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  • 162. La Carretera Austral

    162. La Carretera Austral

    L'un des magnifiques paysages rencontrés tout au long de la Carretera Austral
    L’un des magnifiques paysages rencontrés tout au long de la Carretera Austral

    Après un faux départ pour cause de batterie défaillante, nous allons pouvoir enfin nous engager sur cette mythique Route Australe, reliant depuis les années 1980 les villes et villages isolés de la Patagonie chilienne au centre du pays. Les magnifiques paysages traversés ont une contrepartie : de nombreuses portions en terre et gravier rendent la conduite difficile et envahissent les véhicules de poussière, aussi bien dehors que dedans !

    Parcours sur la Carretera Austral entre Puerto Yungay et Coyhaique
    Le parcours décrit dans cet article, en version zoomable ici

    Roberto en panne

    Cette photo trouvée sur le net de notre ferry amarré à Puerto Yungay, ne montrant qu'un seul véhicule resté sur le pont après le débarquement de tous les autres, reflète parfaitement notre détresse du moment
    Cette photo trouvée sur le net de notre ferry amarré à Puerto Yungay, ne montrant qu’un seul véhicule resté sur le pont après le débarquement de tous les autres, reflète parfaitement notre détresse du moment

    Car oui, arrivés au bout de notre périple maritime, au moment de démarrer pour débarquer du ferry, la batterie moteur nous lâche. Alors que tout les autres passagers et véhicules sont descendus, le Crux Australis s’éloigne un peu de la rampe de débarquement contre laquelle il se maintenait avec ses moteurs, tandis que plusieurs membres d’équipage essaient de nous dépanner. D’abord en nous branchant avec des câbles sur un Fenwick, mais ça ne fonctionne pas. Ils essaient aussi de recharger la batterie avec un chargeur, mais nous n’y croyons pas, l’opération prenant habituellement des heures. Nous cherchons des solutions, sachant que Puerto Yungay, n’est qu’un quai de débarquement, il n’y a rien ici et sûrement pas un garagiste. Faire venir un dépanneur de la ville la plus proche, à 120 km ? Repartir dans l’autre sens jusqu’à Puerto Natales où le dépannage sera plus facile ? Nous faire tracter hors du bateau jusqu’au quai où nous attendrions l’arrivée d’une batterie que nous commanderions ? Finalement, le mécanicien de bord arrive avec une grosse batterie de camion sortie d’on ne sait où, la branche sur celle de Roberto avec des câbles qu’il dénude lui-même et non ceux avec pinces et … le moteur démarre enfin. Nous remercions chaleureusement tous les intervenants et partons sur la Carretera Austral avec pour objectif d’atteindre la prochaine ville, Cochrane, à 120 km de là, sans caler évidemment. Peu de risque avec la boîte automatique sauf à éteindre le moteur par mauvais réflexe lors d’un arrêt – nous décidons de ne nous arrêter à aucun moment ! – mais nous craignons surtout la sécurité antichoc que nous avons déjà expérimentée à plusieurs reprises et qui interrompt l’arrivée de carburant et fait s’étouffer le moteur lorsque l’on tape un peu dur, sur un nid-de-poule par exemple. Or la Carretera Austral à cet endroit en est truffée, surtout sur les 30 premiers kilomètres, et la surface en terre ne nous aide pas. A rouler ainsi au pas, nous mettons 4 heures à parcourir la distance, à 30 km/h de moyenne donc, avant de nous garer enfin devant l’atelier d’un garagiste. Sans nous faire trop d’illusions sur la possibilité de trouver rapidement la veille d’un week-end une batterie conforme dans cette petite ville de 3 700 habitants.


