destructrice vis-à-vis des objets religieux des occupants soviétiques dans les années 60. Aujourd’hui la famille peut bien sûr exposer librement ces œuvres dans une sorte de grand jardin agrémenté de quelques pièces d’eau. Le truc, c’est que tout est disposé un peu n’importe comment, dans une nature qui reprend peu à peu ses droits et que cela donne un charme fou. Le mélange sculptures, assemblage de pierres, troncs d’arbres moussus et lianes pendantes nous a beaucoup rappelé Angkor Wat. Un lieu surréaliste et intemporel que nous avons adoré.






    Quand le taon s’est figé

    C’était il y a 50 millions d’années. A cause du réchauffement climatique d’alors (et on veut nous faire croire que c’est tout nouveau !) la résine qui dégoulinait des sapins de Scandinavie a été emportée au large par la mer Baltique qui montait et s’est déposée au fond. Personne ne venant la récupérer, elle a fini par se fossiliser et venir s’échouer sur les plages de la côte ouest de la région allant de l’actuelle Lituanie à l’actuelle Pologne. Les hommes préhistoriques ont ramassé ces cailloux bizarres et ont trouvé que ça ferait de jolis cadeaux pas chers pour leurs femmes préhistoriques qui adoraient les petites bestioles piégées dedans. Le problème est qu’elles en voulaient toujours plus et qu’il a fallu pour les satisfaire aller en chercher davantage directement au fond de la mer. C’est à ce moment que l’exploitation de l’ambre a commencé. Nous avons appris tout ça ou presque au musée de l’ambre de Palanga. Grâce à eux, nous sommes moins bêtes et savons maintenant que, contrairement à ce qu’affirme L’Oréal, l’ambre ne vient pas du soleil.





    Le temps d’une pause

    Palanga est aussi une station balnéaire déjà très prisée à l’époque soviétique et dont la tradition a été reprise sans état d’âme par les Lituaniens. Une grande rue perpendiculaire à la plage héberge moult restaurants, boîtes de nuit, attractions foraines (avec autos-tamponneuses et autres tirs aux ballons de baudruche) et magasins de souvenirs, bref tout ce qui propage le covid. Heureusement qu’il y a la bière pour tuer les microbes. Les locaux en boivent 160 litres par an tout de même. Nous sommes allés au tester le breuvage national et la cuisine locale au restaurant, avant de nous dégourdir les jambes jusqu’au bout de la jetée qui s’avance dans la mer, au milieu des kite-surfers. Vivifiant.



    Mesurer le temps

    C’est en arrivant dans la ville suivante, Klaipedia, que nous nous sommes précipités avant sa fermeture dans le musée de l’horlogerie. Nous avions déjà abordé ce thème à Cluses en Haute-Savoie, où l’accent était plutôt porté sur la technologie, ce qui semblait normal dans la vallée du décolletage idéale pour trouver toutes les machines-outils et les pièces nécessaires. Ici l’histoire de la mesure du temps et l’aspect artistique sont davantage pris en compte que la technique elle-même, et c’était tout à fait intéressant. Vous trouverez les informations nécessaires en commentaires des photos





    Un port tant important

    Car il fut la raison d’être de la ville dès le XVème siècle alors qu’elle appartenait à la Prusse. Idéalement située au bord de la Mer Baltique, Klaipédia a assuré les fonctions de port de commerce, de construction navale, de point de traversée pour l’isthme de Courlande la reliant à la Russie et de base stratégique pour les sous-marins nazis. Les trois premières fonctions sont encore assurées aujourd’hui. On ne sait pas si le « fantôme noir » que l’on voit sortir de l’eau sa lanterne à la main est là pour rappeler la dernière


    Ces sculptures que les Lituaniens aiment tant

    C’est une véritable passion. Qu’elles soient de bois ou de pierre, on en voit partout en campagne comme en ville. Klaipėda ne déroge pas à la règle et en héberge un certain nombre. Plus d’une centaine dans ce parc du centre-ville, la plupart identifiées par un nom qui ne nous a pas convaincus et que je me suis autorisé à rebaptiser ci-dessous. Et quelques autres ça et là dans les rues, comme cet homme aux airs de KGB qui guette sa proie ou cette femme devant la gare avec son petit garçon et sa valise, offerte au pays par les Allemands en souvenir de la douleur des familles germaniques qui ont dû quitter le pays lorsqu’il a été rendu à la Lituanie. Étonnant que l’œuvre soit encore debout vu ce qu’on subi les Lituaniens pendant l’occupation nazie

    Qui veut la baballe ?

    Un grand pas pour la femme, un petit pas pour l’humanité

    La princesse Léïa de Milo
    Zz*$uh&igt xù§km tout le monde !

    Quand je veux courir plus vite j’enlève l’enclume

    La Vénus de Milo enlève le bas
    Ze veux pas Zansen, ze veux Fizer!

    Le premier qui rigole je lui en donne aussi du Propecia

    La Vénus de Milo juste avant l’accident


    La plus belle ville, je t’en fiche !

