Catégorie : 2021 – Découverte de Roberto et 1ère boucle nord-européenne

De la réception de Roberto aux premières boucles européennes

  • 25. Roberto à la plage

    Roberto à la plage

    Nous voici maintenant au Danemark. Bien qu’encore dans la zone frontalière avec l’Allemagne, nous ressentons rapidement que nous sommes dans un autre pays, une autre culture. Les routes sont larges et peu fréquentées, parfaitement entretenues, délimitées latéralement par des pointillés. Le pays est tout plat et la vue porte loin. Le climat est océanique, nous en avions perdu l’habitude, et les alternances d’averses et d’éclaircies rythment nos journées sous un vent soutenu qui fait osciller Roberto. Ce dernier doit d’ailleurs circuler les yeux grands ouverts, c’est-à-dire avec les feux de croisement allumés en permanence, sans doute pour être bien visible quand le ciel s’assombrit fortement au passage des perturbations. Nous lui avons aussi apposé sur le pare-brise le disque horodateur adhésif dont sont équipés tous ses congénères autochtones. Les paysages sont beaux, alternant champs agricoles, prairies à vaches ou moutons et fjords encadrés de digues. Les maisons en campagne, typiquement des chaumières ou des maisons de briques, rouges aux volets blancs ou au contraire toutes noires, dépassent à peine de la lande, pour mieux se protéger du vent sans doute. En ville on se permet un peu plus de hauteur. Les Danois adorent placer des figurines de toutes sortes derrière les vitres des fenêtres. Nos premiers villages traversés étaient très pittoresques, mais c’est loin d’être le cas partout. En tout cas la propreté est exemplaire et les maisons sont bien entretenues. Une chose géniale ici est l’absence de masque, même à l’intérieur des boutiques ou des musées. Il est seulement recommandé et du coup très peu le portent. Le passe sanitaire est néanmoins obligatoire dans les salles intérieures des restaurants et dans les musées. Nous avons déjà eu besoin de le produire. Sans que notre QR code européen soit lu par une machine pour autant. Mais ce qui est écrit au-dessous a l’air de satisfaire ceux qui nous l’ont demandé. Côté nourriture ça se présente plutôt bien. Le poisson fumé remplace les saucisses allemandes et le coulis aux airelles qui l’accompagne est délicieux. Le pain est aussi varié qu’excellent. Et que dire des « danoiseries »… Tiens, un truc étonnant, lors de notre dernier achat, la boulangerie-pâtisserie vendait aussi des paquets de cigarettes, bien cachés dans une vitrine aux vitres fumées derrière le comptoir. Va savoir pourquoi.

    Campagne danoise
    Campagne danoise
    Route en forêt (Mogeltonder)
    Route en forêt (Mogeltonder)

    Façade danoise
    Centre-ville sympa
    Façades danoises
    Façades danoises

    Église de Mogeltonder
    Église de Mogeltonder
    Église de Mogeltonder
    Eglise de Mogeltonder

    Sculpture dans un parc
    Sculpture dans un parc

    Statues à Esbjerg
    Statues à Esbjerg

    Mets danois (jus de rhubarbe et de fleur de sureau, poisson frais fumé)
    Mets danois (jus de rhubarbe et de fleur de sureau, poisson frais fumé)

    La côte Sud-Ouest du Danemark au moins (nous ne connaissons encore que cette partie-là) n’est qu’une longue plage de plusieurs centaines de kilomètres de longueur, avec un dénivelé presque nul qui permet aux véhicules de circuler. Nous l’avons découvert un peu par hasard et n’avons pas résisté à l’envie d’y promener Roberto. C’est de saison après tout. Pas sûr que nous aurions pu y dormir, le camping sauvage est interdit dans tout le Danemark, mais nous y avons tout de même pris le thé fenêtres grandes ouvertes sur la mer du Nord. Une de nos petites pauses comme on les aime.

    Encore Roberto à la plage

    Un petit point sur notre parcours avant de vous quitter : nous avons parcouru presque 8000 Km depuis le 19 avril. Nous n’avons traversé que trois pays, mais il faut un début à tout et nous avons tout notre temps. A bientôt !

  • 24. Un tramway sur l’autoroute etc.

    Caténaires de tramway sur l'autoroute
    Caténaires de tramway sur l’autoroute

    « Ils sont fous ces Germains », a peut-être dit Astérix dans « Astérix chez les Goths », mais j’avoue que je n’ai pas relu l’ouvrage pour vérifier. En tout cas, lors d’un bref passage sur l’autoroute entre Hambourg et Lübeck, nous avons eu la surprise de circuler sous des caténaires de tramway pendant une dizaine de kilomètres. Assez impressionnant quand on circule dans un véhicule assez haut comme le nôtre car nous avons l’impression d’être tout près des câbles. Renseignements pris, il s’agit d’une zone expérimentale pour la circulation de camions équipés de pantographes comme sur la photo ci-dessous. Équipés de moteurs hybrides, les camions roulent à l’électricité sous les caténaires tout en rechargeant leurs batteries. Plusieurs zones en Allemagne font le test, résultat en 2022. Dans l’attente il faut espérer que les câbles soient bien accrochés afin que l’aventure ne se transforme pas en « Highway to Hell »…

    Les camions expérimentaux à pantographes. Et pourquoi-pas sur un fourgon aménagé ?
    Les camions expérimentaux à pantographes. Et pourquoi-pas sur un fourgon aménagé ?