    Un week-end à Cochrane

    Le garagiste et sa secrétaire font des pieds et des mains pour nous trouver une batterie. Aucun modèle convenable n’étant disponible dans la ville, ils en ont trouvé une à 6 heures de route de là… Et peut être livrable seulement le mardi soir (nous sommes arrivés au garage un vendredi après-midi). Nous trouvons ça un peu long. Ils finissent par nous dénicher quelqu’un qui nous la mettra dans le bus du dimanche pour qu’elle arrive au garage le soir même et qu’elle puisse être installée le lundi matin. En attendant nous visitons cette petite ville paisible, nous allons déjeuner au restaurant, puis nous retrouvons nos amis français rencontrés sur le ferry. Yves et Rosanne se proposent de nous emmener pour la journée du dimanche visiter le parc naturel voisin. Super !


    Le Parc National Patagonia

    Pour une fois passagers de la voiture de location d’Yves et Rosanne, nous partons donc visiter ce parc naturel réputé et qui était d’ailleurs à notre programme. Nous allons toute la journée contempler des paysages à la fois diversifiés et époustouflants, observer des espèces animales et végétales qui nous étaient jusqu’ici inconnues, apprendre quelques spécificités du parc au Centre des Visiteurs très joliment aménagé. Nos amis nous redéposeront à notre garage la tête emplie de tout ça et en conséquence vidée de tout souci.


    ¿Llegada o no llegada?

    Après 3 nuits dans Roberto immobilisé dans le garage, nous attendons avec inquiétude l’arrivée du personnel : notre batterie est-elle bien arrivée la veille ? Devant notre regard interrogateur, ils nous font signe que oui. La batterie sera remplacée assez rapidement. Nous craignions d’être un peu « taxés » sur les frais de livraison, mais, hormis le prix de la batterie elle-même que nous avions réglé à la commande, la réparation et la livraison ne nous coûtent que …15 €. La secrétaire nous explique que le chauffeur du bus est un ami et qu’il ne lui a pas facturé le transport. Sympa, non ? Le moteur démarre au quart de tour, et nous voilà repartis !


    La route australe

    Cette route mythique du sud-chilien que nous allons suivre pendant plus d’une semaine a été construite à l’initiative d’Augusto Pinochet à partir de 1976, pour relier au centre du pays les villages du sud de la Patagonie et ainsi mieux occuper le terrain face aux convoitises de l’Argentine. Le pape lui-même dut intervenir en 1979 pour éviter une guerre entre les deux pays. 20 ans et 300 millions de dollars plus tard, une route de terre reliait Puerto Montt et Villa O’Higgins sur 1240 km. Depuis, l’asphalte a recouvert peu à peu la partie nord, mais au sud, c’est la terre, le gravier et la poussière qui dominent. La conduite est assez éprouvante, la vitesse moyenne horaire est basse, et la quantité de poussière phénoménale qui s’infiltre dans l’habitacle nous conduit à interposer une bâche entre les portes arrière et la chambre, et à rouler à la clim avec circulation d’air en circuit fermé pour éviter une grosse séance de nettoyage le soir. La consolation, c’est que le paysage est extraordinaire tout du long, sans cesse changeant, entre montagnes aux cimes enneigées, couvertes de forêts denses ou bien d’arbustes rougeoyants, prairies vert pomme, lacs et rivières aux couleurs improbables (bleu acier, turquoise laiteux, vert de gris, vert tilleul, ocre-rouge, gris cendré, etc.), vallées larges de plusieurs kilomètres ou au contraire très étroites et profondes sans aucune barrière de sécurité. La circulation n’est pas très dense, mais dans les zones terreuse, les véhicules soulèvent de gros nuages de poussière. Pas mal de motos suivent le parcours, certains avec un film étirable alimentaire par dessus la visière du casque. Et étonnamment, nous croisons ou doublons beaucoup de vélos, tous semblant suer sang et eau dans cette ambiance de poussière, de vent et parfois de pluie. Une certaine idée du dépassement de soi que nous admirons mais sans aucune envie d’y adhérer !