    C’est le guide qui le dit : « Compacte et pavée, la vieille ville (de Kédainiai) est une des plus jolies du pays ».  « Compacte », ok, cette vieille ville ne doit guère dépasser le kilomètre carré. « Pavée », si on veut, mais je dirais plutôt « cailloutée », car les galets de tailles variables disposés sur le sol à des profondeurs irrégulières et sur lesquels il est difficile de marcher sans se tordre les chevilles n’ont rien des pavés bien taillés qui enjolivent les rues moyenâgeuses. Quant à « jolies », à part de rares maisons originales bien que pas trop entretenues, ce centre de la vieille ville comporte surtout des édifices sans charme quand ils ne sont pas à moitié en ruines. Allez, mettons tout de même en valeur quelques éléments qui sortent du lot. A noter que cette ville, ceci explique peut-être cela, est la capitale lituanienne du concombre…


    Pas une injure pour autant

    Street-art près du centre de Kaunas

    Mon père est de la génération où l’on apprenait par cœur non seulement les départements français avec leurs préfectures et sous-préfectures, mais aussi les pays du monde avec leurs capitales. Lorsque je lui ai dit que nous étions en Lituanie, il m’a demandé si j’avais visité sa capitale Kaunas. Je lui ai répondu qu’il devait se tromper, que la capitale c’était Vilnius. Pendant que nous discutions d’autres choses, Claudie a brièvement recherché sur Internet et confirmé que Kaunas avait bien été la capitale temporaire de la Lituanie de 1920 à 1940, entre le début de son indépendance et son annexion par l’URSS. Quelque part mon père avait donc raison et je le lui ai confirmé. Il aurait pu me répondre « Je te l’avais bien dit, Kaunas ! » sans pour autant faillir à sa politesse habituelle. Cela dit, la capitale déchue nous a fortement déçus. A de rares exceptions près, elle n’est qu’un immense chantier avec ses rues retournées (dont la rue la plus typique de la vieille ville, totalement inaccessible) et ses façades bardées d’échafaudages ou enveloppées de plastique. Des panneaux nous apprenant que la ville sera la « capitale européenne de la culture » en 2022, nous avons peut-être là la raison de ce grand chamboulement.



    Un jour épatant

    Société philharmonique nationale (Vilnius) : enfin un beau bâtiment, de style classique

    Les capitales (les vraies) déçoivent rarement. Vilnius n’a pas dérogé à la règle. Nous avons surtout visité la vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994, miraculeusement préservée malgré les guerres et les occupations successives du pays. Le beau temps était de la partie, les distances raisonnables : nous avons tout fait à pied. Nous trouvons là enfin les beaux bâtiments du pays, dans une vieille ville assez aérée avec de grandes places et pas mal d’espaces verts, relativement préservée de la circulation automobile mais aussi de la prolifération des multinationales de la mode ou de la technologie. Nous grimpons apprécier la vue au sommet de la colline du château (en ruines pour sa part), visitons la belle cathédrale et allons nous restaurer dans un établissement qui sert une cuisine authentique et fraîche, un peu comme celle de nos maîtres-restaurateurs. Nous voulions rendre visite ensuite au musée d’art moderne (MO muziejus) malheureusement en fermeture hebdomadaire ce mardi. Nous nous sommes reportés sur le Iliuzijų muziejus, que vous aurez traduit pas le musée des illusions. Toujours amusant de voir comment notre cerveau et notre vue son bernés par quelques procédés simples. Nous y étions peu nombreux et avons été chouchoutés par le personnel qui donnait volontiers le mode d’emploi et les explications pour certaines illusions, nous aidant même à réaliser quelques photos surprenantes.








    Une curiosité enfin que ce quartier de Vilnius auto-proclamé pas ses habitants République d’Uzupis en 1998. Elle est dotée d’un drapeau, d’un hymne national, d’une monnaie (l’eurouz), d’une armée de 12 hommes, d’une constitution (écrite par des poètes et affichée en de nombreuses langues dans une rue), d’un président élu à vie et d’une reine élue chaque année. Le 1er Avril, jour de la fête nationale, les ponts autour du quartier sont fermés et les « passeports » des locaux sont contrôlés pour éviter tout débordement. Car en effet ce jour-là, il y a distribution gratuite de bière pour tout le monde. La population est constituée en grande partie d’artistes et de squatteurs. Les ateliers et galeries y sont légion.


    Le charme d’antan

    Nous terminons notre parcours lituanien par la ville de Druskininkai, toute proche de la frontière avec la Biélorussie. Elle a la particularité d’être une station thermale réputée. Son eau chloro-sulfatée sodique et calcique, ses vieux bâtiments des années 1900 et même sa télécabine nous ont fait replonger un instant dans notre ville thermale d’attache, Saint-Gervais, où nous avons résidé 25 ans.


    La Pologne nous attend…

    Eh oui, vous l’avez deviné, c’est notre étape suivante. Alors à bientôt et merci de nous lire. Les liens pour commenter ou s’abonner sont dans le menu.

    Parcours en Lituanie

    Notre trajet depuis le 19 Avril dernier, soit 20 300 km parcourus.