    Le fantôme du musée

    Ça se passe à Coblence, sur la façade d’un ancien musée récemment déplacé dans le centre-ville. Sous une horloge assez haut placée, une tête en bas-relief qui vous regarde. Et quand vous, vous la regardez de plus près, vous vous apercevez que ses yeux quelque peu exorbités bougent de droite à gauche. Un panneau explicatif pas loin révèle qu’il s’agit de la tête d’un voleur du XVIème siècle, condamné à mort puis décapité, qui pourtant est revenu depuis narguer la ville. Pire encore, mais nous ne l’avons su qu’après en raison des limites de notre traducteur, il parait qu’il tire la langue toutes les demi-heures. Quel effronté !


    La claire fontaine

    Claire comme de l’eau …du Rhin, cette fontaine retrace en une seule colonne 2000 ans de l’histoire de Coblence, de l’époque romaine jusqu’à nos jours. A sa base, des Coblençois rament. Nul doute que dans cette période difficile ils rament toujours. Pas sûr que ce soit l’idée initiale du sculpteur, mais elle me va bien.

    La fontaine de Coblence
    La fontaine de Coblence

    Question de prononciation

    Phonétique

    Pas assez à l’aise avec la langue germanique pour raconter à nos voisins que nous étions passés chez Sosh ou leur commander ces six saucisses sèches sous sachets dont ils sont si friands, nous pensions ne plus risquer ici d’erreurs d’élocution. Eh bien pas du tout, les noms allemands sont très difficiles à prononcer. Tenez par exemple, nous venons d’arriver dans la région du Schleswig-Holstein. Essayez de dire ça bien du premier coup sans crachoter. Pas facile, non ? Pour avoir une idée plus précise, j’interroge mon moteur de recherche favori qui me propose un site où le nom serait prononcé en Allemand, en Anglais et en Français. Rendez-vous compte en cliquant sur ce lien : s’il y a bien quelques Allemands qui s’y risquent, ainsi qu’un Anglais et même une Belge, aucun Français n’a accepté de se prêter à l’exercice. CQFD.


    Celle que je préfère

    Celle

    A force d’en voir, on pourrait finir par se lasser. Mais là ça dépasse l’entendement. Dans le petit centre-ville de cette bourgade de Basse-Saxe, ce sont plus de 400 maisons à colombages qui sont rassemblées, remontant parfois jusqu’au XVème siècle, parfaitement entretenues. Un quartier entier où se balader entourés de ces maisons toutes plus esthétiques les unes que les autres, quasiment à perte de vue. Il parait que c’est la concentration la plus forte d’Europe. J’aimerais bien savoir qui détient le record du Monde. Pour ajouter au plaisir, la ville est parsemée de personnages en pied qui trompent parfois les promeneurs. Et bien entendu de terrasses de café ou restaurants. Pour le soin apporté à son esthétique et pour son apparente belle qualité de vie, oui c’est (pour l’instant) la ville de Celle que je préfère. Mais demain nous visiterons Lübeck. Des paris ?

    Personnages Celle
    Ville de Celle (Basse-Saxe)
    Ville de Celle (Basse-Saxe)

    A bientôt à Lübeck !

  • 23. Le non-hasard du calendrier

    Bords de Moselle près de Treis-Karden (Allemagne)
    Bords de Moselle près de Treis-Karden (Allemagne)

    Après une traversée express du Luxembourg en une demi-journée, en évitant la capitale mais pas les stations-service (1,23 € le litre de diesel), nous voici de retour en Allemagne, progressant vers le Nord. Nous longeons les rives de la Moselle, couvertes de vignes sur des pentes très escarpées, magnifiques comme vous en jugerez sur la photo. Nous suivons le parcours sinueux de la rivière jusqu’à son confluent avec le Rhin, Coblence. Et ça n’est pas un hasard si Coblence (Koblenz pour les allemands) veut justement dire « confluent ». Nous y passerons la nuit, juste au bord du fleuve, à regarder passer les péniches lourdement chargées.

    Péniche remontant le Rhin
    Le Rhin à Coblence
    Claudie et moi à Coblence
    Coblence, confluent du Rhin et de la Moselle, idéale pour une pause romantique

    Ça n’est pas un hasard non plus si nous rejoignons le lendemain la ville de Freudenberg. Car cette cité ne figurait dans aucun des guides que nous avons parcourus. Et pourtant elle vaut vraiment le détour. Une harmonie architecturale de maisons à colombages noires et blanches, couvertes de tuiles sur leur toit et un ou plusieurs murs dans un agencement parfait. La vue d’ensemble de la ville est déjà impressionnante. Se promener entre ces maisons aussi belles les unes que les autres l’est tout autant. Si nous y sommes parvenus à cet endroit magique, c’est grâce au long travail préparatoire de Claudie qui a multiplié les sources pour déterminer les points de notre périple à ne pas manquer. Si vous avez la curiosité de relire l’article Rêver le voyage avant de partir, vous retrouverez dans les illustrations l’un des supports qui a contribué à cette visite : le calendrier Géo « Le Monde en 365 jours », une éphéméride photographique qui a régulièrement trôné sur la commode de notre entrée ou bien dans la cuisine, en alternance avec d’autres. Devant les magnifiques maisons de Freudenberg, Claudie a dit « Je veux aller là » et a noté l’endroit. Le non-hasard du calendrier, donc.

    Claudie contemplant en vrai la photo de son calendrier à Freudenberg
    Claudie retrouve la photo de son calendrier (Freudenberg, Allemagne)
    Façades de maisons à Freudenberg
    Façades de maisons à Freudenberg

    Je rédige ces lignes dans une ville un peu plus touristique, Hildesheim. Les photos parlent d’elles-mêmes. Nous nous régalons, et en plus le beau temps est de la partie, pas sûr que ça dure !  

    Vieilles maisons à Hildesheim
    Vieilles maisons à Hildesheim
    Place du Marché à Hildesheim
    Eglise St Michel à Hildesheim
    Eglise St Michel à Hildesheim

    A suivre, pourvu que le temps soit avec nous !