    Il est venu le temps des cathédrales

    Nous faisons étape à Puerto Rio Tranquilo. Possiblement nommée ainsi en raison du calme de l’une des 2 rivières qui encadrent la ville. Ils auraient choisi l’autre, un torrent tumultueux, nous aurions peut-être fait étape à Puerto Rio Hyperactivo… L’activité principalement touristique du lieu est centrée sur 2 activités : le trek accompagné jusqu’au Glacier Exploradores, avec 5 à 6 heures de marche dont plusieurs sur la glace, et la balade tranquille de 2h30 assis sur un bateau vers les Cathédrales de Marbre. Devinez ce que nous avons choisi ?

    Nous voilà donc partis en VIP avec Yves et Rosanne pour visiter cette curiosité naturelle qui n’est accessible qu’en bateau. Ce sont initialement des falaises de calcaire transformées en marbre à l’époque de la naissance des toutes premières palourdes (il y a 250 à 500 millions d’années) que le vent et l’eau du lac voisin ont sculptées pendant des millénaires. Résultat : un gruyère de marbre totalement inutilisable par les constructeurs carrarais ou autres, mais faisant le bonheur des agences touristiques, des pêcheurs et des loueurs de kayaks du coin. Car la nature a fait du bel ouvrage, découpant la côte en dentelles, en grottes, en tunnels ou en îlots à base étroite baptisés chapelle ou cathédrale pour les plus célèbres. S’y engouffrer avec le bateau sans toucher les parois (sacrilège !) a été un grand moment, surtout lorsque le ciel s’est dégagé et que la couleur devenue turquoise de l’eau a sublimé le spectacle. La visite se fait volontiers en kayak, mais peu se risquent dans les anfractuosités, le pagayage devenant alors très délicat, sans parler du risque d’esquimautage sur des fonds tranchants comme des lames de rasoir.


    Un si joli village

    Le petit cimetière de Puerto Rio Tranquilo est hors du commun. Il est constitué de petites maisons en bois pour la plupart, souvent colorées, et regroupées autour d’une église miniature. Y sont reproduites dans la plupart des cas les maisons originales des défunts, avec cette architecture particulière que nous trouverons un peu plus loin dans l’île de Chiloé, dont sont originaires beaucoup des habitants initiaux. L’une de ces tombes est en forme de bateau. Manifestement un pêcheur qui vivait sur son embarcation. Une pratique funéraire spéciale est aussi à mentionner dans la région : les arbres-cercueils. Cela concernait essentiellement les autochtones, qui suspendaient les cercueils de leurs défunts dans les troncs creux de cyprès. Petit à petit, l’arbre se refermait autour des cercueils et les faisaient disparaître. Nous n’avons appris ça qu’après avoir quitté la ville, et de toutes façons il fallait s’enfoncer assez loin dans la forêt pour tenter de voir quelque chose. Tant pis, nous nous contenterons des petites maisons déjà bien curieuses.


    Le château de basalte

    Allons-nous reprendre notre bateau pour explorer cette fois une coulée de lave sculptée en forme de château par la nature ? Pas vraiment : le « Mont Château » au-dessus de la ville de Villa Cerro Castillo est un vrai sommet montagneux, tout en basalte, culminant à 2 675 mètres et d’ascension réservée aux grimpeurs chevronnés. Du genre alpinistes, ou encore mieux andinistes. Pour nous autres, humbles promeneurs du dimanche, il est possible de randonner en 6 heures aller-retour jusqu’à un point de vue. Ou encore pour les promeneurs du dimanche-lundi-mardi-mercredi d’effectuer le tour du massif en 4 jours. Aucune de ces 3 possibilités ne nous a inspirés, et encore moins le vent à décorner les bœufs, alors nous nous sommes contentés d’une pause contemplation, photo et déjeûner. De vrais touristes pépères ! Une fois encore, la route australe pour y parvenir a été un ravissement. Nous commençons à voir de plus en plus au bord des routes les feuilles géantes, volontiers supérieures à 1 mètre de diamètre, de la Rhubarbe du Chili. Malgré le nom, rien à voir avec notre rhubarbe européenne. Plusieurs espèces coexistent : Gunnera tinctoria, qui est comestible (jeunes plants), et Gunnera manicata, qui ne l’est pas. Ces deux espèces étant interdites d’importation dans l’UE pour cause de risque invasif, ce qui n’empêche pas de nombreux sites internet d’en vendre, vous risquez peu de vous tromper.


    Coyhaique

    Cette ville est connue comme la porte d’entrée de la Patagonie chilienne, mais comme nous ne faisons rien comme tout le monde, ce sera pour nous la porte de sortie. C’est de là aussi que la batterie de Roberto a fait 6 heures de bus vers le sud pour aller se nicher sous mes pieds, mais ça ne concerne guère que nous. Nous en ferons une simple étape logistique, garés une fois n’est pas coutume entre 2 locomotives désaffectées en attendant le lavage de notre linge. Après un petit tour en ville à flâner entre le carrefour des pharmacies (il ne s’appelle pas comme ça en réalité mais 4 pharmacie s’y font face – et concurrence), la cathédrale qui ressemble plutôt à une église de village, les électriciens qui rajoutent un Nème fil à un réseau déjà inextricables et l’inévitable marché artisanal, nous aurons tout de même le plaisir de retrouver à la taqueria (restaurant de tacos) « La Miserable » Yves et Rosanne autour d’un pisco sour (la boisson nationale) et d’une bière (celle qui grignote du terrain sur les excellents vins chiliens). Nous reprenons vite la route australe, naviguant cette fois parmi des massifs de genêts à profusion, des champs de lupins et toujours ces buissons ardents chiliens.

    Reprise de la route et devinette


    Ainsi donc nous quittons cette vaste région qu’est la Patagonie, que nous aurons vue aussi bien du côté argentin que du côté chilien. Mais nous n’en avons pas encore terminé avec la route australe, décidément très longue. À bientôt pour la suite !

  • 22. La poule du Bois de Boulogne

    Roberto un peu perdu au milieu de ses congénères
    Roberto un peu perdu au milieu de ses congénères

    Pour la première fois en trois mois, Roberto et nous sommes allés au camping. Mais pas n’importe quel camping : le Camping de Paris s’il vous plaît. Par principe nous n’affectionnons pas particulièrement ce genre d’endroit, préférant les endroits naturels et calmes à la promiscuité, mais le choix d’un camping dans notre courte étape parisienne présentait l’avantage indéniable de ne pas avoir à circuler et stationner dans la capitale. Le Camping de Paris est situé dans le Bois de Boulogne, en bordure de Seine, avec pour adresse Allée du Bord de l’Eau, c’est dire. Nous avons à l’arrivée senti nos craintes se confirmer lorsqu’il a fallu faire la queue derrière plusieurs véhicules imposants rien que pour rentrer, et aussi faire la queue à l’accueil pour gérer l’administratif. Mais un petit quart d’heure après c’était fait, et nous détenions le plan magique du lieu pour nous guider jusqu’à notre emplacement de 90 m², entre 2 haies et avec un arbre au milieu. Mais Roberto est svelte et malgré un désir irrésistible de se frotter contre l’écorce à la manière d’un Baloo, il a réussi à se faufiler entre l’arbre et la haie, pour un repos de deux nuits. Au final le camping s’est avéré étonnamment calme malgré un taux de remplissage assez élevé. Et bien desservi par plusieurs lignes de bus rejoignant le centre-ville en moins d’une heure de trajet. Nous avons pu faire tout ce que nous avions prévu et sommes repartis le surlendemain matin de notre arrivée sous un beau soleil. Mais quel rapport avec la poule me direz-vous ?

    J’y viens.

    Le titre était bien sûr une accroche et, bien que stationnés dans le Bois de Boulogne à bord d’un fourgon, nous n’avons aperçu aucune de ces dames que vous imaginiez, ni même n’avons été sollicités. Enfin ça c’était parce que nous étions à l’intérieur du camping. En fait de poule nous n’en avons vu que le nid. Mais un beau, aussi profond qu’inattendu sur cette belle Allée de Longchamp. Tout de suite après le choc, rançon des véhicules modernes, une série d’évènements se sont produits simultanément et spontanément : les feux de détresse se sont allumés, le plafonnier également, les portes se sont déverrouillées et le moteur s’est arrêté. Une alarme sonore du genre de celle émise par une centrale nucléaire juste avant son autodestruction se serait déclenchée que n’en aurions pas été davantage surpris. Naturellement, quasiment tous les voyants se sont allumés sur le tableau de bord, ainsi qu’un message indiquant que le moteur avait été coupé « par sécurité » et qu’il fallait consulter la notice pour désactiver l’alarme et pouvoir redémarrer le moteur. Nous voilà donc en train d’expérimenter notre première panne en pleine rue et en plein Paris. Difficile de faire pire !

    Heureusement, l’Allée de Longchamp est peu fréquentée à cette heure de la journée. Je sors me déguiser en gilet-jaune et vais installer mon triangle de sécurité pendant que Claudie consulte le mode d’emploi de Roberto. Nous trouvons assez rapidement les explications sur la nature de la panne : en cas de choc un peu fort, un contacteur de sécurité coupe l’arrivée du carburant afin de limiter le risque d’incendie. Il suffit donc de réenclencher ce contacteur pour pouvoir redémarrer. Le problème est que les explications du manuel pour le trouver sont plutôt obscures. Laissant supposer d’abord qu’il est situé près de la batterie. Je pars donc chercher la batterie, plutôt sous le capot comme pour la totalité des véhicules que j’ai eu en ma possession jusqu’ici. Encore faut-il savoir ouvrir ce capot. D’habitude, il suffit de soulever un petit levier sous le tableau de bord, comme pour la totalité des véhicules que j’ai eu en ma possession jusqu’ici. Mais impossible de trouver ce f… levier. Claudie ressort le manuel et détermine que la chose se révèle en ouvrant la portière avant, ce qui est confirmé rapidement. Une fois le capot ouvert, rien qui ressemble de près ou de loin à une batterie. Une nouvelle exploration du manuel indique qu’elle est à l’intérieur de l’habitacle, sous les pieds du conducteur. Oui, c’est tellement logique, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt !

    Effectivement la batterie apparait après avoir dégagé les tapis de sol et déclipsé une espèce de couvercle en plastique. Mais pas le fameux contacteur. Vous imaginez bien que pendant ce temps-là, une foultitude de véhicules défile autour de nous, les uns klaxonnant, les autres ralentissant pour voir s’il n’y a pas de sang sur le pare-brise ou encore un cadavre. Oui ce serait mieux un cadavre. Je suis à deux doigts d’appeler l’assistance quand me vient l’idée de chercher sur Internet. « Google est ton ami » n’arrête-je pas de seriner à mes proches quand ils cherchent une information, pourquoi ne pas avoir appliqué cela à moi-même de suite ?

    J’ai dû taper les bons mots clefs car la première image proposée par mon ami est celle du contacteur en question et permet en outre de le localiser assez rapidement, sous le tableau de bord côté passager, loin de la batterie donc. Claudie enclenche le biniou (ou le bitin, pour les créolophones), je teste le démarreur et ouf, Roberto sort du coma ! Le temps de remettre en place les différents caches, de récupérer le triangle et de me remettre en civil, nous quittons les lieux rapidement. Moins d’un kilomètre plus loin, nous tombons dans un embouteillage à l’entrée sur l’autoroute A1. Nous nous consolons en nous disant que si la panne était arrivée ici, ça aurait été bien pire. Et qu’au final la mésaventure nous aura appris plein de trucs utiles sur Roberto.

    Après une bonne journée de route, nous sommes aux portes du Luxembourg. Enfin, une frontière à franchir !